© AFPTF1 News : A Londres, Hamid Karzaï, votre président, va-t-il annoncer la réconciliation avec les talibans ?
Journalistes enlevés: les talibans nient toute implication
Un porte-parole taliban a nié dimanche toute implication dans l'enlèvement des deux journalistes français kidnappés mercredi au nord-est de Kaboul.
Publié le 03/01/2010
Un livre, une femme, un pays, l'Afghanistan
<b> Rencontre -</b> Malalaï Joya, ancienne députée afghane, publie "Au nom de mon peuple", où elle dénonce aussi bien les talibans, les seigneurs de guerre et l'Otan.
Publié le 17/02/2010
Afghanistan : Marjah, l'offensive annoncée
<b> Décryptage -</b> Pourquoi l'armée américaine a-t-elle lancé l'assaut contre le secteur détenu par les talibans dans le Sud du pays ?
Publié le 12/02/2010
Afghanistan : Londres, l'envers du décor
<b> Eclairage -</b> Patricia Allémonière, chef du service international de TF1, décrypte pour TF1 News le bilan de la conférence de Londres de jeudi, celle de la "main tendue" du président Karzaï aux talibans.
Publié le 29/01/2010
Afghanistan : la main tendue aux talibans validée... et entamée ?
A la conférence de Londres sur l'avenir de son pays, le président afghan a rallié jeudi la communauté internationale à sa nouvelle stratégie de réintégration dans la vie politique des talibans repentis. Et des entretiens secrets ont eu lieu entre talibans et ONU.
Publié le 28/01/2010
Les talibans rivalisent pour revendiquer le carnage contre la CIA
Plusieurs groupes d'insurgés islamistes affirment être à l'origine de l'attentat suicide qui a fait sept morts mercredi dernier contre des hommes de l'agence de renseignement basés en Afghanistan.
Publié le 04/01/2010
Obama envoie 30.000 hommes en renfort en Afghanistan
Le président américain a annoncé mardi que ce déploiement se ferait dès 2010 et assure qu'"après 18 mois, les troupes commenceront rentrer à la maison". Nicolas Sarkozy salue un "discours courageux".
Publié le 02/12/2009
Afghanistan : les talibans attaquent le pouvoir en plein Kaboul
Une vingtaine de kamikazes ont attaqué lundi pendant plus de quatre heures plusieurs bâtiments du gouvernement, dont le palais présidentiel. Des talibans et des civils ont été tués.
Publié le 18/01/2010
Afghanistan : les vétérans russes conseillent de... partir
<b> Reportage -</b> A Moscou, les anciens hauts officiers de l'armée rouge, en fonctions lors de l'invasion de l'Afghanistan dans les années 80, expliquent qu'il n'y a aucun moyen de gagner la guerre sur le plan militaire.
Publié le 29/01/2010
Omar Samad, ambassadeur afghan en France : Hamid Karzaï va en fait faire la promotion d'un plan de réconciliation avec les talibans prêts à accepter l'ordre constitutionnel et à rejeter la violence. Il n'est pas question pour nous de faire des concessions aux membres de groupes terroristes. Nous avons de très fortes indications qu'un nombre important d'insurgés sont prêts à déposer les armes.
TF1 News : Qu'attendez-vous de la communauté internationale ?
O.S. : Nous allons voir à Londres à quel niveau les pays sont prêts à soutenir ce programme qui compte un volet financier important. Le retour à la vie civile doit être accompagné d'aides financières. Les talibans qui déposent les armes vont avoir besoin d'être soutenus pour trouver du travail...
TF1 News : Cette politique de la main tendue n'est pas nouvelle.
O.S. : En effet, un petit programme de retour à la vie civile est en place depuis 5 ans. Il a bénéficié à 5 000 insurgés. Mais lorsque nous l'avons mis en place, nous manquions de moyens et n'avions pas de stratégie globale.
"La réintégration des talibans modérés ne posent pas de danger"
TF1 News : Les dirigeants talibans, par la bouche de leur porte-parole, ont fait savoir qu'ils rejetaient l'offre.
O.S. : Les dirigeants talibans, ceux qui prétendent parler au nom de leur mouvement, ne sont, en fait, pas tous d'accord... Nous savons qu'il y a parmi eux des gens qui aspirent à la paix.
TF1 News : Gulbuddin Hekmatyar est-il prêt à négocier ?
O.S. : Monsieur Hekmatyar a toujours répondu à nos démarches en donnant une liste de conditions. Aujourd'hui, nous ne ciblons pas un individu précis, nous cherchons plus à démarrer un processus...
TF1 News : En 1999, l'Onu créait un comité de sanctions contre Al-Qaïda et les talibans en vue de geler leurs avoirs et d'interdire leurs déplacements. Des noms viennent d'être retirés de la liste.
O.S. : Cela a en effet été fait ce mardi pour cinq d'entre eux, notamment pour l'ancien ministre des Affaires étrangères des talibans, Wakil Ahmad Mutawakkil. Ces hommes vivent aujourd'hui à Kaboul et font partie de ce que l'on appelle "les talibans modérés". Nous allons désormais laisser la communauté internationale déterminer les critères et les conditions sous lesquels d'autres noms pourraient être effacés de la liste. Quant aux combattants de terrain, des mesures vont être prises pour les identifier. Nous allons nous appuyer sur les Shuras, les comités de village composés d'anciens.
TF1 News : Les femmes sont inquiètes de cette mesure (ndlr : voir l'interview ci-contre de Soukhria Haidar, présidente de l'association de soutien aux femmes afghanes).
O.S. : Il est normal qu'elles se posent des questions. Ce n'est pas choquant.
"Prendre en charge notre sécurité d'ici cinq ans"
TF1 News : L'autre volet de la conférence, c'est le transfert de la sécurité aux autorités afghanes.
O.S. : Il faut faire la distinction entre deux choses. Tout d'abord, les décisions qui dépendent des pays à titre individuel et qui sont liées à des considérations de politique intérieure. Ensuite, les autres décisions qui se prennent à l'Onu ou à l'Otan. Il n'y a pour nous aucun élément qui nous permette de dire qu'un départ anticipé est envisagé. La mission des forces internationales durera jusqu'à ce que cela soit nécessaire. Même les Américains, après l'annonce de Barack Obama en décembre, nous ont expliqué, qu'en 2011, ils n'envisageaient pas un retrait mais une réévaluation des conditions du retrait.
TF1 News : L'Isaf est-elle encore là pour 10 ans ?
O.S. : Notre désir, c'est de prendre en charge notre sécurité et la gouvernance de notre pays d'ici 3 à 5 ans. Ce transfert est nécessaire et se fera graduellement. La formation de la police et de l'armée doivent être au centre de nos préoccupations. Mais cette formation doit être mieux ciblée et de meilleure qualité. Il ne s'agit pas tant de nombre que de qualité.
TF1 News : Etes-vous déçu que Nicolas Sarkozy ne veuille pas envoyer de combattants supplémentaires ?
Non. Chaque pays prend ses propres décisions. La France est déjà engagée en Afghanistan et nous nous félicitons des efforts développés par Paris. Aujourd'hui, nous sommes ravis de voir l'ensemble de la communauté internationale porter son attention sur l'aspect civil de l'aide. A titre d'exemple, l'Allemagne vient d'annoncer l'envoi de 500 soldats supplémentaires mais aussi une relève de son aide à un niveau supérieur à 400 millions d'euros. Le volet civil est aussi important que le volet militaire.
Les Français hostiles au maintien des forces françaises en Afghanistan |
Déjà hostiles à l'intervention militaire en Afghanistan depuis son démarrage, les Français sont désormais une nette majorité (56%) à souhaiter que leurs soldats quittent le pays plutôt qu'ils y restent (41%), selon un sondage BVA pour Canal + diffusé jeudi. Toutefois, la demande de renforts supplémentaires formulée par le président américain Barack Obama à ses alliés n'est pas rejetée par l'opinion. Une courte majorité (52%) de Français serait prête à les accepter, à condition que ces renforts, comme l'entend semble-t-il le gouvernement, se bornent à former l'armée afghane plutôt qu'à rejoindre les unités combattantes. Seulement 4% soutiendraient des renforts combattants. Pour une écrasante majorité de Français (85%) la situation en Afghanistan est en train de se détériorer plutôt que de s'améliorer (13%). |
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