Les civils victimes de l'offensive contre les talibans

le 13 mai 2009 à 14h30 , mis à jour le 13 mai 2009 à 15h38

Le président demande l'aide internationale pour aider les centaines de milliers de civils déplacés par les combats entre l'armée et les miliciens islamistes.

pakistan civils vallée du swatCivils fuyant les combats entre l'armée et les talibans dans la vallée du Swat, au Pakistan © Reuters

Le 26 avril dernier, après les nombreuses critiques internationales parlant d'"abdication" du gouvernement face aux talibans, l'armée pakistanaise a lancé une vaste offensive contre les talibans dans le nord-ouest du pays. Objectif : reprendre les territoires contrôlés par la milice islamiste, notamment le secteur de la vallée du Swat. Sur le terrain, la bataille semble tourner à l'avantage de l'armée, qui avance petit à petit et oblige ses adversaires à reculer. Ces derniers gardent néanmoins leur pouvoir sur la majeure partie des zones tribales situées à la frontière avec l'Afghanistan.
 
En revanche, la situation est catastrophique pour les civils. Pris entre deux feux, plus de 500.000, selon les chiffres de l'Onu, auraient quitté leur domicile pour fuir les combats. Le tout dans des conditions sommaires. Plus de 360.000 s'entasseraient ainsi dans divers camps montés à la hâte. Plusieurs milliers d'habitants sont quant à eux encore prisonniers à Mingora, le chef-lieu du district de Swat où les talibans sont retranchés. Ils ont lancé des appels au secours auprès des autorités.
 
Mardi soir, le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a explicitement demandé l'aide internationale pour leur venir en aide. "Nous en appelons au monde", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse conjointe à New York avec le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon. "Notre but est d'attirer l'attention sur la catastrophe humaine qui est en cours", a-t-il ajouté. Comparant la situation à celle qui avait suivi le séisme de 2005, il a précisé que les personnes déplacées étaient en train de "perdre leurs récoltes, leurs revenus, leur moyens d'existence et leurs maisons".

Afghanistan : les talibans frappent à la frontière

La ville afghane de Khost, située dans l'est du pays en bordure des zones tribales pakistanaises, est le théâtre depuis mardi de violences -attaques suicides, attentats...- revendiquées par les talibans. L'Onu parle notamment d'une "augmentation significative" de l'afflux de combattants venant du Pakistan.
 
Mercredi, au moins sept civils ont été tués lorsqu'un kamikaze a fait exploser une voiture piégée vers près d'une entrée de Camp Salerno, la grande base militaire américaine de la ville. Mardi, une série d'attaques suicide contre des bâtiments officiels avaient fait 9 morts. Pendant la nuit, deux bases américaines situées dans la province de Paktika, voisine de celle de Khost et également frontalière avec le Pakistan, ont aussi été la cible de "multiples tirs de roquettes" tirés par des insurgés, selon l'armée américaine.

le 13 mai 2009 à 14:30
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience