Cinq ans après le tsunami, l'Asie honore ses morts

Par TF1 News (D'après agence), le 26 décembre 2009 à 07h47 , mis à jour le 26 décembre 2009 à 22h16

Toute l'Asie rendait samedi hommage aux 230.000 victimes du tsunami du 26 décembre 2004.

Des moines priant à la mémoire des victimes du tsunami. (26 décembre 2009)Des moines priant à la mémoire des victimes du tsunami. (26 décembre 2009) © REUTERS

C'était il y a cinq ans. Le 26 décembre 2004, un gigantesque tsunami, le pire cataclysme enregistré depuis des décennies, anéantissait plus de 220.000 vies et bouleversait celles de millions d'autres sur le pourtour de l'océan Indien. Dans la province indonésienne d'Aceh, qui a payé le plus lourd tribut à la catastrophe, une journée de prière se tenait dans les mosquées de cette province  islamique à la mémoire des 168.000 morts ou disparus recensés dans l'archipel.
Plus d'infos

"Aucun des membres de ma famille n'a survécu au tsunami. Mes enfants, mes petits-enfants, mes frères, mes sœurs sont tous morts et m'ont laissée seule, ici", témoigne l'une des survivantes, âgée de 72 ans. "Ils sont peut-être enterrés ici ou ils ont peut-être emportés par la mer, car nous habitations sur la plage", explique-t-elle devant une des fosses  communes où rescapés et proches se sont rassemblés. Au Sri Lanka, où les organisations humanitaires évoquent généralement le chiffre de 31.000 décès, deux minutes de silence ont été observées à travers  l'île à la mémoire des disparus. Des cérémonies sont ont également lieu en Inde en Thaïlande où quelque 20.000  personnes ont été tuées par la vague géante provoquée par un séisme de magnitude  9,3.
 
Des systèmes d'alerte anti-tsunami ont été mis en place - de manière éparse  - afin d'éviter une répétition de la catastrophe de 2004 mais Noeleen Heyzer,  sous-secrétaire général de l'ONU, a déploré des "failles significatives". "Les systèmes d'alerte sauvent des vies seulement si ils atteignent les  personnes en danger", a-t-elle rappelé. "Une partie importante des efforts doivent se concentrer sur l'information des communautés côtières sur les risques qu'elles encourent et la façon d'y parer". En outre, la reconstruction a buté dans certains pays sur des problèmes de corruption, comme au Sri Lanka par exemple. A tel point que le gouvernement de Colombo doit aujourd'hui rendre des comptes sur la moitié des quelque 2,2 milliards d'aide promis par les donateurs étrangers.

Par TF1 News (D'après agence) le 26 décembre 2009 à 07:47
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • zoroastran, le 27/12/2009 à 20h06

    J'ai une pensée pour la famille Philipon qui ont perdu leurs 3 petits garçons : Octaves 18 mois, Auguste 4 ans et Charles 7 ans ?

  • kryzalida, le 26/12/2009 à 19h09

    Déjà 5 ans et ou en est on de l'immense élan de solidarité qui s'est crée immédiatement ??

Lire tous les commentaires

      logAudience