Le parquet doute d'une vengeance pakistanaise

le 22 juin 2009 à 19h15 , mis à jour le 22 juin 2009 à 19h17

Selon le parquet, il n'y a à ce jour "pas d'élément objectif" pouvant étayer la piste d'un mobile financier de l'attentat anti-français perpétré en 2002.

L'attentat anti-français de Karachi en 2002L'attentat anti-français de Karachi en 2002 © TF1/LCI

L'enquête antiterroriste sur l'attentat contre des employés de la DCN à Karachi en 2002 n'a pas apporté à ce jour "d'élément objectif" pour le relier à un contentieux franco-pakistanais en marge d'un contrat de fourniture de sous-marins, a affirmé lundi le parquet de Paris.

Une note, baptisée Nautilus et rédigée en septembre 2002, affirmait que cet attentat avait "été réalisé grâce à des complicités au sein de l'armée et au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes de l'ISI", les services secrets pakistanais, ndlr. Son auteur, Claude Thévenet, un ancien de la DST qui a effectué des missions d'intelligence économique pour le compte de la Direction des chantiers navals, soutient que le mobile de l'attentat serait une rétorsion contre l'arrêt de versements de commissions en marge du contrat conclu en 1994 pour la vente de trois sous-marins Agosta au Pakistan.

"Des éléments invérifiés"

Ce document explique même que "l'annulation" de ces commissions "visait à assécher les réseaux de financement occultes" de la campagne d'Edouard Balladur, laissant penser que ce contrat de sous-marins aurait donné lieu au versement de rétro-commissions vers des Français. Une hypothèse qualifiée de "fable" par Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre du Budget et pilier de la campagne d'Edouard Balladur pour la présidentielle.

Mais pour le parquet, cette note, qui était connue et dont les éléments ont été transmis aux juges instructeurs, n'apportait aucune information vérifiée. "Cette note (saisie dans le cadre d'une enquête financière, ndlr), qui faisait état d'éléments invérifiés, a été transmise en octobre 2008 en toute transparence par le parquet aux magistrats instructeurs", a assuré lundi un représentant du parquet.

Cette hypothèse est pourtant prise au sérieux par les juges Marc Trévidic et Yves Jannier, selon l'avocat des parties civiles, Me Olivier Morice. Selon une source proche de l'enquête, une partie des commissions - légales à l'époque - ont bien été stoppées après l'élection de 1995, le reste l'ayant été en 2000 à la suite de l'adoption par la France de la convention de l'OCDE réprimant la corruption d'agents publics étrangers.

D'après agence

le 22 juin 2009 à 19:15
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2 Commentaires

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  • Bob, le 23/06/2009 à 22h25

    Et si le vol airfrance c'etait aussi.... DCN faisant un autre site la bas....

  • Laura, le 22/06/2009 à 22h14

    On ne saura jamais la vérité dans cette histoire comme dans d'autres, tout simplement parce que la justice en France est sous l'autorité de l'Etat.

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