Birmanie : fausses "élections" pour vraie junte

le 06 novembre 2010 à 05h45 , mis à jour le 07 novembre 2010 à 06h50

Pour la première fois depuis 1990, les Birmans sont appelés aux urnes ce dimanche lors de législatives jouées d'avance pour les militaires en place. Aung San Suu Kyi, toujours en résidence surveillée, boycotte le scrutin

[Expiré] [Expiré] Birmanie élections vote urnes © AFP PHOTO/Soe Than WIN

 
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  • 18 mois de résidence surveillée pour Aung San Suu Kyi

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Vingt ans après les dernières élections dont le résultat n'avait pas été respecté, quelque 29 millions de Birmans sont appelés ce dimanche à désigner leur nouveau parlement national et leurs assemblées régionales. Cette élection est qualifiée de mascarade en Occident, même si certains analystes la considèrent comme un premier pas, même tout petit, vers une évolution du régime du généralissime Than Shwe.
 
37 partis brigueront les 1.160 sièges à travers le pays. Mais les deux tiers des candidats représentent en fait les deux formations pro-junte, le Parti de la solidarité et du développement de l'Union (USDP), créé de toutes pièces par les militaires au pouvoir, et le Parti de l'unité nationale (NUP), proche du régime du général Ne Win, renversé en 1988. Un quart des sièges ont été par ailleurs réservés aux militaires en activité. Et de nombreux officiers ont abandonné l'uniforme pour se présenter et contribuer à la mutation civile apparente du régime. Ni les observateurs ni les journalistes étrangers n'ont été invités.

Aung San Suu Kyi libérée après ?
 
Au-delà des critiques contre une campagne muselée, c'est Aung San Suu Kyi qui manque le plus au scrutin. La lauréate du prix Nobel de la paix 1991 pourrait être libérée dans quelques jours, après sept ans ininterrompus de résidence surveillée, et 15 ans de privation de liberté au total sur les 21 dernières années.

Mais elle semble plus isolée que jamais après la décision de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), de boycotter ces élections. La LND avait remporté le scrutin de 1990 sans jamais accéder au pouvoir. A la suite de son refus de présenter des candidats, elle a été dissoute, ce qui a provoqué le départ de transfuges vers une nouvelle formation, la Force démocratique nationale (NDF). Même si celle-ci participe donc au scrutin, elle aura néanmoins du mal à exister sans la charismatique "Dame" de Rangoun.

le 06 novembre 2010 à 05:45
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3 Commentaires

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  • moosehead25, le 07/11/2010 à 14h29

    Ce pays était plus riche que la Thaïlande à son indépendance. Les généraux cyniques et corrompus s'en mettent ouvertement pleins les poches, la population vit dans la misère et 10% d'entre elle flique le reste. Qule rapport avec la France, Chongtak ? Vous dites n'importe quoi !

  • emmareade, le 07/11/2010 à 12h34

    "Ce n'est qu'un avant goût de la France dans 50 ans." .. Au lieu de mettre des commentaires comme celui-là, ce genre d'article devrait plutôt vous inciter à reconnaître la chance que vous avez de vivre dans un pays démocratique! Ces pauvres gens n'ont aucune chance, pour eux juste avoir un droit de vote qui serait respecté est encore utopique ..

  • chongtak, le 07/11/2010 à 11h07

    Pas de commentaires? Ca ne vous choque pas? Ce n'est qu'un avant gout de la France dans 50 ans.

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