© AFP/R.RahmanL'armée thaïlandaise a annoncé jeudi le déploiement de blindés aux points de contrôle entourant le campement érigé par les manifestants antigouvernementaux dans le centre de Bangkok. Les militaires ont fermé les principaux axes menant au quartier commerçant de la capitale occupé depuis plusieurs semaines par les "chemises rouges", partisans dans l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra. De leur côté, ignorant la fin de l'ultimatum lancé la veille par l'armée, les leaders de la contestation, qui exigent la démission du Premier ministre Abhisit Vejjajiva et la convocation d'élections anticipées, ont exhorté leurs partisans à les rejoindre dans leur campement fortifié. "Nous sommes venus ici comme des lions, nous devons partir comme des lions", a lancé l'un des chefs de file des manifestants à la foule. "S'il vous plaît, venez et aidez nous à renforcer notre fort".
L'armée ouvre le feu à Bangkok
Les violences ont repris ce vendredi après une nuit d'affrontements. On compte au moins 10 morts et plus d'une centaine de blessés, dont trois journalistes. Le quartier où les "chemises rouges" sont retranchées est bouclé.
Publié le 14/05/2010
Thaïlande : l'état d'urgence étendu à quinze autres provinces
L'armée a fermé les accès au quartier de Bangkok occupé depuis plusieurs semaines par les "chemises rouges". Par ailleurs, un général, qui a choisi le camp antigouvernemental, a été grièvement blessé à la tête par une balle.
Publié le 13/05/2010
Bangkok: le bilan revu à la baisse, mais la tension reste vive
Le bilan de la série d'attaques à la grenade qui a frappé le quartier financier de Bangkok a été revu à la baisse vendredi, les secours faisant état d'un mort au lieu de trois.
Publié le 23/04/2010
Séries d'explosions à Bangkok, trois morts
Trois personnes ont été tuées et au moins 70 blessées jeudi soir à proximité du quartier financier de Bangkok dans une série d'attaques à la grenade.
Publié le 22/04/2010
Menace de coup de force à Bangkok
Depuis les affrontements meurtriers entre manifestants antigouvernementaux et armée thaïlandaise à Bangkok, un calme précaire régnait. Désormais, l'armée menace, et ordonne aux manifestants de partir.
Publié le 22/04/2010
Bangkok sous tension après des affrontements meurtriers
Un calme tendu règne depuis dimanche matin dans la capitale, après la trêve annoncée par l'armée, qui a reconnu son incapacité à reprendre le contrôle des rues aux manifestants antigouvernementaux.
Publié le 11/04/2010
Violences aux abords de Khao San Road à Bangkok : 15 morts
La manifestation des "chemises rouges" a dégénéré samedi en Thaïlande quand l'armée est intervenue. Les militaires se sont repliés alors que les heurts se déplaçaient vers la très touristique Khao San Road.
Publié le 10/04/2010
L'état d'urgence décrété à Bangkok
Des coups de feu ont été tirés dimanche autour du ministère thaïlandais de l'Intérieur peu après la mise en place de l'état d'urgence.
Publié le 12/04/2009
Les autorités ont annoncé mercredi qu'elles envisageaient de couper l'électricité, d'interrompre l'approvisionnement en vivres et de fermer les points d'accès aux campements des "chemises rouges". Mais le gouvernement thaïlandais est confronté à un dilemme sur la manière de déloger les milliers de manifestants, dont des femmes et des enfants, qui se sont retranchés derrière des barricades faites de pneus et de bambous sur un périmètre d'environ trois kilomètres carrés. Abhisit a retiré mercredi son offre d'organiser des élections législatives le 14 novembre, soit un an avant la date prévue. Les manifestants, pour la plupart partisans de Thaksin Shinawatra renversé par un coup d'Etat en 2006, avaient accepté ce calendrier mais ont posé depuis d'autres conditions. Ils exigent notamment que le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban, accusé d'être responsable des affrontements violents ayant fait 25 morts le 10 avril, se rende à la police.
Divisions au sein des "chemises rouges"
Alors que le conflit s'enlise, des divisions se font progressivement jour au sein des "chemises rouges" entre la frange dure composée d'anciens communistes et une mouvance plus modérée de personnalités aspirant à des responsabilités politiques. Certains, redoutant d'aller en prison si le mouvement s'arrête, plaident pour une intensification des manifestations afin de s'assurer une victoire sans discussion.
"Une majorité de personnes veulent que cela s'arrête mais elles sont sceptiques parce que le gouvernement ne peut pas garantir notre sécurité", explique un des leaders du mouvement. "Le problème est que certains d'entre nous font face à de graves accusations et le gouvernement ne montre aucun signe de clémence envers nous. Quelques-uns veulent continuer le combat parce que nous sommes déjà allés loin".
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