© AFPLes autorités thaïlandaises ont prolongé dimanche pour deux nuits, jusqu'à mardi matin, le couvre-feu à Bangkok et dans 23 provinces du pays par "mesure de sécurité". Il avait été imposé mercredi après la fin de l'assaut lancé par l'armée contre le quartier occupé dans le centre de la capitale par les manifestants antigouvernementaux, qui a été suivi d'émeutes et d'incendies. Quiconque viole le couvre-feu est passible d'une peine de deux ans de prison maximum ou d'une amende de 40.000 baht (environ 1200 dollars).
A Bangkok, les manifestants battent en retraite
L'armée thaïlandaise était décidée mercredi à mettre fin à l'insurrection des Chemises rouges dans le quartiers des Grands magasins à Bangkok. L'assaut final a fait plusieurs victimes, de nombreux manifestants semblent avoir jeté l'éponge.
Publié le 19/05/2010
Malgré ces mesures d'exception prolongées, le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a affirmé dimanche matin que le "retour à la normale" prévalait dans le pays, après un grand nettoyage pour effacer les traces des événements de la semaine et a défendu l'opération de l'armée contre les "chemises rouges". Il a annoncé la réouverture lundi des écoles, des rues et des services du gouvernement qui avaient été fermés pour éviter que des civils ne soient blessés durant les violences de mercredi dans lesquelles 16 personnes ont été tuées et une centaine blessées tandis qu'une trentaine de bâtiments étaient incendiés. Depuis le début des manifestations lancées à la mi-mars par les "rouges" pour obtenir la démission d'Abhisit et des élections anticipées, au moins 86 personnes ont été tuées et 1900 blessées.
Abhisit a défendu l'assaut final de l'armée lancé mercredi à l'aube, et qui a entraîné la reddition de leaders "rouges" : les forces de sécurité ont fait "usage de toutes les armes sur la base des normes internationales. (Elles) ont utilisé les armes pour se défendre et rétablir l'ordre public", a-t-il assuré. En revanche, il s'est interrogé sur les combats survenus dans un temple déclaré "zone sûre" et où des manifestants s'étaient retranchés mercredi mais où six cadavres ont été retrouvés après leur dispersion. "Ce qui a été le plus pénible, ce sont les morts survenues au temple Pathum Vanaram", a-t-il dit. Il a répété qu'il n'y avait pas d'opération militaire au moment des fusillades à la pagode et qu'une commission indépendante mènerait une enquête à ce propos.
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