Soldat français en Afghanistan © TF1/LCIInvité dimanche soir sur BFM, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a déclaré que Paris avait la "quasi-certitude" que les journalistes de France 3 otages en Afghanistan "sont en vie", ajoutant que les négociations les concernant "n'ont pas démarré". Plusieurs syndicats de journalistes se sont élevés contre les propos du secrétaire général de l'Elysée qui a estimé que le "scoop ne devait pas être recherché à tout prix". Bernard Kouchner temporise. France 3 a dévoilé l'identité de ses deux journalistes enlevés en Aghanistan depuis plus de trois mois et a diffusé des images floutées, extraites d'une vidéo envoyée dimanche à plusieurs médias occidentaux par les ravisseurs. Le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, a indiqué dimanche le coût des opérations pour rechercher les 2 journalistes français enlevés fin décembre en Afghanistan. Des "propos pour le moins déplacés", selon RSF. Au menu du passage éclair du Premier ministre à Kaboul ce jeudi : rencontre avec le président Hamid Karzaï et des soldats français. Interrogé sur RTL lundi matin, le ministre des Affaires étrangères a expliqué avoir "bon espoir" que les deux reporters de France 3 "soient vivants". En revanche, il a souligné qu'aucun contact n'avait été établi avec les ravisseurs.
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"C'est déjà une très bonne nouvelle", a déclaré le bras droit de Nicolas Sarkozy. "Malheureusement, les négociations n'ont pas démarré", a-t-il déploré. Les deux journalistes de la chaîne publique ont été enlevés le 30 décembre sur la route entre Surobi et Tagab, dans la province de Kapisa, sous contrôle sécuritaire des troupes françaises. Le ministre de la Défense Hervé Morin avait déjà admis jeudi qu'il n'y avait "malheureusement pas de négociations à l'heure actuelle" avec les ravisseurs des deux Français. Lundi dernier sur TF1, le président Nicolas Sarkozy avait qualifié d'"extrêmement difficile et extrêmement périlleuse" la situation des deux journalistes, tout en soulignant qu'ils étaient "en vie, en bonne santé". "Toute mon énergie et celle de nos soldats" sont "mobilisées pour les sortir de la situation où ils se trouvent", avait ajouté le chef de l'Etat.
Claude Guéant avait suscité une vive polémique lors de précédentes déclarations sur le sort de ces reporters, affirmant le 17 janvier que le "scoop ne devait pas être recherché à tout prix". "Ils font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées, qui, du reste, sont détournées de leurs missions principales", avait dit le secrétaire général de la française, suscitant des réactions indignées parmi les médias.
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