Présidentielle : un second tour le 7 novembre

Par Laurent DESCHAMPS (Avec agence), le 20 octobre 2009 à 15h27 , mis à jour le 20 octobre 2009 à 15h31

La commission des plaintes électorales, chargée d'enquêter sur les fraudes à la présidentielle, a demandé l'invalidation des bulletins de 210 bureaux de votes.

Hamid Karzaï, président aghan, en août 2009Hamid Karzaï, président aghan, en août 2009 © REUTERS

Après quelques atermoiements, la décision est finalement tombée. En raison de l'importance des fraudes avérées lors du 1er tour, la Commission indépendante électorale (IEC) a annoncé mardi qu'un second tour était nécessaire pour l'élection présidentielle afghane. Il aura lieu le 7 novembre. La décision de la commission a été immédiatement acceptée par le président sortant Hamid Karzaï, jusqu'ici donné vainqueur dès le premier tour.
 
Concrètement, après un nouveau décompte des voix prenant en compte les annulations de votes frauduleux, Hamid Karzaï, jusqu'ici crédité de 54,6%, a remporté 49,67% des voix au premier tour. C'est juste sous le seuil des 50% nécessaires pour être élu au premier tour. Le score du principal rival de Karzaï, Abdullah Abdullah, sera annoncé mercredi. Malgré tout, Hamid Karzaï a salué cette décision en estimant que ce second tour constituait un "progrès pour la démocratie", au cours d'une conférence de presse. "J'en appelle à notre nation pour en faire l'occasion de renforcer notre détermination, pour aller de l'avant et participer au second tour des élections", a souligné le président sortant.

Second tour dur à organiser
 
L'annonce de la tenue d'un second tour intervient exactement deux mois après la tenue du scrutin, le 20 août, assombri par de nombreuses accusations de fraude, notamment contre Karzaï. Le président afghan a d'ailleurs considérablement assoupli sa position depuis ce week-end, après d'intenses pressions internationales l'appelant à respecter le processus électoral, alors qu'il répugnait ces dernières semaines à l'idée de la tenue d'un second tour, selon des sources diplomatiques occidentales. Quoiqu'il en soit, son organisation devrait s'avérer extrêmement compliqué, entre une insurrection islamiste qui a intensifié ses attaques ces derniers mois, le rigoureux hiver afghan qui rendra bientôt inaccessibles de nombreuses régions du pays, et le risque d'une participation encore plus faible qu'au premier tour (38,7%).

 

Par Laurent DESCHAMPS (Avec agence) le 20 octobre 2009 à 15:27
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