Les deux camps s'affrontent sur le terrain et par voie de communiqué. Annoncé mort mardi par l'armée du Sri Lanka, le chef des Tigres tamouls Velupillaï Prabhakaran serait bien vivant, selon la rébellion. "Notre dirigeant bien aimé est vivant et en sécurité. Il continuera de conduire la quête de dignité et de liberté pour le peuple tamoul", a déclaré le chef des relations internationales des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE).
La guerre au Sri Lanka contre les rebelles tamouls est finie, avait proclamé lundi le gouvernement, après l'annonce de la mort de tous les dirigeants de la guérilla séparatiste, dont son chef Velupillaï Prabhakaran. Sa disparition avait été annoncée par deux responsables militaires, puis confirmée par la télévision publique, un responsable de la présidence et l'armée. "Le président et le gouvernement sri-lankais avaient besoin de continuer à jubiler lors de leurs célébrations de victoire mardi : les autorités militaires leur ont donc sorti cette histoire détaillant la chute du chef du LTTE que nous rejetons catégoriquement", poursuivent les tamouls.
"Crime contre l'Humanité"
Le chef de l'armée de terre du Sri Lanka a cependant une nouvelle fois confirmé mardi la mort du chef des Tigres tamouls. Et la chaîne de télévision d'Etat a diffusé une vidéo de la dépouille présumée de M. Prabhakaran, où l'on pouvait apercevoir son visage intact, les yeux grands ouverts. Le corps présenté ressemble énormément au chef des tamouls.
Dans sa lutte à mort contre les Tigres, l'armée a éliminé Pottu Amman, chef des services de renseignement, le colonel Soosai, amiral de la marine des "Tigres des mers", et le fils de Velupillaï Prabhakaran, Charles Anthony, 24 ans. Deux autres corps ont été découverts : le chef de la vitrine politique de la rébellion net le secrétaire à la Paix. Mais mardi, le LTTE a accusé le Sri Lanka de "traîtrise" et de "crime contre l'Humanité" à propos de la mort de ces deux derniers hommes : ceux-ci se seraient apparemment rendus lundi avec des drapeaux blancs aux troupes gouvernementales qui les auraient immédiatement "abattus". Dimanche, les insurgés avaient admis leur défaite militaire en annonçant avoir "fait taire leurs armes" et en laissant entendre être disposés à se "livrer".
D'après agence




