Bill Clinton à son arrivée en Corée du Nord, le 4 août 2009 © TF1/LCIBill Clinton obtiendra-t-il la libération de Laura Ling et Euna Lee, ces deux journalistes américaines de la chaîne Current TV condamnées en juin à douze ans de travaux forcés par la Corée du Nord après avoir, selon Pyongyang, pénétré illégalement sur son territoire depuis la Chine ? C'est en tout cas la mission officielle de l'ancien président américain, et mari d'Hillary Clinton, l'actuelle ministre des Affaires étrangères de Barack Obama. Il est arrivé sur place mardi matin et a été accueilli par le vice-président du présidium de l'Assemblée suprême du peuple (ndlr : Parlement), et par le vice-ministre des Affaires étrangères Kim Kye-gwan. Deux inconnues demeuraient néanmoins : est-il porteur d'une lettre de Barack Obama et rencontrera-t-il Kim Jong-il, le dictateur nord-coréen ?
Comme les Etats-Unis et la Corée du Nord n'ont pas de relations diplomatiques, la Suède servait jusqu'à présent d'intermédiaire dans les négociations pour la libération des deux femmes. Après s'être montrée très ferme sur le sujet, Hillary Clinton avait lâché du lest le mois dernier. Alors qu'elle avait exigé dans un premier une libération pour raisons humanitaires, elle a en effet proposé à Pyongyang une amnistie, qui implique de fait d'accorder le pardon pour un crime. Cette solution permettrait aux deux pays de sortir la tête haute, en évitant notamment à la Corée du Nord de donner l'impression de court-circuiter son propre système judiciaire.
Cette affaire a relancé les tensions entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. Elles sont en effet très envenimées après l'essai nucléaire nord-coréen du 25 mai, condamné par le Conseil de sécurité de l'Onu et le tir de deux nouveaux missiles à courte portée, le 4 juillet, jour de la fête de l'Indépendance américaine. Dans les deux cas, le défi envers les sanctions internationales était évident.
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