Deux semaines après la catastrophe au Japon, la situation est toujours très critique à la centrale nucléaire de Fukushima, gravement endommagée. De l'eau radioactive a été décelée dans les bâtiments de 3 des 6 réacteurs. © TF1/LCI Des traces d'iode 131, imputables à des rejets radioactifs ont été détectées dans l'air en France, a annoncé mardi l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). L'origine de cette pollution est inconnue. Le 11 mars, des capteurs placés au fond de la mer, près des côtes japonaises, pour enregistrer les sons de la vie marine ont capté un bruit inédit : un grondement qui allait en s'accroissant... le bruit du séisme qui devait faire plus de 11.000 morts. Certaines centrales françaises, comme celle du Blayais, pourraient-elles être victimes d'un tsunami à l'image de ce qui s'est produit à Fukushima ? Quel est l'état du risque "tsunami" pour les côtes françaises ? Risques d'inondation, de séisme, de perte d'alimentation électrique : le réacteur EPR en construction dans la Manche va être étudié en priorité dans le cadre de l'audit national sur la sûreté nucléaire lancé en France après la catastrophe de Fukushima. Les militaires japonais ont entamé la recherche des corps des milliers de disparus qui seraient toujours sur la côte japonaise depuis le passage du tsunami. Mais près de la centrale de Fukushima, près d'un millier de corps irradiés semblent difficilement récupérables, et sont toujours sur place. De l'iode radioactif 131 a été découvert dans une nappe d'eau située à 15 mètres sous la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Pour autant, les autorités excluent d'augmenter le périmètre d'exclusion autour de la centrale accidentée. Premier chef d'Etat étranger en visite au Japon depuis le séisme, il est venu jeudi matin exprimer sa "solidarité", alors que la crise nucléaire persiste. Il compte demander une réunion des autorités de sûreté nucléaire des pays du G20 pour définir des normes internationales. Des traces d'iode radioactif, qualifiées "d'infimes", ont été décelées dans un échantillon de lait dans l'Etat de Washington. En Chine, des traces de radioactivité dues à la crise de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima sont désormais mesurables sur tout le territoire. La radioactivité enregistrée dans un village situé à 40 km de la centrale japonaise dépasse l'un des critères retenus pour l'évacuation des habitants, a annoncé mercredi l'Agence internationale de l'énergie atomique. Un taux d'iode radioactif plus de 3300 fois supérieur à la norme légale a été mesuré dans l'eau de mer au pied de la centrale nucléaire de Fukushima. Le gouvernement reconnaît qu'il ne peut pas dire quand la situation sera sous contrôle. La sécurité des installations nucléaires françaises n'a jusqu'à présent pas pris en compte le risque d'un "cumul" de catastrophes naturelles, comme le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon, a reconnu mercredi le patron de l'Autorité de sûreté nucléaire. La crainte des radiations dégagées par la centrale nucléaire accidentée au Japon pousse nombre d'Américains à prendre d'assaut les sites de vente de compteurs Geiger. Critiqué pour sa gestion de la crise nucléaire, le gouvernement japonais, rompant avec ses propos rassurants, se dit "en état d'alerte maximum". L'agence de sûreté nucléaire japonaise reconnaît de "fortes probabilités" de fuites radioactives de l'enceinte de confinement. Du plutonium a été détecté dans le sol à cinq endroits de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a annoncé l'opérateur du site, Tepco. De l'eau fortement radioactive a été découverte lundi à l'extérieur du réacteur 2 de la centrale de Fukushima. Mais le gouvernement assure qu'elle provient de la condensation de vapeur et non pas d'une fissure dans le réacteur. Une secousse de magnitude 6,5 s'est produite lundi matin au large du nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été brièvement émise. Aucune hausse anormale de la radioactivité n'a été mesurée mercredi, jour du passage du nuage radioactif japonais en France, par les 170 balises de contrôle de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Des masses d'air contaminées lors de l'accident nucléaire survenu à la centrale de Fukushima au Japon sont arrivées au-dessus de la France métropolitaine ce mercredi. Avec un risque nul pour la population, assurent les autorités, et des conséquences indécelables en termes de radioactivité. Radioactivité dans l'eau de mer, appels à des contrôles sur le poisson : les possibles effets de l'accident nucléaire de Fukushima menacent la chaîne alimentaire, après les inquiétudes déjà exprimées sur l'eau du robinet et les légumes dans les zones voisines de la centrale. Alors que les techniciens de la centrale nucléaire de Fukushima tentent toujours de maîtriser les conséquences des dégâts nés du séisme, des sondages sur la sortie du nucléaire en France, l'un commandé par EDF, l'autre par Europe Ecologie, donnent des résultats radicalement opposés. <b>Vidéo - </b>Un nouveau séisme, de magnitude 6,5, a été enregistré lundi au Japon. Dernière en date d'une longue série de répliques, cette secousse a conduit les autorités à déclencher une alerte au tsunami, qui a été levée peu après. Les équipes de TF1 ont pu pénétrer pour la première fois dans la zone des 30 km autour de la centrale de Fukushima, où les habitants ont pour ordre de rester confiner chez eux. Après la catastrophe au Japon, l'UE prépare un grand nettoyage dans son parc de centrales nucléaires avec des tests de sécurité. La France exploite 58 des 143 réacteurs de l'UE. Si une centrale ne passait pas ces tests, "elle sera fermée", a assuré le chef de l'Etat vendredi. Noda, un village de 4.000 habitants dans le Nord du Japon, a été rayé de la carte depuis le passage du tsunami. L'aide alimentaire parvient au compte-goutte aux survivants. La vie se réorganise lentement au milieu des ruines.
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Une très forte radioactivité a été mesurée dimanche dans une nappe d'eau échappée du réacteur 2 de la centrale accidentée de Fukushima (nord-est du Japon), forçant le personnel à reporter les opérations de pompage, a annoncé l'opérateur du site. Le taux mesuré dans des échantillons de cette eau retrouvée au sous-sol de la salle de la turbine située derrière le réacteur est de 1.000 millisieverts par heure, a déclaré un porte-parole de la société Tokyo Electric Power (Tepco). "Ce chiffre est 10 millions de fois plus élevé que le niveau de radioactivité de l'eau qui se trouve généralement dans un réacteur en bon état", a-t-il expliqué.
Sauf que... Tepco s'est emmêlé les pinceaux. L'exploitant de la centrale nucléaire a reconnu s'être trompé lors d'une autre conférence de presse après que le nombre de "10 millions" eut été repris en boucle par les médias du monde entier, alimentant encore davantage la psychose concernant le site accidenté. L'annonce d'un taux mesuré de "1.000 millisieverts par heure" dans l'eau retrouvée au sous-sol de la salle de la turbine est lui exact, a assuré Tepco. Le vice-président de Tepco, Sakae Muto, a expliqué que des éléments radioactifs avaient été confondus au cours d'analyses sur les échantillons prélevés dans la nappe, a rapporté l'agence de presse Jiji. "Il s'est produit une confusion entre l'iode 134 et le cobalt 56", a déclaré M. Muto, cité par Jiji. De nouvelles analyses vont être réalisées au plus tôt, a-t-il ajouté. La volte-face de Tepco est intervenue après que la Commission de sûreté nucléaire du Japon, un organisme gouvernemental, eut demandé à l'exploitant de Fukushima de revoir ses calculs.
500 techniciens, pompiers et militaires travaillent jour et nuit à Fukushima Daiichi (Fukushima N°1) pour tenter de refroidir les réacteurs à l'aide de canons à eau, de pompes électriques et d'une pompe à béton équipée d'un bras articulé de 50 mètres capable de refaire le niveau des piscines de combustible irradié situées au-dessus des réacteurs.
Des signes positifs mais aussi beaucoup d'inquiétudes
Le Japon est "encore loin d'avoir surmonté l'accident" nucléaire qui a touché la centrale de Fukushima, a déclaré le directeur général de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, dans une interview téléphonique au New York Times. Yukiya Amano a ajouté que les autorités japonaises ne savaient toujours pas avec certitude si les coeurs des réacteurs et le combustible nucléaire épuisé étaient recouverts de l'eau nécessaire à leur refroidissement. Amano voit quelques "signes positifs" dans le fait qu'une partie du courant électrique de la centrale ait été rétabli ajoutant cependant que "plus d'efforts devraient être effectués pour mettre fin à l'accident". Selon lui, l'alerte nucléaire pourrait encore durer des semaines, voire des mois, étant donné les énormes dommages subis par la centrale. Le directeur général de l'AIEA a affirmé ne pas être sûr que les efforts pour utiliser l'eau de mer pour refroidir le coeur des réacteurs et empêcher les barres de combustible de prendre feu aient été couronnés de succès.
L'iode radioactif toujours très présent en mer
Le niveau d'iode radioactif relevé dans l'eau de mer au large de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima-Daiichi, dans le nord du Japon, est 1.850 fois supérieur à la normale, a annoncé dimanche l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle nippone. Samedi, des analyses avaient déjà confirmé que le niveau de radioactivité avait fortement augmenté en mer à proximité de la centrale. Mais selon des analyses effectuées vendredi, le niveau d'iode 131 dans l'eau au large de la centrale était 1.250 fois supérieur à la normale. Le niveau annoncé dimanche traduit ainsi une hausse sensible par rapport à l'avant-veille.
La Chine détecte de la radioactivité dans l'air
Les autorités du nord-est de la Chine ont détecté des niveaux extrêmement faibles d'iode radioactif dans l'air, provenant selon elles de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, au Japon, a indiqué dimanche la presse officielle citant des responsables. Mais la Chine estime que "la santé publique et l'environnement ne sont pas affectés par la radioactivité", selon l'agence officielle Chine Nouvelle. Vendredi, la Chine a interdit l'importation des légumes, de fruits, de produits laitiers et de l'aquaculture venant de plusieurs préfectures proches de Fukushima. Plusieurs pays, dont l'Australie, les Etats-Unis, la Russie et la Corée du Sud, ont interdit l'importation de certains produits alimentaires en provenant des régions proches de la centrale.
Le bilan toujours provisoire de la tragédie. Dans le nord-est du Japon, où le froid persiste avec parfois de nouvelles chutes de neige, les sauveteurs continuent d'inhumer des centaines de corps après leur identification par les familles, sans pouvoir les incinérer faute de carburant. Le bilan encore provisoire de cette double tragédie était vendredi de 10.066 morts confirmés et 17.443 disparus.
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