© L. B. Diaz / AFP PHOTO / REPRIEVE / HOLe ton monte. Après l'exécution en Chine d'un Britannique condamné à mort pour trafic de drogue, le ministère britannique des Affaires étrangères a convoqué mardi l'ambassadrice de Chine à Londres. Objectif : "réitérer" ses condamnations de l'exécution mardi de Akmal Shaikh, un homme de 53 ans, tué par injection létale, dans la capitale du Xinjianf. Et ce, malgré d'ultimes appels à la clémence. "J'ai eu une conversation difficile", a rapporté le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Ivan Lewis, qui a reçu la diplomate. "J'ai clairement fait comprendre que l'exécution de M. Shaikh était totalement inacceptable et que la Chine avait totalement manqué à ses responsabilités en matière de droits de l'Homme dans ce cas. En particulier du fait que la Cour (suprême) de Chine n'a pas tenu compte de l'état mental de M. Shaikh".
Ce mort qui pèse sur les relations entre Londres et Pékin
Malgré d'ultimes appels à la clémence, la Chine a exécuté mardi Akmal Shaikh, ressortissant britannique, accusé de trafic de drogue et présenté comme malade mental par sa famille.
Publié le 29/12/2009
L'homme dont la mort provoque ce durcissement diplomatique, Akmal Shaikh, est le premier Européen à exécuté en Chine depuis 58 ans, selon Reprieve, une ONG d'aide juridique basée à Londres. Le Royaume-Uni avait immédiatement condamné l'exécution d'un homme dont les proches affirment qu'il souffrait de troubles bipolaires et de crises de délire.
La Chine "mécontente"
Pékin a vivement réagi. "La justice chinoise a géré (ce cas) en stricte conformité avec la loi", a assuré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, "la Chine a pleinement respecté les droits de recours de l'accusé". "Nous exprimons notre fort mécontentement et notre opposition aux accusations britanniques", a-t-elle ajouté appelant Londres à "ne pas créer de nouveaux obstacles" dans les relations bilatérales.
Tôt mardi, la Cour suprême avait donné le feu vert à l'exécution en rejetant l'argument de troubles psychiques. "L'enquête de la Cour montre que rien ne permet de soupçonner une maladie mentale chez Akmal, en conséquence la demande (de clémence) n'est pas acceptable", a estimé la Cour. Pourtant, selon plusieurs témoignages recueillis par Reprieve, Akmal Shaikh était un homme souffrant de graves troubles psychiatriques.
"Viens petit lapin"
Ce Londonien arrivé de Chine après une errance en Pologne était obsédé par l'idée de faire une carrière internationale avec une chanson qui apporterait la paix dans le monde. On peut l'entendre chanter sur YouTube "Come Little Rabbit" (Viens petit lapin), une chanson qu'il avait écrite en Pologne et qui témoigne tristement de son déphasage. "Viens petit lapin, viens me voir, un seul peuple, un seul monde, un seul Dieu", chantait d'une voix très discordante ce père de trois enfants qui aurait, selon le Guardian, commencé à dériver après l'échec de son mariage en 2001.
- La Chine a exécuté un Britannique - 01 min 11 s
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