Abdullah Abdullah, rival de Karzaï pour la présidence afghane. (le 1er novembre 2009) © LCILa présidentielle afghane n'a plus qu'un candidat. Dimanche, le principal opposant au régime en place, Abdullah Abdullah, a annoncé qu'il ne participerait pas au second tour, face au président sortant Hamid Karzaï, prévue le 7 novembre. "La décision n'a pas été facile. C'est une décision que j'ai prise après de nombreuses consultations, avec le peuple d'Afghanistan, mes partisans, des leaders influents", a-t-il déclaré lors d'un meeting avec ses partisans à Kaboul. "J'ai pris cette décision pour les droits du peuple, pour le processus démocratique, pour sauver nos traditions, pour les martyrs, pour la destinée et l'ambition de la nation", a-t-il poursuivi. Abdullah a laissé ses partisans libres de leur choix au 2e tour, leur demandant en revanche de garder leur calme et de ne pas descendre dans la rue.
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Le président américain a réuni lundi soir ses principaux ministres, des généraux et des diplomates pour réfléchir à une décision stratégique : envoyer ou non des renforts en Afghanistan.
Publié le 24/11/2009
Malgré ce retrait, les autorités électorales afghanes ont assuré dimanche qu'"il y aura un second tour" à l'élection présidentielle. "Nous devons respecter la loi, la loi est claire. Il y aura un second tour. La loi stipule que si aucun candidat n'obtient 50% plus une voix, il doit y avoir un second tour entre les deux premiers candidats", a déclaré un des membres de la Commission indépendante électorale (IEC), chargée de l'organisation du scrutin et du comptage des résultats.
Le camp Karzaï veut voter
Hamid Karzaï se retrouve donc seul en lice pour le scrutin. Il avait rassemblé 49,67% des voix au premier tour, contre 30,59% à Abdullah. Mais ce premier tour avait été entaché de violences, d'une faible participation (38,7%) et surtout de fraudes massives en faveur d'Hamid Karzaï, au point qu'un quart des bulletins de vote avaient été annulés pour cette raison.
Abdullah Abdullah avait réclamé lundi le renvoi du chef de l'IEC, chargée de l'organisation et du comptage du scrutin et considérée comme pro-Karzaï, et la suspension de trois ministres qui avaient fait campagne pour son adversaire Hamid Karzaï. L'IEC comme Karzaï ont rejeté ces demandes. Dans ces conditions, "le second tour serait encore pire que le premier", a estimé dimanche Abdullah Abdullah. Dans le camp de Karzaï, on estime que le scrutin "doit se tenir" malgré le retrait d'Abdullah Abdullah. "Il faut donner au peuple d'Afghanistan le droit de voter", a déclaré un porte-parole. Le président sortant a lui annoncé qu'il respecterait "toute décision" des autorités électorales "et d'autres institutions légales" à propos du second tour. Le représentant des Nations Unies en Afghanistan a lui demandé que la présidentielle se termine de manière "légale et dans les délais".
D'après agence
Les talibans menacent de nouvelles actions |
Les talibans ont menacé dimanche de recourir à la violence si l'Afghanistan décidait de tenir un second tour de l'élection présidentielle. "Nous ne permettrons pas au second tour de se passer pacifiquement", a déclaré un porte-parole habituel des talibans "Nous allons augmenter nos attaques contre le processus électoral et nous ferons en sorte que cette élection soit un échec", a-t-il ajouté. "Nous rejetons le gouvernement actuel et toute sa politique, et particulièrement le processus électoral", a-t-il dit. Le retrait d'Abdullah de la compétition électorale, annoncé dimanche par l'intéressé, "n'a aucune signification pour nous", a asséné le porte-parole. |
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