Manifestants bravant l'armée dans les rues de Bangkok (15 mai 2010) © TF1/LCILa situation ne faisait qu'empirer samedi à Bangkok, la capitale thaïlandaise, où huit personnes ont été tuées et près de 50 blessées au cours d'affrontements entre manifestants antigouvernementaux et militaires, a-t-on appris auprès des services de secours de la capitale thaïlandaise. Un total de 24 personnes ont été tuées et 187 blessées depuis jeudi soir, date de la reprise des violences, selon les secours. Depuis le début des manifestations des "chemises rouges" à la mi-mars, le nombre officiel de morts s'élève à 54 et celui des blessés à plus de 1600.
Pouvez-vous partir sereinement en Thaïlande ?
Même si les touristes ne sont pas menacés par les face-à-face quotidiens et souvent violents entre "chemises rouges" et forces de l'ordre, certains pays déconseillent les voyages dans toute la Thaïlande. La France se limite pour l'instant à Bangkok, la capitale.
Publié le 04/05/2010
Thaïlande : l'ultimatum des "chemises rouges"
Les partisan pro-Thaksin promettent de marcher lundi vers le camp militaire où le gouvernement s'est retranché pour en réclamer la chute et exiger la convocation d'élections parlementaires dans les 24 heures.
Publié le 14/03/2010
Bangkok, champ de bataille
Les combats se poursuivent dans le quartier commerçant de Bangkok, où se sont retranchés les manifestants antigouvernementaux assiégés par l'armée. Depuis jeudi soir, le bilan est de 22 morts et 172 blessés au moins.
Publié le 15/05/2010
Des tirs nourris et des explosions ont continué samedi de résonner sporadiquement dans Bangkok au cours de nouvelles scènes de guérilla urbaine qui risquaient de se prolonger pendant la nuit. L'armée a annoncé sa volonté d'asphyxier les milliers de "chemises rouges" retranchées dans un vaste quartier du centre de Bangkok, en bloquant toute forme d'approvisionnement.
Voyages déconseillés
Preuve de l'extrême tension qui règne à Bangkok, les Etats-Unis ont annoncé samedi qu'ils évacuaient une partie du personnel de leur ambassade à Bangkok en raison des violences politiques accrues en Thaïlande où ils déconseillent les voyages, a annoncé le département d'Etat. Sans prendre de telles mesures, d'autres pays, comme la Chine, ont exprimé leurs "vives préoccupations" face à la dégradation de la situation.
De son côté, le Vietnam, actuel président de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean), a exprimé son inquiétude face à une "situation qui se détériore en Thaïlande" et appelé toutes les parties à éviter la violence, selon l'Agence vietnamienne d'information (AVI, officielle). Selon l'Agence, la porte-parole du ministère, Nguyen Phuong Nga, a aussi exprimé l'espoir que la situation "se stabilise bientôt, dans l'intérêt de la population thaïlandaise, et pour la paix, la stabilité et le développement de la région".
Evacuation
Malgré ces signes d'inquiétude de la communauté internationale, le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajijva entend cependant continuer à resserrer l'étau sur les "chemises rouges" antigouvernementales. "Nous ne pouvons reculer et permettre à ceux qui violent la loi et arment des militants de tenir tête au gouvernement", a-t-il déclaré à la télévision. Peu avant, le porte-parole de l'armée avait indiqué qu'il y avait "un plan pour évacuer (le quartier de) Ratchaprasong si l'occupation ne prenait pas fin". Mais le moment de l'opération reste à déterminer. "Sans une préparation adéquate, il y aura davantage de pertes de vies humaines", a-t-il averti.
Les "chemises rouges" jugent le Premier ministre illégitime et l'accusent de servir les élites de Bangkok, qui gravitent autour du palais royal tels que hauts fonctionnaires, magistrats, militaires, hommes d'affaires. Ils réclament sa démission et des élections anticipées.
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