Le Japon a rendu hommage lundi aux victimes du séisme et du tsunami meurtrier qui ont frappé le nord-est du pays. © LCI Suspendus deux jours après le séisme du 11 mars, les voyages organisés au Japon reprendront à partir du 30 avril. Les parcours seront toutefois aménagés pour éviter les régions du nord du pays. 10.000 tonnes d'eau très radioactive du réacteur 2 doivent être évacuées pour permettre aux ouvriers d'avancer. Une partie de cette eau a inondé les salles des machines. L'opérateur japonais, qui a présenté dimanche sa "feuille de route" pour reprendre le contrôle de la situation à la centrale de Fukushima, estime qu'il lui faudra trois mois pour commencer à réduire la radioactivité, et neuf mois au maximum pour refroidir les réacteurs. Il y a 25 ans survenait à Tchernobyl la pire catastrophe qu'ait connue le nucléaire civil. Les Japonais traumatisés par Hiroshima ne cachaient pas leur peur d'un accident similaire. "Impensable", répondaient les autorités. Aujourd'hui, Tepco espère tout au plus limiter les rejets radioactifs. Un nouveau séisme, de magnitude 5,8, a été ressenti au nord de Tokyo dans la nuit de vendredi à samedi. Selon les sismologues, il ne s'agissait pas d'une réplique du tremblement de terre du 11 mars. Plus question d'utiliser de l'eau pour refroidir les réacteurs : leur arrosage intensif a provoqué l'accumulation de 60.000 tonnes d'eau radioactive, dont les techniciens ne savent que faire. Le problème est donc double : trouver d'autres méthodes de refroidissement, et évacuer l'eau irradiée. Le Japon a relevé mardi le niveau de l'accident nucléaire de 5 à 7, soit le maximum sur l'échelle internationale des événements nucléaires et l'équivalent de l'accident de Tchernobyl. Mais les radiations ne représentent que 10% de l'accident de 1986. De l'iode radioactif 131 a été découvert dans une nappe d'eau située à 15 mètres sous la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Pour autant, les autorités excluent d'augmenter le périmètre d'exclusion autour de la centrale accidentée. Des traces d'iode radioactif, qualifiées "d'infimes", ont été décelées dans un échantillon de lait dans l'Etat de Washington. En Chine, des traces de radioactivité dues à la crise de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima sont désormais mesurables sur tout le territoire. Un taux d'iode radioactif plus de 3300 fois supérieur à la norme légale a été mesuré dans l'eau de mer au pied de la centrale nucléaire de Fukushima. Le gouvernement reconnaît qu'il ne peut pas dire quand la situation sera sous contrôle. Du plutonium a été détecté dans le sol à cinq endroits de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a annoncé l'opérateur du site, Tepco. Le chef de l'Etat rencontrera jeudi à Tokyo le Premier ministre japonais Naoto Kan, puis des membres de la communauté française au Japon. La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet sera également du voyage. Critiqué pour sa gestion de la crise nucléaire, le gouvernement japonais, rompant avec ses propos rassurants, se dit "en état d'alerte maximum". L'agence de sûreté nucléaire japonaise reconnaît de "fortes probabilités" de fuites radioactives de l'enceinte de confinement. <b> Témoignage -</b> Cédric Ingrand, le responsable high-tech de LCI, se trouve actuellement dans la capitale japonaise. Il nous raconte comment il a vécu ce lundi le nouveau séisme, dans un café dédié aux dessins animés. Les murs des immeubles ont une nouvelle fois tremblé lundi dans le nord-est du Japon près de la centrale de Fukushima. Le séisme a atteint une magnitude de 7,1. Trois semaines après le séisme et le tsunami au Japon, la situation reste inquiétante dans la centrale de Fukushima. Risque-t-on toujours une catastrophe nucléaire ? Eclairage avec une maquette virtuelle. Trois semaines après le séisme et le tsunami au Japon, reportage dans une ville rayée de la carte, Shizugawa. Les personnes âgées y sont les premières victimes, dans un pays où la démographie décline. Au Japon, face aux taux de radioactivité relevés, 3 régions n'ont plus le droit de vendre leurs produits issus de l'agriculture. C'est le cas de la région d'Ibaraki. Pourtant, les Japonais sur place ne semblent pas inquiets. Reportage. Les coupures d'électricité pour économiser l'énergie conduisent les Japonais à modifier leur organisation. Là-bas, le risque de radiation est peu évoqué même si ceertains tentent de prendre des précautions. <b>Premières images - </b>Evoluant en combinaison de protection, inspectant les circuits à la torche électrique, les techniciens de Fukushima apparaissent pour la première fois aux yeux du monde.
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A l'heure où le séisme et le tsunami ont frappé les côtes japonaises, une minute de silence a été observée dans le nord-est du pays pour marquer le premier mois de la pire catastrophe survenue depuis la Deuxième guerre mondiale au Japon, qui a fait plus de 27.000 morts et disparus. Pour la première fois depuis le 11 mars.
La zone d'exclusion agrandie
Le gouvernement japonais a décidé lundi d'évacuer les habitants de localités situées au-delà du rayon actuel de 20 km autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, en prenant en compte un risque d'exposition prolongée aux radiations, a annoncé son porte-parole. Le danger d'une fuite majeure est considérablement réduit, a affirmé lundi Yukio Edano, mais l'exposition prolongée à de faibles doses de radioactivité peut néanmoins constituer un danger qui justifie cette mesure de précaution, a-t-il expliqué. "C'est très difficile, mais nous allons demander aux populations concernées de partir dans le mois à venir", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision. Au-delà des 20 km, le gouvernement a dressé une liste de localités en prenant en compte les mesures de radioactivité et le cumul des radiations que les humains sont susceptibles d'y recevoir sur une longue durée.
Quel sort pour les sinistrés ?
L'accident a forcé quelque 80.000 personnes à évacuer dans l'urgence les villes et villages situés dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Accueillies dans des centres d'hébergement, elles ne savent pas si elles pourront y retourner vivre avant plusieurs années. Le gouvernement a indiqué lundi que cette zone d'évacuation de 20 kilomètres était "suffisante", mais il n'est pas exclu d'y ajouter certaines localités en fonction des niveaux de radioactivité. Un mois après, la situation restait également très difficile pour les 150.000 personnes toujours sans logis à la suite du séisme et du tsunami. Nombre d'entre elles n'entrevoient pas d'amélioration à court terme, alors que l'énorme chantier de nettoyage des millions de tonnes de débris a à peine débuté. A Rikuzentakata, l'une des villes les plus détruites, une femme d'une trentaine d'années continuait lundi à fouiller les décombres de sa maison. "Un mois est passé et je suis toujours à la recherche d'un objet personnel, ne serait-ce qu'une photo", indique-t-elle. "Je suis très inquiète en pensant à ce qui va se passer maintenant, au travail que je vais pouvoir trouver..." La catastrophe a fait 13.116 morts et 14.377 disparus, selon un dernier bilan communiqué lundi par la police.
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