Le président chinois en visite d'Etat en France

Par TF1 News (d'après agence), le 03 novembre 2010 à 16h21 , mis à jour le 04 novembre 2010 à 08h45

Nicolas Sarkozy accueille Hu Jintao à partir de jeudi. Visite au cours de laquelle il tentera d'obtenir son soutien pour sa présidence du G20, plusieurs contrats seront signés mais il est moins sûr que soit évoqué le sort du prix Nobel de la paix.

Hu Jintao et Nicolas SarkozyHu Jintao et Nicolas Sarkozy

C'est la première visite en France de Hu Jintao, le président chinois. Elle fait suite à celle du président Sarkozy en Chine, en avril dernier, qui avait scellé la réconciliation franco-chinoise, après plusieurs mois de brouille sur la question du Tibet et du dalaï lama.

  • Hu Jintao a quitté la France

    Au terme d'une visite de 2 jours, le président chinois a quitté Nice samedi matin à destination du Portugal. Bilan pour la France : 20 milliards de contrats signés, la question des droits de l'homme tout juste abordée.

    Publié le 06/11/2010 Hu Jintao a quitté la France
  • Sarkozy dit avoir parlé "droits de l'homme" avec le président chinois

    Le chef de l'Etat a affirmé à la presse avoir parlé des droits de l'homme avec son homologue chinois, vendredi à Nice, au deuxième jour de la visite d'Etat de Hu Jintao en France. Mais l'économie est restée le principal sujet abordé.

    Publié le 05/11/2010 Sarkozy dit avoir parlé "droits de l'homme" avec le président chinois
  • Après Paris, Hu Jintao à Nice pour parler G20

    Après une première journée bilatérale ponctuée par la signature de juteux contrats, le président chinois est arrrivé vendredi après-midi à Nice pour de nouveaux entretiens avec Nicolas Sarkozy.

    Publié le 05/11/2010 Après Paris, Hu Jintao à Nice pour parler G20
  • Des manifestants réussissent à "s'approcher" du président chinois

    Une vingtaine de militants de Reporters sans frontières ont crié "Libérez Liu Xiaobo", le prix Nobel de la Paix 2010, au passage du convoi du président chinois Hu Jintao sur les Champs-Elysées. Six personnes ont été brièvement interpellées.

    Publié le 05/11/2010 Des manifestants réussissent à "s'approcher" du président chinois
  • France-Chine : "Les concessions, une spécialité française, pas chinoise"

    <b> Décryptage -</b> Alors que le président chinois Hu Jintao est reçu en grande pompe par Nicolas Sarkozy pour une visite à forte connotation économique, Jean-Vincent Brisset, spécialiste du monde chinois, explique sur TF1 News pourquoi la France a mis de côté les droits de l'homme.

    Publié le 04/11/2010 France-Chine : "Les concessions, une spécialité française, pas chinoise"
  • France-Chine : la moisson du silence

    Pékin a prévenu : le sort du prix Nobel de la paix 2010 n'est "pas à aborder" lors de la visite depuis jeudi du président chinois en France. Conséquence, Paris a obtenu ce qu'elle voulait : une pluie de contrats et le soutien de la Chine pour sa présidence du G20.

    Publié le 04/11/2010 France-Chine : la moisson du silence
  • Rencontrer le dalaï lama ? Exportations en baisse avec la Chine !

    Selon une étude allemande, les pays dont les dirigeants ont rencontré le leader tibétain ont vu leurs exportations vers la Chine fondre de plus de 8% pendant deux ans.

    Publié le 04/11/2010 Rencontrer le dalaï lama ? Exportations en baisse avec la Chine !
  • Sarkozy et Hu Jintao enterrent la brouille sur le Tibet

    Après la querelle provoquée par la question tibétaine, le chef de l'Etat a rencontré son homologue chinois mercredi soir à Londres, en marge du sommet du G20.

    Publié le 02/04/2009 Sarkozy et Hu Jintao enterrent la brouille sur le Tibet
  • Hu Jintao en "chat" : 2 questions et puis s'en va !

    Alors que 200 questions avaient été postées par les internautes, Hu Jintao n'a répondu qu'à deux d'entre elles. Il a principalement évoqué sa pratique de la toile.

    Publié le 20/06/2008 Hu Jintao en "chat" : 2 questions et puis s'en va !
  • Hu Jintao, l'énigme tranquille

    Hu Jintao, 59 ans, est devenu vendredi le secrétaire général du parti communiste de son pays. Le nouveau numéro un chinois est de l'avis unanime un homme brillant mais opaque.

    Publié le 15/11/2002 Hu Jintao, l'énigme tranquille
Plus d'infos

 
Lors de cette visite de trois jours, Nicolas Sarkozy tentera d'obtenir le soutien de Pékin pour sa présidence du G20 qui débutera le 13 novembre et qui doit débattre d'une réforme du système monétaire international. Dans un contexte de crise économique mondiale, Paris a répété ces derniers mois que sans Pékin, dont le rôle sur l'économie mondiale est "décisif et majeur", "il n'y a pas de solution". Alors que les pays occidentaux, pénalisés dans leurs exportations par un yuan trop faible, font pression sur la Chine pour qu'elle apprécie sa monnaie, la France tentera de rallier la Chine à ses ambitions pour le G20, sans braquer un partenaire soucieux d'indépendance en matière financière.
  
Lors du sommet Union européenne/Asie, les 4 et 5 octobre à Bruxelles, l'Europe avait accentué sa pression sur Pékin pour une réévaluation du yuan. Au contraire, Nicolas Sarkozy s'était efforcé de calmer le jeu avec les Chinois, préparant ainsi le terrain à une approche conciliante avec Pékin. "La politique de change de la Chine est cohérente et responsable", a réaffirmé Hu Jintao dans son entretien au Figaro, ajoutant que le yuan s'est apprécié de 23,7% entre 2005 et 2010.
 
Des colombes pour le Nobel de la paix
 
Le volet économique de la visite portera aussi sur la signature annoncée de plusieurs contrats dans l'aéronautique, le nucléaire civil et l'environnement. La France espère notamment vendre à Pékin une centaine d'Airbus. Les Echos évoquait mardi de gros contrats pour le groupe nucléaire Areva. Outre des avancées sur la vente de deux réacteurs nucléaires de nouvelle génération EPR, il pourrait engranger un accord de 3 milliards de dollars avec l'électricien chinois CGNPC pour la fourniture d'uranium.
 
Concernant le prix Nobel de la paix au dissident chinois Liu Xiaobo emprisonné depuis 2009, Paris a fait profil bas jusqu'alors et devrait poursuivre dans cette voie. Seul le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a réagi, appelant à la libération du dissident. Le Parti socialiste a dénoncé le silence de Nicolas Sarkozy qui "déshonore la diplomatie française".

L'organisation Human Rights Watch a aussi appelé Nicolas Sarkozy à "demander la libération du prix Nobel et la fin du placement en résidence surveillée de sa femme, Liu Xia, et ce avant la cérémonie de remise du prix à Oslo le 10 décembre
2010". De son côté, l'association Reporters sans frontières organise une action en faveur de Liu Xiaobo jeudi midi dans le centre de Paris, où des colombes, symboles de la paix, seront lachées.

Par TF1 News (d'après agence) le 03 novembre 2010 à 16:21
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

8 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • magicube222, le 04/11/2010 à 22h54

    Il n'est plus à un mensonge près maintenant. En plus, comme certains l'ont bien dit : il y a peur être du fric à gratter au passage! Alors les nobles idées on s'en tape un peu quoi! J'ai honte de ce que devient mon pays!

  • sambrest, le 04/11/2010 à 13h37

    En langage moins diplomatique : la France va s'aplatir devant la Chine. en mai 2007, Monsieur Sarkozy disait pourtant que la France serait toujours du côté des opprimés. cela fait donc un mensonge de plus.

  • sambrest, le 04/11/2010 à 13h36

    Lol!

  • froggyb, le 04/11/2010 à 12h44

    @gg92: J'en doute, mais si on peut leur vendre des Airbus et des centrales nucléaires, c'est bon pour notre pays et notre économie!

  • gg92, le 04/11/2010 à 11h29

    C'est sûr, c'est le commerce qui compte, on va peut être avoir des ristournes sur les produits Français qui sont maintenant fabriqués en Chine.

  • slot35, le 04/11/2010 à 10h49

    Vive le tibet libre et vive le prix Nobel

  • rose-marie54, le 04/11/2010 à 09h12

    Ce qui compte c'est le commerce,on en à bien besoin,les états d'ame ,laissont les aux placards,cela ne nous donnent pas de travail

  • jghttc, le 04/11/2010 à 08h10

    Le président chinois et Mme Merckel, sont les deux seuls chefs d'états, au monde, qui par leur taille, ont le privilège de pouvoir se permettre de parler les "yeux dans les yeux" avec M.Sarkozy !

Lire tous les commentaires

      logAudience