© AFP/F. BrownAccompagné de son épouse, Nicolas Sarkozy, arrivé à Pékin ce mercredi en milieu d'après-midi, heure locale, effectue jusqu'à samedi sa deuxième visite d'Etat en Chine après celle de fin 2007. Selon l'Elysée, il s'agit d'un "voyage politique" plus qu'économique. Sans gros contrats à la clé, le but est donc de sceller la réconciliation entre Paris et Pékin après la brouille de 2008.
Au 2e jour de son voyage en Chine, Sarkozy fait du tourisme
Afin de découvrir notamment la Grande Muraille, le chef de l'Etat a limité les rendez-vous ce jeudi, où seule sa rencontre avec le président de l'Assemblée a une connotation politique.
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Pékin a reporté son sommet avec l'UE, prévu le 1er décembre à Lyon, pour protester contre la rencontre annoncée entre le leader tibétain et le chef de l'Etat.
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La Chine menace la France au porte-monnaie
Pékin avertit Paris que les relations commerciales bilatérales pourraient être affectées par la rencontre prévue samedi entre Nicolas Sarkozy et le dalaï lama.
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L'appel du dalaï-lama à un dialogue franc avec la Chine
Reçu jeudi au Parlement européen, le chef spirituel a appelé l'Europe à développer un dialogue avec la Chine, basé sur la confiance et sur l'esprit critique.
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Les déclarations du chef de l'Etat, s'affirmant "choqué" par la répression chinoise contre le Tibet au printemps 2008, le passage chahuté de la flamme olympique à Paris en avril par des militants pro-tibétains et la rencontre entre le président français et le dalaï lama en décembre avaient ulcéré les Chinois. L'atmosphère avait commencé à se détendre au printemps 2009, lors de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et son homologue Hu Jintao au sommet du G20 à Londres. En décembre, François Fillon, en déplacement à Pékin, avait assuré que les "malentendus" franco-chinois étaient "dissipés".
"Pas de solution sans la Chine"
Les déclarations d'avant ce voyage confirment ce nouvel élan. "La Chine attache une grande importance" à la visite de Nicolas Sarkozy et "nous nous attendons à ce qu'elle soit impressionnante", affirme-t-on à Pékin. "2010 sera une année franco-chinoise exceptionnelle qui n'a aucun précédent", renchérit-on à Paris, où l'on parle de "retour à des relations sans nuages". "Nous voulons développer un partenariat avec la Chine dans le cadre du G20" -que la France présidera à partir de novembre-, souligne également l'Elysée. Paris insiste sur "le rôle croissant, décisif, majeur" de Pékin sur l'économie mondiale. "Pas de solution sans la Chine", résume-t-on.
Outre les sujets économiques, Nicolas Sarkozy et Hu Jintao devraient également discuter de l'Iran. Avec la Russie, la Chine est l'un des membres du Conseil de sécurité le moins enclin à voter de nouvelles sanctions contre Téhéran. Autre sujet "sensible", selon l'Elysée : la réévaluation du yuan, la monnaie chinoise, dont la sous-évaluation fausse les règles de la concurrence et est dénoncée par tous. "Mais on n'abordera pas ce sujet par cet angle étroit", dit-on à Paris. Le président préférera développer devant ses hôtes chinois l'un des sujets qu'il veut mettre au coeur de sa présidence du G20 : la refonte du système monétaire international.
| Le programme (heure de Pékin) |
- mercredi matin : avant l'arrivée à Pékin et le début officiel du voyage, Nicolas Sarkozy et son épouse Carla ont visité à titre privé le Mausolée de l'empereur Qin à Xian, l'ancienne capitale impériale
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