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Japon: la zone de sécurité étendue autour de la centrale

Edité par
le 11 avril 2011 à 08h53 , mis à jour le 11 avril 2011 à 11h56.
Temps de lecture
3min
Un mois après, le Japon se recueille

Le Japon a rendu hommage lundi aux victimes du séisme et du tsunami meurtrier qui ont frappé le nord-est du pays. / Crédits : LCI

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AsieLe gouvernement a décidé lundi d'évacuer les habitants de localités situées au-delà du rayon actuel de 20 km autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, en prenant en compte un risque d'exposition prolongée aux radiations.

Une minute de silence
A l'heure où le séisme et le tsunami ont frappé les côtes japonaises, une minute de silence a été observée dans le nord-est du pays pour marquer le premier mois de la pire catastrophe survenue depuis la Deuxième guerre mondiale au Japon, qui a fait plus de 27.000 morts et disparus. Pour la première fois depuis le 11 mars.

La zone d'exclusion agrandie
Le gouvernement japonais a décidé lundi d'évacuer les habitants de localités situées au-delà du rayon actuel de 20 km autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, en prenant en compte un risque d'exposition prolongée aux radiations, a annoncé son porte-parole. Le danger d'une fuite majeure est considérablement réduit, a affirmé lundi Yukio Edano, mais l'exposition prolongée à de faibles doses de radioactivité peut néanmoins constituer un danger qui justifie cette mesure de précaution, a-t-il expliqué. "C'est très difficile, mais nous allons demander aux populations concernées de partir dans le mois à venir", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision. Au-delà des 20 km, le gouvernement a dressé une liste de localités en prenant en compte les mesures de radioactivité et le cumul des radiations que les humains sont susceptibles d'y recevoir sur une longue durée.

Quel sort pour les sinistrés ?
L'accident a forcé quelque 80.000 personnes à évacuer dans l'urgence les villes et villages situés dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Accueillies dans des centres d'hébergement, elles ne savent pas si elles  pourront y retourner vivre avant plusieurs années. Le gouvernement a indiqué lundi que cette zone d'évacuation de 20 kilomètres était "suffisante", mais il n'est pas exclu d'y ajouter certaines localités en fonction des niveaux de radioactivité. Un mois après, la situation restait également très difficile pour les 150.000 personnes toujours sans logis à la suite du séisme et du tsunami. Nombre d'entre elles n'entrevoient pas d'amélioration à court terme, alors que l'énorme chantier de nettoyage des millions de tonnes de débris a à peine débuté. A Rikuzentakata, l'une des villes les plus détruites, une femme d'une trentaine d'années continuait lundi à fouiller les décombres de sa maison. "Un mois est passé et je suis toujours à la recherche d'un objet personnel, ne serait-ce qu'une photo", indique-t-elle. "Je suis très inquiète en pensant à ce qui va se passer maintenant, au travail que je vais pouvoir trouver..." La catastrophe a fait 13.116 morts et 14.377 disparus, selon un dernier bilan communiqué lundi par la police.

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