Une affiche électorale avec Benazir Bhutto © DRLe rapport ne laisse pas la place au doute. L'ONU a rendu publiques vendredi ses conclusions sur l'assassinat en 2007 de l'ancienne Première ministre Benazir Bhutto. L'organisation estime que le drame aurait pu être évité si des mesures de sécurité adaptées aux menaces avaient été prises. Mais surtout, elle affirme que la police du Pakistan a sciemment fait échouer l'enquête: "des responsables, craignant notamment l'implication des services de renseignement, ne savaient pas vraiment jusqu'où ils pouvaient aller dans l'enquête, même s'ils savaient pertinemment, en tant que professionnels, que certaines mesures auraient dû être prises".
Un an après, une marée humaine pleure Benazir Bhutto
Près de 150.000 personnes se sont rassemblées devant la tombe de Benazir Bhutto, pour rendre hommage à l'ancien Premier ministre assassinée le 27 décembre 2007.
Publié le 27/12/2008
Le veuf de Benazir Bhutto brigue la présidence
L'époux de Benazir Bhutto assassinée en décembre présente sa candidature à la présidence de la République pour succéder au général Pervez Musharraf, démissionnaire.
Publié le 23/08/2008
Un proche de Bhutto élu Premier ministre
A peine élu, Yousouf Raza Gilani a ordonné la libération de tous les juges placés en résidence surveillée lors de l'imposition de l'état d'urgence par Musharraf.
Publié le 24/03/2008
Les partis de Sharif et Bhutto gouverneront ensemble
Les deux partis de l'ex-opposition vainqueurs des législatives de lundi formeront ensemble un gouvernement, ont annoncé jeudi leurs dirigeants.
Publié le 21/02/2008
Bhutto tuée par le souffle de l'attentat
Scotland Yard a conclu que l'ex-leader de l'opposition a été tuée d'un choc à la tête et non par balle comme l'affirme son parti.
Publié le 08/02/2008
Assassinat de Bhutto : deux suspects arrêtés
Selon les services de sécurité, ils auraient participé à l'organisation de l'attentat qui a tué l'ex-Premier ministre.
Publié le 07/02/2008
Deux vagues d'attentats étaient prévues pour tuer Bhutto
Un suspect a avoué qu'il faisait partie d'un groupe de kamikazes qui devaient tuer Benazir Bhutto si l'attaque qui lui a été fatale avait échoué.
Publié le 19/01/2008
Pour Musharraf, Bhutto responsable de l'attentat meurtrier
Le président pakistanais a affirmé que l'ex-Premier ministre était la seule responsable de l'attaque qui lui a coûté la vie.
Publié le 06/01/2008
Scotland Yard enquêtera sur la mort de Bhutto
Des experts britanniques vont se rendre au Pakistan "avant la fin de la semaine" pour participer à l'enquête sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre.
Publié le 02/01/2008
Les derniers mots de Benazir Bhutto avant de mourir
Dans la presse britannique, son principal conseiller politique raconte les derniers instants de l'ex-Premier ministre.
Publié le 30/12/2007
Le chef présumé d'Al-Qaïda dément avoir fait tuer Bhutto
L'activiste pakistanais Baitullah Mehsud nie toute implication dans l'assassinat de l'ex-premier ministre Benazir Bhutto jeudi.
Publié le 29/12/2007
Islamabad prêt à exhumer le corps de Bhutto
Le principal parti d'opposition accuse le gouvernement de travestir la vérité sur la mort de Bhutto à deux semaines des législatives.
Publié le 29/12/2007
Ferveur populaire aux obsèques de Bhutto
Plusieurs centaines de milliers de personnes ont accompagné le cercueil de l'ex-Premier ministre pakistanais jusqu'au mausolée familial.
Publié le 28/12/2007
Le rapport de 65 pages souligne que la responsabilité de la sécurité de Bhutto reposait sur "le gouvernement fédéral, le gouvernement du Punjab et sur la police de Rawalpindi". "Aucune de ces entités n'a pris les mesures pour répondre aux risques urgents, extraordinaires et récents qui menaçaient" l'ancienne Première ministre. Il est ainsi noté que le gouvernement pakistanais n'est pas parvenu à fournir à Benazir Bhutto un service de sécurité aussi rigoureux que celui qui avait été mis en place en octobre 2007 pour deux autres anciens Premiers ministres qui appartenaient au parti politique soutenant le président Pervez Musharraf. "Ce traitement discriminatoire est profondément troublant vu les tentatives d'assassinat auxquelles elle a été confrontée trois jours avant et les menaces spécifiques qui pesaient sur elle et qui avaient été identifiées" par les services de renseignement pakistanais. Le document ajoute que l'enquête pakistanaise "a manqué d'instructions, était inefficace et manquait d'implication pour identifier les criminels et les traduire en justice".
Le Pakistan étudie le dossier
Embarrasé, le Pakistan a annoncé vendredi qu'il ne réagira à l'enquête qu'après avoir étudié le rapport. "Nous lisons le rapport et une réaction détaillée sera rendue publique après", a déclaré le porte-parole de la présidence pakistanaise, rappelant que le gouvernement, issu en 2008 du parti de Benazir Bhutto, mène sa propre enquête. Avant le report de la remise du rapport, l'ONU avait prévu, par mesure de sécurité, de fermer pendant trois jours tous ses bureaux au Pakistan, ensanglanté depuis trois ans par une vague d'attentats islamistes. La commission d'enquête était chargée "d'enquêter sur les faits et circonstances de l'assassinat" et non de déterminer "la responsabilité criminelle des auteurs" qui reste du ressort des seules autorités pakistanaises.
Benazir Bhutto, Premier ministre à deux reprises dans les années 1990, a été assassinée le 27 décembre 2007, alors qu'elle sortait d'un meeting électoral à Rawalpindi, dans la banlieue d'Islamabad. Alors qu'elle saluait la foule, le haut du corps hors de sa voiture blindée, un homme a ouvert le feu sur elle avant de faire exploser la bombe qu'il portait sur lui. Une équipe de Scotland Yard a conclu que le souffle de l'explosion avait projeté sa tête contre la poignée du toit ouvrant alors qu'elle se baissait, provoquant une blessure mortelle. Les autorités pakistanaises soutiennent cette version que l'entourage de Benazir Bhutto conteste.
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