© INTERNEOn en sait un peu plus sur les deux Français arrêtés - on l'a appris jeudi - au Pakistan il y a plus de deux mois et soupçonnés d'être liés à l'organisateur présumé des sanglants attentats de Bali en 2002. Prénommés Zoaib et Sharaf, ils ont entre 19 et 22 ans et sont originaires de la banlieue parisienne. L'ambassade de France à Islamabad a souligné vendredi que les deux Français "avaient à peine une dizaine d'années" en 2002, et que les enquêteurs français qui travaillent sur leurs cas ne faisaient donc "pas le lien" avec cet attentat attribué à la Jemaah Islamiyah (JI), un réseau clandestin luttant pour la création d'un Etat islamique en Asie du Sud-est. Les deux hommes ont été interpellés fin janvier ou début février à Lahore, la grande métropole de l'est, alors qu'ils se trouvaient depuis quelque temps dans le pays, selon des sources de sécurité pakistanaises sous couvert de l'anonymat. Ils étaient inconnus des services antiterroristes avant leur arrestation. Leurs familles, installées en région parisienne, sont originaires du Maroc pour l'un, du Pakistan pour l'autre.
L'ambassade de France à Islamabad avait confirmé jeudi avoir été informée par les autorités pakistanaises de leurs arrestations, et précisé que la France avait demandé un accès consulaire à ses deux ressortissants. "Nous attendons la réponse" des autorités pakistanaises, a-t-on indiqué vendredi à la représentation diplomatique française, sans plus de détails. Les deux jeunes Français ont été arrêtés sur la base d'informations recueillies auprès d'un "insurgé islamiste" appartenant à un "groupe terroriste" et arrêté peu auparavant, selon l'une des sources pakistanaises. "Nous l'avons arrêté alors que l'on traquait Umar Patek, et ils font partie de son groupe", a affirmé cette source.
Umar Patek, un Indonésien de 41 ans arrêté récemment au Pakistan, est soupçonné d'être l'un des organisateurs des attentats qui avaient tué 202 personnes, dont de nombreux touristes étrangers, le 2 octobre 2002 à Bali, l'attaque terroriste la plus meurtrière jamais perpétrée en Indonésie.
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