© AFP / R. Rahman
L'armée ouvre le feu à Bangkok
Les violences ont repris ce vendredi après une nuit d'affrontements. On compte au moins 10 morts et plus d'une centaine de blessés, dont trois journalistes. Le quartier où les "chemises rouges" sont retranchées est bouclé.
Publié le 14/05/2010
Thaïlande : l'état d'urgence étendu à quinze autres provinces
L'armée a fermé les accès au quartier de Bangkok occupé depuis plusieurs semaines par les "chemises rouges". Par ailleurs, un général, qui a choisi le camp antigouvernemental, a été grièvement blessé à la tête par une balle.
Publié le 13/05/2010
Des blindés dans les rues de Bangkok
L'armée thaïlandaise a fermé les principaux axes menant au quartier occupé depuis plusieurs semaines par les "chemises rouges", les manifestants antigouvernementaux, et compte rendre les barrages hermétiques par des blindés.
Publié le 13/05/2010
Thaïlande : l'ultimatum aux "chemises rouges"
Le Premier ministre a demandé aux manifestants qui occupent le centre de Bangkok de donner une réponse claire sur la fin de leur mouvement d'ici lundi.
Publié le 09/05/2010
Pouvez-vous partir sereinement en Thaïlande ?
Même si les touristes ne sont pas menacés par les face-à-face quotidiens et souvent violents entre "chemises rouges" et forces de l'ordre, certains pays déconseillent les voyages dans toute la Thaïlande. La France se limite pour l'instant à Bangkok, la capitale.
Publié le 04/05/2010
Thaïlande : l'ultimatum des "chemises rouges"
Les partisan pro-Thaksin promettent de marcher lundi vers le camp militaire où le gouvernement s'est retranché pour en réclamer la chute et exiger la convocation d'élections parlementaires dans les 24 heures.
Publié le 14/03/2010
Thaïlande : les "chemises rouges" versent leur sang
<b> Vidéo -</b> Les partisans de l'ex Premier ministre Thaksin Shinawatra ont répandu 300 litres de leur propre sang devant le siège du gouvernement en place, dont ils exigent le départ.
Publié le 16/03/2010
Les affrontements de samedi ont fait suite à près d'un mois de manifestations organisées par "les chemises rouges", le nom donné aux partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, contraint de quitter le pouvoir en 2006 par un coup d'Etat militaire. Les "rouges" du Front Uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) réclament des élections législatives anticipées et considèrent Abhisit Vejjajiva, à la tête du gouvernement depuis décembre 2008, comme illégitime. Ce dernier, jusqu'à présent soutenu par l'armée, a refusé de démissionner dans une brève intervention lue à la télévision tard samedi. "Moi et mon gouvernement continuerons de travailler pour régler la situation", a-t-il déclaré, évoquant "une enquête indépendante" en vue de désigner les responsables du drame.
Appels au roi Bhumibol
Après les violences, un calme tendu règne depuis dimanche matin dans les rues de la capitale, notamment dans la vieille ville où s'étaient concentrés les heurts de samedi. Un porte-parole du gouvernement, Panitan Wattanayagorn, a indiqué que les forces de l'ordre avaient reçu la consigne de "garder leurs distances avec les manifestants" afin que "la situation ne dégénère pas davantage". Mais des milliers de "rouges" continuent à occuper le quartier commercial et touristique de Ratchaprasong, où les centres commerciaux sont fermés depuis huit jours. Ils affirment leur détermination à rester "tant qu'Abhisit n'est pas parti".
L'un de leurs leaders, Jatuporn Prompan, a appelé implicitement le roi Bhumibol, une personnalité immensément révérée dans le pays, à intervenir pour trouver une issue à la crise. "Quelqu'un va-t-il informer le roi que ses enfants ont été tués au milieu de la route sans justice ?", a-t-il proclamé. Mais le plus ancien monarque en exercice dans le monde, âgé de 82 ans, est hospitalisé depuis septembre et n'est pas intervenu dans cette crise.
De son côté, la Maison Blanche a appelé à la retenue. "Nous déplorons cette explosion de violence (...) et demandons des négociations de bonne foi entre les parties pour résoudre les difficultés pacifiquement", a déclaré le porte-parole du Conseil de la sécurité nationale, Mike Hammer.
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