Véhicule des forces de sécurité à Kaboul près du lieu d'une attaque revendiquée par les talibans (28 octobre 2009) © TF1/LCIL'attaque a duré près de trois heures. Elle a été menée mercredi matin dans le centre de Kaboul par des hommes décidés à mourir au combat, trois assaillants déguisés en policiers, équipés d'armes automatiques et de ceintures d'explosifs. Leur cible : les étrangers présents dans la capitale afghane. Située dans une des zones les plus sécurisées d'Afghanistan, tout près du ministère de la Femme, la maison d'hôtes qui a été transformée en champ de bataille était pourtant protégée par des agents de sécurité népalais, qui ont été les premiers à tenter de s'interposer.
Afghanistan: un Français tué dans l'attentat de Kaboul
Un Français a été tué dans un attentat qui a fait 17 morts vendredi matin dans la capitale afghane, a déclaré Bernard Kouchner dans un communiqué.
Publié le 26/02/2010
Afghanistan : les talibans attaquent le pouvoir en plein Kaboul
Une vingtaine de kamikazes ont attaqué lundi pendant plus de quatre heures plusieurs bâtiments du gouvernement, dont le palais présidentiel. Des talibans et des civils ont été tués.
Publié le 18/01/2010
Afghanistan : conseil de guerre d'Obama avant une décision cruciale
Le président américain a réuni lundi soir ses principaux ministres, des généraux et des diplomates pour réfléchir à une décision stratégique : envoyer ou non des renforts en Afghanistan.
Publié le 24/11/2009
Afghanistan: l'ONU va évacuer tout son personnel non essentiel
Les Nations unies vont déplacer ou faire évacuer 600 de leurs employés. Cette décision est la conséquence de l'attaque menée la semaine dernière par des taliban contre une maison d'hôtes de l'Onu à Kaboul.
Publié le 05/11/2009
L'ONU a indiqué que six de ses employés avaient été tués lors de ces combats. Le ministère de l'Intérieur afghan a évoqué de son côté six étrangers tués et cinq autres blessés. Par ailleurs, une roquette a explosé près de l'hôtel Serena, un établissement de luxe utilisé par des étrangers et des personnalités, apparemment sans faire de victimes. Les talibans, qui ont revendiqué l'attaque dans laquelle ont péri les employés de l'ONU, ont décrit cette action comme une "première étape" de leur campagne de déstabilisation de l'élection présidentielle, dont le second tour est prévu le 7 novembre. Hamid Karzaï a aussitôt réagi en ordonnant la mise en place d'une "sécurité renforcée" pour les organisations internationales. Et le responsable local des Nations-unies a assuré que l'ONU ne "reculerait pas".
"McChrystal pour la ville, Biden pour la campagne"
Par cette offensive de kamikazes en plein coeur de Kaboul, les talibans veulent montrer une nouvelle fois qu'ils peuvent frapper partout, alors que les violences visant les étrangers sont en hausse et que les forces internationales ont connu cette année leurs pires pertes. Environ 68.000 soldats américains devraient être stationnés d'ici la fin de l'année dans le pays, mais le commandant américain sur le terrain, le général Stanley McChrystal, réclamerait jusqu'à 45.000 soldats supplémentaires. Le vice-président Biden s'oppose pour sa part à un renforcement massif, appelant plutôt à resserrer la mission des soldats américains sur le combat contre Al-Qaïda en Afghanistan à l'aide de drones et d'opérations de forces spéciales. Une chose est sûre : ce conflit de plus en plus sanglant rencontre une opposition grandissante de la part de l'opinion publique américaine.
Aussi, face à un adversaire qui semble de plus en plus difficile à éradiquer, l'administration Obama semble-t-elle prête à changer de stratégie. D'après le New York Times, si Barack Obama - qui doit rencontrer vendredi les chefs militaires américains impliqués dans le dossier afghan - n'a pas encore pris de décision, le débat ne porte plus sur l'opportunité d'envoyer des renforts mais sur leur nombre et leur utilisation. Et le quotidien cite un officier supérieur, dont l'identité n'est pas dévoilée, qui assure : "Nous ne pensons plus désormais à simplement détruire l'ennemi de manière conventionnelle". Le New York Times complète alors : "A la place, l'objectif serait d'empêcher Al-Qaïda de revenir en force, tout en maîtrisant et en affaiblissant les talibans suffisamment longtemps pour bâtir des forces de sécurité afghanes qui pourraient in fine reprendre la mission".
La nouvelle stratégie en cours d'élaboration à la Maison Blanche prévoirait désormais de concentrer les forces américaines dans une dizaine de pôles de fortes populations, tandis que dans le reste du pays, des drones de reconnaissance et des informateurs locaux guideraient des attaques américaines contre les insurgés talibans. Le quotidien décrit cette nouvelle approche comme un mélange des propositions concurrentes présentées d'une part par Joe Biden, d'autre part par le général McChrystal, ce qu'un responsable gouvernemental cité par le New York Times résume en un lapidaire : "McChrystal pour la ville, Biden pour la campagne". Le général McChrystal enverrait deux premières brigades de combat dans le sud, dont une à Kandahar, tandis qu'une troisième brigade serait déployée dans l'est et qu'une quatrième serait utilisée de manière flexible à travers le pays.
D'après agence
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