© AFP / R. RahmanLa mort de deux policiers, vendredi soir à Bangkok, ravive les craintes en Thaïlande où les dirigeants de la contestation semblaient prêts à appeler à l'arrêt des manifestations de rue après près de deux mois de crise. Les deux attaques se sont produites dans le quartier de Silom Road. Le premier policier a été tué juste avant minuit par un tireur circulant à moto ; le second a été semble-t-il victime d'une grenade deux heures plus tard.
Pouvez-vous partir sereinement en Thaïlande ?
Même si les touristes ne sont pas menacés par les face-à-face quotidiens et souvent violents entre "chemises rouges" et forces de l'ordre, certains pays déconseillent les voyages dans toute la Thaïlande. La France se limite pour l'instant à Bangkok, la capitale.
Publié le 04/05/2010
Thaïlande : l'ultimatum des "chemises rouges"
Les partisan pro-Thaksin promettent de marcher lundi vers le camp militaire où le gouvernement s'est retranché pour en réclamer la chute et exiger la convocation d'élections parlementaires dans les 24 heures.
Publié le 14/03/2010
Thaïlande : les "chemises rouges" versent leur sang
<b> Vidéo -</b> Les partisans de l'ex Premier ministre Thaksin Shinawatra ont répandu 300 litres de leur propre sang devant le siège du gouvernement en place, dont ils exigent le départ.
Publié le 16/03/2010
Le quartier de Silom Road, qui abrite des hôtels et des bars fréquentés par les touristes, se trouve à 50 mètres seulement de l'entrée de la zone où sont retranchés les manifestants anti-gouvernementaux depuis le début du mois d'avril. Les "chemises rouges", qui réclament la démission du gouvernement, ont condamné ces violences et démenti toute responsabilité. "Nous ne sommes pas impliqués dans ce qui s'est passé la nuit dernière", a assuré Weng Tojirakarn, l'un des chefs de la contestation.
"Tout le monde doit y mettre du sien"
Mais après une semaine relativement calme dans la capitale thaïlandaise, ces incidents risquent de raviver les tensions au moment où les opposants au Premier ministre Abhisit Vejjajiva envisageaient un compromis pour mettre fin à la crise qui a fait une trentaine de morts et un millier de blessés. Les "rouges", dont beaucoup se revendiquent de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, avaient réuni jusqu'à 100.000 personnes à Bangkok mi-mars, avant de dresser des barricades de bambous acérés et de pneus imprégnés de liquides inflammables autour d'un vaste quartier de la capitale.
La feuille de route pour la réconciliation proposée par Abhisit Vejjajiva, comprenant des législatives anticipées le 14 novembre, avait reçu mardi un accueil positif des "chemises rouges". Et jeudi, le Premier ministre avait promis de dissoudre la chambre basse du Parlement dans la deuxième quinzaine de septembre, ouvrant la voie à des élections anticipées dans l'espoir de vaincre la méfiance de manifestants.
Mais les différentes parties tentent toujours de surmonter leurs divergences sur la date de la dissolution du parlement, avant la tenue du scrutin législatif. "Nous avons besoin de la coopération de tout le monde pour que la paix revienne en Thaïlande", a souligné vendredi le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban. "Tout le monde doit y mettre du sien pour éviter la violence". Compliquant encore un peu plus la situation, les ennemis jurés des "rouges", les "chemises jaunes" royalistes théoriquement favorables à Abhisit, ont dénoncé sa faiblesse et exigé qu'il annule les élections anticipées.
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