Centrale nucléaire de FukushimaDe l'eau radioactive déversée en mer De l'iode radioactif 131 a été découvert dans une nappe d'eau située à 15 mètres sous la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Pour autant, les autorités excluent d'augmenter le périmètre d'exclusion autour de la centrale accidentée. Des traces d'iode radioactif, qualifiées "d'infimes", ont été décelées dans un échantillon de lait dans l'Etat de Washington. En Chine, des traces de radioactivité dues à la crise de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima sont désormais mesurables sur tout le territoire. Un taux d'iode radioactif plus de 3300 fois supérieur à la norme légale a été mesuré dans l'eau de mer au pied de la centrale nucléaire de Fukushima. Le gouvernement reconnaît qu'il ne peut pas dire quand la situation sera sous contrôle. Du plutonium a été détecté dans le sol à cinq endroits de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a annoncé l'opérateur du site, Tepco. Le chef de l'Etat rencontrera jeudi à Tokyo le Premier ministre japonais Naoto Kan, puis des membres de la communauté française au Japon. La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet sera également du voyage. Critiqué pour sa gestion de la crise nucléaire, le gouvernement japonais, rompant avec ses propos rassurants, se dit "en état d'alerte maximum". L'agence de sûreté nucléaire japonaise reconnaît de "fortes probabilités" de fuites radioactives de l'enceinte de confinement. Trois semaines après le séisme et le tsunami au Japon, la situation reste inquiétante dans la centrale de Fukushima. Risque-t-on toujours une catastrophe nucléaire ? Eclairage avec une maquette virtuelle. Trois semaines après le séisme et le tsunami au Japon, reportage dans une ville rayée de la carte, Shizugawa. Les personnes âgées y sont les premières victimes, dans un pays où la démographie décline. Au Japon, face aux taux de radioactivité relevés, 3 régions n'ont plus le droit de vendre leurs produits issus de l'agriculture. C'est le cas de la région d'Ibaraki. Pourtant, les Japonais sur place ne semblent pas inquiets. Reportage. Les coupures d'électricité pour économiser l'énergie conduisent les Japonais à modifier leur organisation. Là-bas, le risque de radiation est peu évoqué même si ceertains tentent de prendre des précautions. <b>Premières images - </b>Evoluant en combinaison de protection, inspectant les circuits à la torche électrique, les techniciens de Fukushima apparaissent pour la première fois aux yeux du monde.
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L'opérateur de la centrale de Fukushima, Tepco, a débuté le rejet dans la mer de l'eau radioactive qui s'est accumulée dans les installations accidentées. Un porte-parole a précisé que "quelque 10.000 tonnes d'eau stockées dans des cuves et 1.500 tonnes actuellement dans les réacteurs 5 et 6" vont être déversées dans l'océan Pacifique. Il a souligné qu'il s'agissait d'eau faiblement radioactive. "Nous n'avons pas d'autre choix que de rejeter cette eau contaminée dans l'océan comme mesure de sécurité", a dit le porte-parole du gouvernement, à la télévision. Emu aux larmes et la voix brisée par les sanglots, s'est excusé à la télévision pour cette pollution. "Nous avons déjà causé tellement de souffrances et de torts aux habitants locaux. Nous ne pouvons exprimer combien nous sommes désolés d'avoir à imposer ce nouveau fardeau", a-t-il déclaré.
Colmater la fuite au plus vite
Le gouvernement japonais a invité lundi l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, endommagée par le séisme et tsunami du 11 mars, à colmater au plus vite la fuite radioactive découverte récemment. Un mélange de sciure, de journaux, de polymères et de ciment a été injecté dans la fissure découverte dans un puits de béton du réacteur n°2. Un colmatage qui pourrait prendre des mois. "Nous espérions que les polymères fonctionneraient comme des absorbants, mais ils n'ont encore produit aucun effet visible", a déploré Hidehiko Nishiyama, directeur général adjoint de l'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle. Trois des six réacteurs de la centrale endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars, dont le combustible menaçait d'entrer en fusion, sont désormais dans un état stable, a-t-il toutefois ajouté. Tepco a fait savoir qu'au moins quatre des six tranches de la centrale seraient mises hors service une fois le problème réglé, ce qui pourrait prendre plusieurs années, voire plusieurs décennies.
Greenpeace pas convaincue par le gouvernement
L'organisation écologiste Greenpeace a étendu lundi ses relevés de radioactivité autour de la centrale, jugeant "contradictoire" la communication du gouvernement sur les risques encourus par la population. Greenpeace va désormais effectuer des analyses sur des échantillons de légumes et de lait, en plus des relevés de surface effectués ces dernières semaines. "Nous espérons être capables de fournir une analyse indépendante et des conseils clairs aux populations", a-t-elle ajouté. Greenpeace avait déjà jugé le 30 mars qu'il était nécessaire d'élargir d'au moins dix kilomètres supplémentaires la zone d'évacuation autour de la centrale accidentée de Fukushima en raison de la radioactivité.
Vers un gouvernement d'union nationale ?
Trois semaines après la catastrophe qui a plongé le Japon dans une crise sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, les deux tiers des Japonais se disent favorables à la formation d'un gouvernement d'union nationale. Les chefs d'entreprises du secteur manufacturier sont en outre pessimistes en ce qui concerne l'évolution des affaires pour les trois prochains mois, selon l'enquête Tankan de la Banque du Japon. La baisse de l'indice trimestriel est toutefois moins importante que certains analystes ne le craignaient.
L'objectif sur les gaz a effet de serre remis en cause
La crise nucléaire risque par ailleurs d'entraîner une révision des objectifs de Tokyo en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a averti le vice-ministre de l'Environnement, Hideki Minamikawa. "Il est vrai que notre objectif pourrait être affecté de façon importante", a-t-il confié au quotidien Yomiuri.
Le Premier ministre pas à la hauteur
Très impopulaire avant même la catastrophe, le chef du gouvernement, qui s'est rendu pour la première fois samedi dans la zone dévastée, a été sévèrement mis en cause pour sa discrétion dans la gestion de la crise nucléaire et de la situation humanitaire. Tombée à 24% d'opinions favorables, sa ca cote de popularité s'est toutefois redressée ensuite pour atteindre désormais 31%, selon un sondage réalisé pour le Yomiuri. Près de 70% des personnes interrogées jugent néanmoins qu'il n'est pas à la hauteur de ses responsabilité et 19% réclament sa démission. Le Parti démocrate, dont il est issu, a entamé des discussions avec le Parti libéral démocrate (PLD), principale mouvement de l'opposition, en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale, mais rien n'indique qu'un accord soir en vue. Naoto Kan a proposé le mois dernier à Sadakazu Tanigaki, chef de file du PLD, le poste de vice-Premier ministre, mais son offre est restée lettre morte.
163.000 sinistrés
Le séisme et le raz-de-marée du 11 mars ont fait près de 28.000 morts et disparus. Plus de 163.000 sinistrés sont toujours hébergés dans des structures provisoires et Tokyo a évalué le coût de la catastrophe entre 190 et 298 milliards de dollars.
Le Japon a renoncé à participer à la Copa America de football, à laquelle il était invité en juillet en Argentine, en raison de la situation dans le pays.
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