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Obama expose sa stratégie à ses homologues

Edité par
le 06 mai 2009 à 05h45
Temps de lecture
3min
soldat américain gi afghanistan

Soldat américain en Afghanistan (archives) / Crédits : Reuters

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AsieLe locataire de la Maison-Blanche reçoit tour à tour Hamid Karzaï et Asif Ali Zardari, les présidents afghan et pakistanais.

Après le Proche-Orient mardi avec la réception du président israélien Shimon Peres, Barack Obama se penche désormais sur un autre sujet de  politique étrangère, en l'occurrence le dossier afghano-pakistanais. Pour la première fois depuis son entrée en fonctions, il s'entretiendra directement avec ses homologues pour leur expliquer sa vision de la situation.
 
Ce mercredi, Hamid Karzaï, le président afghan, et Asif Ali Zardari, le président pakistanais, seront reçus tour à tour à la Maison-Blanche. Un sommet tripartite se déroulera dans la foulée. C'est peu dire que ces rencontres ont lieu à un moment difficile. Au Pakistan comme en Afghanistan, les talibans, alliés à Al-Qaïda, gagnent du terrain.
 
Les talibans visent-ils l'arme nucléaire ?
 
Au Pakistan, face à l'inefficacité de l'armée, ils ont de fait transformé les zones tribales du nord-ouest en sanctuaire d'où ils lancent leurs attaques contre l'Afghanistan et les troupes de l'Otan. Et, en violation des innombrables cessez-le-feu signés en l'échange de l'instauration de la charia dans les secteurs qu'ils contrôlent comme la vallée du Swat, ils progressent lentement mais sûrement vers Islamabad. Et donc de l'arme nucléaire En prenant le district de Buner courant avril, ils n'en étaient plus qu'à 100 kilomètres. Depuis, l'armée a repris en partie le dessus, obligeant les civils à fuir les combats.
 
En Afghanistan,  la situation est évidemment mieux contrôlée grâce à la présence de l'Otan. Mais elle reste néanmoins très fragile, comme en témoigne les attentats-suicides quasi quotidiens. Les renforts prévus les mois à venir, avec le redéploiement des unités stationnées en Irak, devraient permettre d'améliorer le pouvoir d'Hamid Karzaï en vue de la présidentielle du 22 août.
 
Obama frustré
 
Face à ce constat, et même si Barack Obama a proclamé mardi son soutien aux deux présidents,  Washington, qui a fait de l'axe afghano-pakistanais le cœur de la "guerre contre le terrorisme", commence à penser que ses deux alliés ne sont guère fiables. La relation avec Kaboul s'est néanmoins assagie depuis plusieurs semaines. Mais elle reste très tendue avec Islamabad. Le mois dernier, Hillary Clinton, la ministre des Affaires étrangères avait même parlé d"abdication" du président pakistanais face aux talibans après la signature de l'accord "paix contre charia". Plus modéré, Barack Obama se dit quant à lui grandement "préoccupé" par un gouvernement "très fragile" et incapable de fournir des services de base. Il aimerait désormais obtenir le retour sur investissement des Etats-Unis, qui ont encore renforcé leur aide financière à Islamabad. 
 
Pour ne rien arranger, Hamid Karzaï et Asif Ali Zardari ont tendance à se méfier l'un de l'autre. Le premier soupçonne les services secrets pakistanais de ne rien de faire sérieux pour empêcher les talibans de mener leurs attaques contre ses territoires -ou, pire, de les aider en sous-main. Le second estime que le premier est trop proche de l'Inde, ennemi juré du Pakistan.

Commenter cet article

  • Havane : Malheureusement, je crois qu'il y a de la connivence dans l'air...Souvenons-nous de l'ambuscade contre les Français qui a été sanglante

    Le 07/09/2009 à 15h09
  • Alexandre : Il faut y mettre le paquet une bonne fois pour toute !

    Le 08/05/2009 à 05h32
  • Papyrus : RIEN à ajouter. Je suis en parfait accord avec DIDIER. Heureusement que nous avons en sarkozy un homme de conviction qui ne ménage pas sa peine pour la France et pour au-dela de nos frontiières.

    Le 06/05/2009 à 11h44
  • Laura : On la connait la stratégie US, c'est la même dans tous les conflits : bombardements et toujours bombardements ! Peu importe que ça tombe toujours sur des civils. Personne ne les critique donc pourquoi arreteraient-ils de tuer des femmes et des enfants ?

    Le 06/05/2009 à 11h25
  • DIDIER : Après le bourbier Irakien dans lequel s'est embarqué le Président BUSH. B.OBAMA n'est-il pas en train de se mettre dans un autre bourbier ? Celui-ci risque d'être encore plus difficile à gérer car plus diffus et des soutiens sur place qui se heurtent au pire des problèmes : l'Islam radical et des populations tiraillées par la peur et inféodées à leur religion C'est lorsque les dirigeants veulent s'attaquer et résoudre certains problèmes difficiles qu'ils s'aperçoivent qu'il y loin des discours à la réalité. Ils offrent alors le flan à la critique de leur opposition Nationale. C'est pour cela que nos Présidents Français précédents ont préférés ignorer tout ce qui était impopulaire et donc utilisable facilement par l'opposition douillettement installée dans son rôle d'opposant. B.OBAMA et N.SARKOZY avec des styles différents changent la donne et prennent des risques. Le premier est actuellement en état de grace et le second a été rattrapé par une crise qui a mis à mal une grande partie de sa stratégie. L'un et l'autre méritent de réussir car au-delà de leur personnalité ils ont le courage que d'autres n'ont pas eu. (pour l'IRAK c'étati une erreur mais pour l'AFGHANISTAN et les talibans une nécessité).

    Le 06/05/2009 à 08h39
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