Pour le général en chef, des renforts ou la défaite

le 21 septembre 2009 à 11h20 , mis à jour le 25 septembre 2009 à 09h32

Le commandant américain des forces internationales affirme que, sans augmentation des moyens, la coalition risque de subir "un échec" face aux talibans.

soldat américain gi afghanistanSoldats américains en Afghanistan © Reuters/O. Popov

Renforts ou non ? Partir ou rester ? Les dirigeants des pays engagés en Afghanistan doivent faire face à un dilemme. Face à une opinion publique de plus en plus opposée à l'intervention contre les talibans, ils doivent prendre en compte les demandes des militaires sur place.
 
Or pour le général McChrystal, commandant en chef des forces américaines et de l'Otan dans le pays, la situation est simple : s'il ne reçoit pas de renforts, la guerre sera perdue. Sa conclusion était censée rester confidentielle . Mais son rapport de 66 pages, destiné à Robert Gates, le ministre de la Défense, et à Barack Obama, a fait l'objet d'une "fuite" pour atterrir sur les bureaux du Washington Post et du New York Times.

L'Italie sur le départ ?
 
 "Echouer à reprendre l'initiative et à mettre un terme à l'actuelle offensive des insurgés à court terme -en attendant que les capacités de sécurité afghanes murissent- risque de nous amener à une situation où il ne serait plus possible de vaincre", écrit le général McChrystal. Il souligne surtout que la mission a "manqué de ressources dès le départ" et "continue d'en manquer". Faute de moyens supplémentaires, la coalition risque "un conflit plus long, plus de victimes, des coûts plus élevés et, au final, une érosion cruciale de soutien politique. Chacun de ces risques (...), peut entraîner un échec probable de la mission", prévient-il. Il ne fait néanmoins pas de demande chiffrée -62.000 soldats américains sont actuellement présents, aux côtés de 38.000 alliés.
 
Cette demande intervient à un moment critique. Après la bavure de Kunduz -des civils tués dans une frappe ordonnée par un officier allemand-, l'intervention devient de plus en plus impopulaire en Europe. Et après la mort de six soldats italiens la semaine dernière, Silvio Berlusconi souhaite désormais faire rentrer ses troupes au plus vite.

le 21 septembre 2009 à 11:20
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

9 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Martin, le 22/09/2009 à 18h21

    Certes mais les filles n'auront plus le droit d'aller a l'école sans l'armée, c'est alarmant.

  • Lescouzec, le 22/09/2009 à 13h06

    Il' n 'avait qu un seul homme que les talibans craignaient et ils l 'ont fait assassiner c etait le commandant Massoud; il fallait envoyer les troupes à cette periode pour l'aider alors qu' il etait tout seul et qu'il nous avait averti du danger.

  • Badi, le 21/09/2009 à 17h44

    C est bien connu que ce qui on du pétrole on des armes y a en vraiment qui dise n importe quoi

  • Afghan.fr, le 21/09/2009 à 17h10

    Ma boule de cristale annance , tot ou tard la chose subit par les Anglais au 19eme siecle et l armé rouge au 20 eme siecle enAfghanistant , c est à dire la DEFAITE.

  • Zy78, le 21/09/2009 à 14h50

    Il faut s'en prendre avant tout à tous ceux qui financent et vendent des armes aux Talibans. Mais peut être les mêmes qui nous vendent aussi du pétrole ! ! !

  • Rolcha, le 21/09/2009 à 14h23

    Il est difficile de faire une guerre en évitant toute perte civile ou militaire. (Il suffit de se référer à la dernière guerre avec les bombardements aveugles) Pourtant compte tenu de la gravité d'une islamisation Type Talibans pour le monde et de l'esclavage de ces pauvres femmes, as t-on le droit d'abandonner et de laisser la victoire à l'obscurantisme. ?

  • Franck, le 21/09/2009 à 13h59

    Bravo ! Comme cela on va abandonner tous les Afghans qui nous ont soutenus, qui nous ont fait confiance, dans les mains des talibans dont on connait la vision "démocratique" du pouvoir... Quand aux femmes... Allez, après tout le monde pourra se révolter contre les images barbares qui nous parviendront d'Afghanistan. J'ai beaucoup de peine...

  • Marc, le 21/09/2009 à 13h58

    Bush en irak, obama en afghanistan, à chacun sa guerre. les présidents se suivent et se ressemblent en voulant instaurer leur "démocratie" et leur "liberté" au monde. l'europe n'a rien a faire dans ce piège taliban.

  • Max, le 21/09/2009 à 12h57

    Ce qu'il dit semble, helas, ue evidence. Les Russes s'y sont casse les dents avec beaucoup plus de moyens et sans soucis des pertes ou de l'opinion publique.

Lire tous les commentaires

      logAudience