Fallait-il attaquer pour libérer le journaliste ?

le 11 septembre 2009 à 11h43 , mis à jour le 11 septembre 2009 à 11h53

L'opération commando qui a permis de sauver le reporter britannique du New York Times et dans laquelle quatre personnes sont mortes fait polémique.

Stephen Farrel, journaliste irlandais du quotidien américain New York Times, et Sultan Munadi, son collègue afghan, interviewant un Afghan blesséStephen Farrel, journaliste irlandais du quotidien américain New York Times, et Sultan Munadi, son collègue afghan, interviewant un Afghan blessé © Reuters / O. Sobhani

Capturé par les talibans le week-end dernier, le journaliste du New York Times Stephen Farrel -qui a la double nationalité britannique et irlandaise- a été libéré sain et sauf mercredi lors d'une opération commando menée par l'armée britannique. L'attaque a été meurtrière : son collège et interprète afghan Sultan Munadi, enlevé en même temps que lui, un soldat britannique, une femme et un enfant ont en effet été tués lors de l'assaut.
 
Ce bain de sang fait désormais polémique. La presse britannique s'interroge sur l'opportunité d'utiliser la force pour libérer Stephen Farrel et sur les risques pris par le journaliste qui s'était aventuré dans un bastion taliban. Les médias afghans sont quant à eux scandalisés du fait que la famille de Sultan Munadi ait dû aller récupérer sans aide son corps dans la zone dangereuse où l'avaient abandonné le commando.

"Critiques simplistes"
 
Le gouvernement britannique est monté au créneau pour se défendre. Le ministre des Affaires Etrangères, David Miliband, affirme ainsi que l'opération était la "seule façon" de libérer Stephen Farrel. "Nous avons examiné toutes les options - j'insiste, toutes les options (...) Nous sommes arrivés à la conclusion que la seule façon d'assurer une libération réussie des deux otages passait par l'action militaire qui a été décidée", a-t-il déclaré vendredi à la BBC. Le porte-parole de Gordon Brown, le Premier ministre, ajoute pour sa part que la décision finale a été prise conjointement par David Miliband et par le ministre de la Défense Bob Ainsworth.
 
Le rédacteur en chef du New York Times soutient également son journaliste, en qualifiant de "simplistes" les critiques à son encontre. Stephen Farrel et Sultan Munadi enquêtaient sur une possible "bavure" des troupes de l'Otan au cours d'un récent raid aérien controversé dans la province de Kunduz.

le 11 septembre 2009 à 11:43
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8 Commentaires

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  • Ben, le 12/09/2009 à 22h38

    Oui !!

  • Alexandre, le 12/09/2009 à 16h41

    Oui ! Pas de négociation avec ces fanatiques.

  • Sithi, le 12/09/2009 à 00h37

    OUI! ! ! ! !c'est cela ce qu'il faut! ! ! ! ! ! ! !

  • Regis, le 11/09/2009 à 15h12

    Sans l'ombre d'une hésitation, OUI !

  • David, le 11/09/2009 à 13h42

    OUI !

  • Erick, le 11/09/2009 à 13h26

    C'est en agissant ainsi que les talibans vont réfléchir à 2 fois avant de reprendre un otage. BIen joué!

  • Chauve85, le 11/09/2009 à 13h06

    OUI!

  • Havane, le 11/09/2009 à 12h17

    C'est quand même un peu fort qu'il n'y ait que lui qui s'en soit tiré: au total 4/5 personnes tuées. Et les autres ? "à la poubelle" ? dont une femme et un enfant

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