Assignée à résidence depuis des années, la Prix Nobel de la Paix a été inculpée jeudi et sera jugée lundi, parce qu'un Américain s'est glissé chez elle. Elle risque cinq ans de prison. © eTF1L'opposante Aung San Suu Kyi n'a pas obtenu gain de cause devant la justice birmane, qui a confirmé vendredi son assignation à résidence pour 18 mois supplémentaires. La lauréate du Prix Nobel de la paix, âgée de 64 ans, avait été condamnée à trois ans de réclusion et de travaux forcés en août, pour avoir brièvement hébergé un Américain qui avait réussi à nager jusqu'à son domicile, situé sur les rives d'un lac.
La sanction qui a été immédiatement commuée en une peine de 18 mois d'assignation à résidence, a été largement critiquée par la communauté internationale, à l'exception de la Chine, le plus fort allié de la junte dans la région. "La cour a rejeté l'appel mais nous allons porter l'affaire devant la haute cour", a indiqué Nyan Win, l'un des avocats de l'opposante et le porte-parole de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND)
Cette décision intervient deux jours après la reprise des négociations, pour la première fois depuis plus de dix ans, entre les Etats-Unis et les militaires de Naypyidaw. Les Etats-Unis ont demandé la libération des prisonniers politiques, en particulier celle de Aung San Suu Kyi, qui a été privée de liberté pendant 14 des 20 dernières années.
Ecartée des élections 2010
Aung San Suu Kyi, victorieuse des élections de 1990 sans jamais pouvoir exercer le pouvoir, est aujourd'hui écartée de toute action politique dans la perspective du scrutin de 2010. Elle reste malgré tout impliquée, la semaine dernière, elle avait transmis au chef de la junte, le généralissime Than Shwe, des suggestions pour obtenir une levée des sanctions occidentales imposées à son pays.
Le régime birman doit promulguer dans les mois à venir deux lois fixant les règles de création des partis politiques et de la campagne électorale. Dans l'attente de ces textes, la LND a pour l'instant indiqué n'avoir pas décidé si elle comptait participer au scrutin ou le boycotter. Le parti d'opposition a cependant demandé l'autorisation d'organiser une réunion entre ses plus hauts dirigeants, y compris ceux qui se trouvent en détention.
D'après agence
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Birmanie : Aung San Suu Kyi, retour en politique ?






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