Corvette sud-coréenne © TF1/LCILa Corée du Nord accuse Séoul d'avoir "fabriqué" des preuves pour l'accuser d'avoir coulé la corvette Cheonan le 26 mars dernier. Et le ton monte. Le Sud a "seulement produit comme preuve des fragments et des débris d'aluminium dont l'origine est inconnue", a affirmé un porte-parole du Comité pour la réunification pacifique de la Corée dans un communiqué. Avant d'accuser : selon lui, le gouvernement de Séoul veut obtenir un regain de popularité en vue des élections locales du 2 juin et cherche un prétexte pour aller à la guerre contre le Nord "conjointement avec des forces étrangères".
Affaire du naufrage: le menace d'une guerre plane entre les deux Corées
Un rapport international établit que le naufrage d'un navire de guerre sud-coréen a été causé par un tir de torpille depuis un sous-marin nord-coréen. Pyongyang s'insurge et menace.
Publié le 20/05/2010
Les deux Corée voient rouge en Mer jaune
Des navires militaires du Sud ont procédé à des tirs de semonce contre des patrouilleurs du Nord près de la frontière maritime contestée entre les deux Corée. Nouveau signe de tension après le mystérieux naufrage d'une corvette sud-coréenne.
Publié le 16/05/2010
Le communiqué de Pyongyang menace de répondre à d'éventuelles représailles de la part de Séoul par "le gel total" des relations inter-coréennes, l'abrogation du pacte de non-agression et l'arrêt de toute coopération entre les deux pays. Et il fait la part belle à la rhétorique guerrière : "le groupe fantoche a créé une situation d'une telle gravité dans la péninsule coréenne qu'une guerre pourrait éclater dès maintenant", ajoute-t-il, se référant au gouvernement sud-coréen et reprenant une menace communément brandie par le Nord.
La menace de nouvelles sanctions contre le Nord
Pyongyang avait déjà démenti jeudi être impliqué dans le naufrage de la corvette de 1200 tonnes, au large de l'île de Baengnyeong, à la frontière maritime (toujours contestée) entre les deux pays, après la publication d'un rapport d'une commission d'enquête internationale, selon laquelle celui-ci avait été provoqué par une torpille tirée par un sous-marin nord-coréen. 46 marins sud-coréens avaient été tués dans le naufrage.
Si le gouvernement de Séoul semble avoir écarté toute riposte militaire, de peur de déclencher un conflit majeur, il pourrait en revanche saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour demander de nouvelles sanctions contre le Nord. Le président sud-coréen, Lee Myung-Bak, a convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité nationale, pour la première fois depuis presque un an, pour discuter des sanctions à prendre contre Pyongyang. Washington a prévenu pour sa part que "l'agression" nord-coréenne aurait "sans aucun doute des conséquences". Le Pentagone mène des "consultations étroites avec les Sud-Coréens pour déterminer la voie à suivre", a assuré le secrétaire à la Défense Robert Gates, en précisant "qu'il revenait en premier lieu aux Sud-Coréens de décider quelles sont les suites à donner" à cet incident.
Dans l'immédiat, "la Commission d'armistice militaire du Commandement des Nations-Unies va vérifier les résultats de l'enquête (internationale) et protester énergiquement contre le Nord", a déclaré un responsable gouvernemental sud-coréen anonyme, cité par l'agence Yonhap. La Commission "pourrait ensuite proposer une enquête conjointe avec la Corée du Nord", à condition que Pyongyang participe sincèrement et n'en profite pas à des fins de propagande.
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