Thaïlande : l'ultimatum aux "chemises rouges"

Par TF1 News (d'après agence), le 09 mai 2010 à 08h32 , mis à jour le 09 mai 2010 à 08h40

Le Premier ministre a demandé aux manifestants qui occupent le centre de Bangkok de donner une réponse claire sur la fin de leur mouvement d'ici lundi.

[Expiré] [Expiré] bangkok-chemises-rouges-armée-thaïlande © AFP/R.Rahman

"Si vous êtes sincères et voulez joindre le plan de réconciliation, n'attendez pas", a déclaré Abhisit Vejjajiva, le Premier ministre thaïlandais, lors d'une émission télévisée, à l'adresse des manifestants qui occupent le centre de Bangkok. "Il doit y avoir une réponse claire d'ici demain (lundi) afin que la coopération (...) puisse progresser", a-t-il ajouté. Le chef du gouvernement a assuré que son gouvernement disposait d'un "plan de rechange" dont il n'a pas précisé la teneur si les "chemises rouges" refusaient de mettre fin à leur mouvement, qui dure depuis deux mois.

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Gouvernement et manifestants avaient assuré samedi qu'ils tiendraient le cap des négociations en cours pour sortir de la crise, malgré une nouvelle éruption de violences qui a tué deux policiers et fait douze blessés à Bangkok dans la nuit de vendredi à samedi. Ces nouvelles violences, qui n'ont été pour l'instant ni attribuées ni revendiquées, portent à 29 morts et près de 1.000 blessés le bilan de cette crise, la plus grave en Thaïlande depuis 1992.
 
Solution pacifique
 
La feuille de route du Premier ministre comprend notamment une dissolution de la chambre basse pendant la deuxième quinzaine de septembre, et des élections législatives anticipées le 14 novembre. Les "rouges" avaient indiqué mardi dernier accepter ce plan, mais avaient refusé de se disperser avant d'obtenir des garanties fortes de son application. "Les terroristes pourraient mener des attaques contre les manifestants, voire les leaders", a insisté Abhisit. "Les écoles vont rouvrir, les parents sont inquiets sur la sécurité de leurs enfants", a-t-il ajouté en référence à la rentrée scolaire dans une semaine.
 
Evoquant la question de la possible amnistie des responsables des "chemises rouges" poursuivis par la justice, le Premier ministre a tenté de rassurer son camp. "Le gouvernement ne fera pas de compromis avec les terroristes. J'affirme qu'il n'y a pas d'amnistie dans le plan de réconciliation. Ceux qui ont violé la loi feront l'objet d'une action légale", a-t-il martelé.
 
Les ambassadeurs des pays de l'Union européenne à Bangkok ont "condamné" les violences samedi. "Nous appelons l'ensemble des acteurs à éviter toute violence et espérons qu'une solution pacifique pourra être rapidement trouvée pour ramener la Thaïlande sur la voie de la réconciliation nationale, de la prospérité et de la stabilité", ont-ils écrit.

Par TF1 News (d'après agence) le 09 mai 2010 à 08:32
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1 Commentaires

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  • paitoon, le 09/05/2010 à 10h24

    Comment Abhisit peut-il espérer que les rouges vont accepter son compromis sans amnistie alors que les jaunes bénéficient d'une amnistie de fait après avoir envahi le parlement et bloqué l'aéroport pendant une semaine il y a quelques mois ? Pas un seul leader jaune (du PAD) n'a été inquiété depuis. C'est deux poids, deux mesures, comme toujours dans le système thai actuel et c'est précisément ce dont tous les pauvres et les ruraux qui sont derrière les rouges ne veulent plus.

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