Attentats à Jakarta, le 17 juillet 2009 : les secours © ReutersDrame à l'heure du petit déjeuner. Au moins neuf personnes ont été tuées et 41 autres sérieusement blessées, dont des étrangers -mais pas de Français-, dans des attentats-suicides qui ont dévasté vendredi matin deux hôtels de luxe de Jakarta. L'un d'eux avait déjà été visé par des terroristes en 2003. Selon la police, dans les deux cas, il s'agit d'attentats suicide.
Dans l'hôtel Marriott, le premier visé, le terroriste présumé s'est fait passer pour un client auprès des gardes de sécurité avant de faire exploser sa bombe dans un café situé au rez-de chaussée. Un corps, séparé de la tête, a été découvert sur les lieux de l'explosion, qui a fait sept morts, selon la police. Quelques minutes plus tard, une autre bombe explosait dans un restaurant de l'hôtel voisin Ritz Carlton, faisant deux morts. Des images des caméras de sécurité de l'hôtel, diffusées à la télévision, montrent un homme rentrer, avec une démarche peu assurée, dans la salle de restaurant juste avant l'explosion. Il portait un sac et un malette.
Les images d'un des deux kamikazes se faisant exploser :
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Les images des dégâts :
Jemaah Islamiyah
La capitale indonésienne n'avait pas été visée par des attentats depuis celui du 9 septembre 2004 qui avait provoqué la mort de 10 personnes devant l'ambassade d'Australie. Un an plus tôt, le 5 août 2003, l'hôtel Marriott avait donc déjà été victime d'un attentat, qui avait tué 12 personnes. Cette série d'attentats avait été attribué à la Jemaah Islamiyah (ou "Communauté islamique"), un réseau terroriste ayant pour objectif la création d'un Etat islamique en Asie du Sud-est.
Depuis ces attaques, l'Indonésie a porté des coups sévères à la Jemaah Islamiyah, dont des centaines d'activistes ou sympathisants ont été arrêtés. Trois militants islamistes ont notamment été exécutés en novembre 2008 pour avoir participé aux attentats ayant fait 202 morts, essentiellement des touristes, dans une station balnéaire de Bali le 12 octobre 2002. Certains leaders islamistes restent néanmoins introuvables, comme le Malaisien Noordin Mohammad Top, cerveau présumé des attentats du Marriott en 2003 et de celui de Bali.
Ces attentats surviennent une semaine après la tenue de l'élection présidentielle qui a vu, selon des résultats encore partiels, la réélection du président Susilo Bambang Yudhoyono.
(D'après agence)
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