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La centrale de Fukushima va cesser ses rejets contaminés

Edité par
le 09 avril 2011 à 08h06 , mis à jour le 09 avril 2011 à 10h18.
Temps de lecture
3min
Centrale nucléaire de Fukushima

Centrale nucléaire de Fukushima /

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AsieLes techniciens de Tepco assurent avoir presque fini de se débarrasser de l'eau utilisée pour refroidir les barres de combustible de la centrale nucléaire, qui étaient jusqu'alors rejetées directement dans l'océan. Mais, reconnaît le gouvernement japonais, la situation reste "instable".

Avec 24 heures de retard sur l'horaire annoncé, le déversement d'eau radioactive dans l'océan Pacifique devrait cesser dimanche aux abords de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon, endommagée par le séisme et le tsunami survenus le 11 mars. En raison de capacités de stockage trop faibles, les ingénieurs de Tokyo Electric Power (Tepco), l'exploitant de la centrale ont reversé pendant plusieurs jours dans l'océan l'eau de mer utilisée pour refroidir les barres de combustible, dont la surchauffe risque de provoquer des rejets radioactifs. Ces ingénieurs soulignent néanmoins qu'ils sont encore loin d'avoir repris le contrôle des réacteurs de la centrale et qu'il faudra probablement des mois pour les stabiliser et des années pour nettoyer le site. Tepco dit aussi continuer à injecter de l'azote dans l'un des réacteurs endommagés pour éviter de nouvelles explosions dues à une trop forte concentration d'hydrogène et susceptibles de libérer des particules hautement radioactives.

Même prudence désormais de la part du gouvernement japonais, accusé pendant des semaines d'avoir cherché à minimiser l'ampleur de la catastrophe : le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, a reconnu vendredi que la situation restait "instable" et qu'il était difficile dans ces conditions de prévoir un calendrier pour le démantèlement de la centrale. Le groupe Toshiba s'est proposé pour débarrasser la région des six réacteurs en dix ans - ce qui semble montrer une nette méfiance vis-à-vis des capacités de Tepco, toujours à la peine pour maîtriser la situation à la centrale de Fukushima, dans une telle opération de nettoyage.

Première visite d'un ministre à Fukushima

Mais les autorités veulent surtout mettre l'accent sur la reconstruction. Image symbolique, le ministre japonais de l'Industrie se rend ce samedi à la centrale de Fukushima, première visite d'un responsable gouvernemental depuis que la crise a débuté il y a près d'un mois. Banki Kaieda sera revêtu d'une combinaison spéciale pour rencontrer les centaines d'ouvriers et techniciens qui luttent jour et nuit depuis plus de quatre semaines pour éviter une catastrophe nucléaire. Un porte-parole du ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (METI), en charge des 59 réacteurs nucléaires du Japon, a souligné que le ministre voulait voir par lui-même les opérations qui sont menées dans la centrale. Le ministre doit également visiter le "J-Village", un vaste complexe sportif qui sert de base arrière au personnel travaillant sur la centrale. Ces bâtiments sont situés à l'intérieur de la zone d'exclusion de 20 km autour du site d'où les habitants ont été évacués en raison des niveaux élevés de radioactivité.

Le gouvernement va de son côté mettre en place dès lundi, un mois exactement après la catastrophe, un comité spécial chargé d'organiser la reconstruction dans le Tohoku. La fédération patronale japonaise Keidanren a d'ores et déjà proposé que cette région soit classée "zone spéciale" bénéficiant d'une exemption de taxes et d'impôts pour une période de trois ans. Dans les zones dévastées, les sinistrés vont recevoir une première somme de 350.000 yens (2800 euros) pour chaque membre de famille mort ou disparus, ainsi que pour la perte de leur habitation. Ces sommes seront versées par deux fonds de charité.

Commenter cet article

  • zen1491 : Merci deito_hak, nous avons reçu les mêmes explications claires, mais en France, on adore se faire peur à bon compte, c'est un sport national. J'ai des amis à Hokkaido et je pense beaucoup à eux, et je salue l'immense courage des japonais qui ne cèdent pas à la panique.

    Le 10/04/2011 à 11h30
  • pickachu47 : Merci de remettre les choses à leur place. Je vis en France, je suis française et je suis dégoûtée de voir comme le peuple français se délecte des info catatrophe, si le même scénario s'était produit en France, avec la mentalité qui règne dans ce pays, nous serions déjà tous contaminés, mais les infos nous auraient fait croire que nous étions à l'abri et que les employés edf avaient bien respecté leur 35 heures et leur rtt. Ce qui me choque le plus, c'est le fait que les individus réclament des infos alarmantes en ce qui concerne les infos du Japon, comme si ça les dérangeait que les Japonnais soient perfomants et dignes. Bravo d'être ainsi et que les Français prennent de la graine en attendant occupons nous de notre pays et respectons nos voisins.

    Le 10/04/2011 à 09h59
  • caedsa63 : Les essais nucleaires jadis ont laissés plus de traces que les accidents du nucleaire et pourtant a cette epoque il n'y avait pas de vents, pas de nuages, pas de courants et on regardait la tele en disant c'est beau ce champignon....

    Le 09/04/2011 à 17h58
  • liolyon : Le bon point c'est qu'ils ne pêcheront plus de thon rouge, le mauvais, c'est qu'il n'y aura presque plus de faune marine dans tout le pacifique voire plus ...

    Le 09/04/2011 à 15h30
  • floria0559 : Vous êtes un troll d'Areva ? Je pense que la désinformation vient plus de votre côté : pourquoi n'y a t-'il pas d'images de la zone évacuée autour de la centrale (à part 2 ou 3 vidéos sur le net) ? La contamination marine localisée autour de la centrale : parce que les courants marins ne passent près de la centrale ? et les rejets atmosphériques continuent à ce jour !

    Le 09/04/2011 à 14h13
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