De la fumée s'échappant du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima (23/03/2011) © TF1/LCIRéacteur n°3 : reprise du travail Aucune hausse anormale de la radioactivité n'a été mesurée mercredi, jour du passage du nuage radioactif japonais en France, par les 170 balises de contrôle de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon le 11 mars ont fait plus de 25.000 morts confirmés et disparus, selon un nouveau bilan de la police publié mercredi. Des masses d'air contaminées lors de l'accident nucléaire survenu à la centrale de Fukushima au Japon sont arrivées au-dessus de la France métropolitaine ce mercredi. Avec un risque nul pour la population, assurent les autorités, et des conséquences indécelables en termes de radioactivité. Le gouvernement japonais se veut rassurant malgré les fumées qui se sont échappées de réacteurs endommagés de la centrale nucléaire, et malgré les traces de radioactivité. Une extension de la zone d'évacuation au-delà des 20 km n'est pas à l'ordre du jour. De la fumée s'est échappée lundi de deux réacteurs de la centrale nucléaire japonaise endommagée, provoquant l'évacuation du personnel Finalement, la situation semble s'être stabilisée, affirme un repsonsable américain. Une partie du personnel présent dans la centrale a reçu un ordre d'évacuation, alors que de la fumée a commencé à s'échapper du réacteur 3, l'un des plus endommagés par le séisme et le tsunami. Le dégagement de fumée a cessé, mais un incident similaire a aussitôt affecté le réacteur n°2. Alors que les techniciens de la centrale nucléaire de Fukushima tentent toujours de maîtriser les conséquences des dégâts nés du séisme, des sondages sur la sortie du nucléaire en France, l'un commandé par EDF, l'autre par Europe Ecologie, donnent des résultats radicalement opposés. Les Japonais suivent avec inquiétude le nuage issu de la centrale de Fukushima, que les vents poussent vers le sud, alors que des traces de radioactivité ont été décelées dans des aliments et que la consommation de l'eau du robinet est déconseillée dans les communes proches de la centrale. La Tepco a reconnu ne pas avoir effectué tous les contrôles sur la centrale nucléaire. Parmi les éléments n'ayant pas été inspectés figurent notamment un moteur et un générateur électrique d'appoint pour le réacteur n°1. Or la rupture de l'approvisionnement électrique est à l'origine de la crise. Plus d'une semaine après le séisme le plus fort jamais enregistré au Japon et l'énorme tsunami qui l'a suivi, le bilan est de plus de 8.000 morts et 12.000 disparus. Une grand-mère de 80 ans et son petit-fils de 16 ans ont été découverts dimanche dans les décombres de leur maison qui s'est effondrée le 11 mars lors du séisme le plus meurtrier au Japon depuis 1923. Le Japon a suspendu la vente de produits alimentaires provenant de la région de la centrale de Fukushima, en raison des risques de contamination radioactive. Tout humain est soumis à un rayonnement nucléaire d'origine naturelle et artificielle. Mais à partir de quelle dose commence le risque pour la santé ? Et quelles sont les doses subies par les sauveteurs de Fukushima ? Mus par un sentiment du devoir, quelques dizaines de travailleurs de la centrale de Fulushima tentent de contenir la catastrophe nucléaire en cours. Au péril de leur vie. Un taux d'iode radioactif dépassant la limite légale admise pour les bébés a été mesuré dans l'eau du robinet de Tokyo. Selon notre correspondant sur place, la population boycotte les produits alimentaires locaux et le Japon est menacé de pénurie alimentaire. Pour Agnès Buzyn, présidente de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, le nuage radioactif en provenance du Japon ne devrait avoir aucun incidence particulière sur la santé et l'environnement en France. Les travailleurs de Fukushima ont reçu en seulement deux jours l'équivalent du maximum de radioactivité admissible en une année. Le courage des équipes suscite l'admiration au Japon. <b>Premières images - </b>Evoluant en combinaison de protection, inspectant les circuits à la torche électrique, les techniciens de Fukushima apparaissent pour la première fois aux yeux du monde.
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Le personnel de la centrale nucléaire de Fukushima a repris le travail jeudi pour tenter de refroidir le réacteur 3, après avoir interrompu cette opération la veille à cause d'une émanation de fumée noire, a annoncé l'agence de sûreté nucléaire japonaise. L'agence a ajouté que le dégagement de fumée avait cessé, sans pouvoir préciser toutefois l'origine de cet incident. Le réacteur 3 de la centrale est celui qui inquiète le plus les autorités car il a enduré des dommages particulièrement importants lors du tsunami du 11 mars et de l'explosion intervenue dans son bâtiment extérieur à cause d'une accumulation excessive d'hydrogène. Les pompiers ont repris l'arrosage du réacteur, afin de refroidir le combustible pour l'empêcher d'entrer en fusion et de rejeter des quantités importantes de radioactivité dans l'atmosphère.
Vers un abandon de l'eau de mer pour refroidir le réacteur ?
Les techniciens de l'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), essayent pour leur part de remettre en service une pompe afin d'alimenter le réacteur 3 en eau et d'en abaisser la température. "Les ouvriers espèrent abandonner le recours à l'eau de mer et utiliser cette pompe pour alimenter la piscine de rétention en eau courante", a déclaré un responsable. Ce réservoir est situé sous le réacteur qui lui-même est protégé par une enceinte de confinement. La salle de contrôle de ce réacteur est la première à avoir été partiellement remise sous tension mardi soir grâce à une alimentation externe qui a permis de relancer son éclairage.
Réacteur n°1 : l'électricité revient en salle de contrôle
L'électricité a été partiellement rétablie jeudi dans la salle de contrôle du réacteur 1. "A 11h30 (3h30 heure française), l'éclairage s'est allumé, mais nous ne sommes pas sûrs que cela signifie que le système de refroidissement pourra repartir", a déclaré un responsable de l'Agence de sûreté nucléaire.
Inquiétudes sur la pompe du réacteur n°5
Désormais, les six réacteurs ont été reconnectés au réseau électrique et les techniciens mènent des tests avant de remettre les équipements sous tension. Ils vont tenter de rétablir l'électricité dans la salle de contrôle du réacteur 2, a précisé l'agence de sûreté nucléaire. Mais les dispositifs de refroidissement des réacteurs 5 et 6, ceux qui ont le moins souffert, restent à l'heure actuelle les seuls à être opérationnels. Par ailleurs, la pompe permettant de refroidir le réacteur 5 s'est arrêtée mais devrait être rapidement remplacée.
Trois ouvriers de Fukushima irradiés
Mercredi, deux techniciens avaient été blessés en tentant de rétablir le courant dans le réacteur n°1, selon l'agence de presse Kyodo. Ce jeudi, c'est l'Agence japonaise de sûreté nucléaire qui annonce que trois ouvriers de la centrale nucléaire ont été blessés par des radiations, dont deux ont été hospitalisés.
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