Situation "stable" Deux semaines après le plus grand séisme de l'histoire du Japon et l'énorme tsunami qui a suivi, la situation est toujours très critique à la centrale nucléaire de Fukushima, gravement endommagée. Deux semaines après le plus grand séisme de l'histoire du Japon et l'énorme tsunami qui a suivi, la situation est toujours très critique à la centrale nucléaire de Fukushima, gravement endommagée. L'eau courante est de nouveau utilisable pour les bébés à Tokyo... mais pas dans deux préfectures voisines où les taux de radiation sont jugés trop importants. De nombreux aliments sont interdits à la vente et les magasins sont dévalisés. L'électricité a été rétablie en partie dans salle de contrôle du réacteur 1 de la centrale nucléaire. Les techniciens essaient de remettre en service une pompe pour abandonner l'usage de l'eau de mer, très corrosive, pour refroidir le réacteur n°3. Deux fortes répliques ont ébranlé le Japon mercredi, touchant notamment la région de la centrale accidentée de Fukushima. Dans la centrale même, la situation reste chaotique : une fumée noire s'est élevée du bâtiment abritant le réacteur 3, imposant l'évacuation du personnel. Le Japon a interdit mercredi certains légumes à la consommation en raison d'un risque de contamination radioactive et les Etats-Unis ont bloqué leurs importations de lait et de produits frais en provenance des alentours de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima. La France a demandé à Bruxelles d'imposer un "contrôle systématique" sur les importations de produits frais en provenance du Japon. Une demande faite alors que des traces de radioactivité ont été à nouveau mesurées das des aliments au Japon. La salle de contrôle du réacteur 3, endommagé, a été remise sous tension. Une opération nécessaire pour le refroidissement du combustible. De leur côté, les autorités internationales s'inquiètent d'une émission de radioactivité dont on ignore la source. Le gouvernement japonais se veut rassurant malgré les fumées qui se sont échappées de réacteurs endommagés de la centrale nucléaire, et malgré les traces de radioactivité. Une extension de la zone d'évacuation au-delà des 20 km n'est pas à l'ordre du jour. Radioactivité dans l'eau de mer, appels à des contrôles sur le poisson : les possibles effets de l'accident nucléaire de Fukushima menacent la chaîne alimentaire, après les inquiétudes déjà exprimées sur l'eau du robinet et les légumes dans les zones voisines de la centrale. U2, Rihanna et Justin Bieber font un album pour le Japon. Lou Reed va participer à un concert pour les victimes du séisme et du tsunami. De la fumée s'est échappée lundi de deux réacteurs de la centrale nucléaire japonaise endommagée, provoquant l'évacuation du personnel. Par ailleurs, la vente de certains aliments a été interdite dans la région de Fukushima. Une partie du personnel présent dans la centrale a reçu un ordre d'évacuation, alors que de la fumée a commencé à s'échapper du réacteur 3, l'un des plus endommagés par le séisme et le tsunami. Le dégagement de fumée a cessé, mais un incident similaire a aussitôt affecté le réacteur n°2. Alors que les techniciens de la centrale nucléaire de Fukushima tentent toujours de maîtriser les conséquences des dégâts nés du séisme, des sondages sur la sortie du nucléaire en France, l'un commandé par EDF, l'autre par Europe Ecologie, donnent des résultats radicalement opposés. Les Japonais suivent avec inquiétude le nuage issu de la centrale de Fukushima, que les vents poussent vers le sud, alors que des traces de radioactivité ont été décelées dans des aliments et que la consommation de l'eau du robinet est déconseillée dans les communes proches de la centrale. La Tepco a reconnu ne pas avoir effectué tous les contrôles sur la centrale nucléaire. Parmi les éléments n'ayant pas été inspectés figurent notamment un moteur et un générateur électrique d'appoint pour le réacteur n°1. Or la rupture de l'approvisionnement électrique est à l'origine de la crise. Plus d'une semaine après le séisme le plus fort jamais enregistré au Japon et l'énorme tsunami qui l'a suivi, le bilan est de plus de 8.000 morts et 12.000 disparus. Une grand-mère de 80 ans et son petit-fils de 16 ans ont été découverts dimanche dans les décombres de leur maison qui s'est effondrée le 11 mars lors du séisme le plus meurtrier au Japon depuis 1923. Le Japon a suspendu la vente de produits alimentaires provenant de la région de la centrale de Fukushima, en raison des risques de contamination radioactive. Tout humain est soumis à un rayonnement nucléaire d'origine naturelle et artificielle. Mais à partir de quelle dose commence le risque pour la santé ? Et quelles sont les doses subies par les sauveteurs de Fukushima ? Mus par un sentiment du devoir, quelques dizaines de travailleurs de la centrale de Fulushima tentent de contenir la catastrophe nucléaire en cours. Au péril de leur vie. Les travailleurs de Fukushima ont reçu en seulement deux jours l'équivalent du maximum de radioactivité admissible en une année. Le courage des équipes suscite l'admiration au Japon.
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Plus de peur que de mal ? Après l'alerte donnée en raison d'un dégagement de fumée lundi matin, l'Autorité américaine de régulation nucléaire (NRC) a estimé finalement que la situation "semblait stabilisée dans les réacteurs 1, 2 et 3", de la centrale nucléaire de Fukushima. "Aujourd'hui la situation semble stable pour les réacteurs 1, 2 et 3 (...) grâce à l'injection d'eau de mer pour les refroidir", a affirmé Bill Borchardt, directeur exécutif de la NRC lors d'une audience publique. Le responsable a toutefois reconnu que "de la fumée grise s'était échappée du réacteur 3" lundi, provoquant une évacuation du personnel. "La cause de cette fumée n'est pas connue mais nous savons qu'il n'y a pas augmentation de la température ni de la radioactivité", a ajouté M. Borchardt.
Le point sur l'état de la centrale
Le réacteur 3 a subi les plus lourds dégâts après le séisme et le tsunami du 11 mars : le toit du bâtiment supérieur a été entièrement détruit par une forte explosion la semaine dernière en raison d'une accumulation d'hydrogène consécutive à des opérations de dépressurisation. Le réacteur 3 est le plus inquiétant car il contient du combustible MOX, mélange d'oxydes de plutonium et d'uranium issu de produits de recyclage, dont les rejets sont considérés comme plus nocifs que ceux provenant d'un combustible à base d'uranium.
Un diagnostic difficile à établir
L'état de la centrale Fukushima 1 met le gouvernement à rude épreuve depuis le séisme, à cause d'une série d'avaries, d'explosions et d'incendies qui menacent de dégénérer en catastrophe nucléaire. Des militaires et pompiers arrosent régulièrement une partie des six réacteurs dont le combustible est en état de surchauffe, tandis que les techniciens tentent de rétablir les fonctions vitales du site, notamment les stations de pompage d'eau et le système de refroidissement. Les six réacteurs ont ainsi été connectés à l'alimentation électrique, mais les équipements doivent être testés par les techniciens avant d'être alimentés, pour éviter un court-circuit. Selon la télévision publique NHK, ces vérifications pourraient encore prendre deux à trois jours. Voire plus, en fonction de la gravité de l'incident de ce lundi avec ce nouveau dégagement de fumée... Le système de refroidissement du seul réacteur 5, à l'arrêt pour maintenance lors du séisme et qui n'a pas subi d'explosion, fonctionne pour sa part normalement. Et un responsable de l'Agence de sûreté nucléaire a annoncé que la salle de contrôle du réacteur 2 pourrait être remise en service dès lundi. "Il est possible que certains équipements puissent fonctionner aujourd'hui, comme par exemple le système de climatisation et de ventilation", a-t-il expliqué.
Des équipes de secours soumises aux radiations
Mais ces opérations exigent plus de temps que prévu et forcent les travailleurs à oeuvrer dans des conditions extrêmement difficiles, notamment à cause du niveau élevé de radioactivité. Sept secouristes de Fukushima ont déjà été exposés à des niveaux de radiations supérieurs à 100 millisieverts, le seuil à partir duquel augmente le risque de développer un cancer plus tard. Le gouvernement a d'ores et déjà annoncé que Fukushima Daiichi serait définitivement fermée après le règlement de la crise. Selon le journal Asahi Shimbun, l'opérateur Tepco prévoit qu'il faudra une dizaine d'années avant de démanteler complètement la centrale, en raison du niveau élevé des radiations.
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