30 décembre 2009. Après un reportage avec l'armée française dans la province de Kapisa, en Afghanistan, Stéphane Taponier, 46 ans, et Hervé Ghesquière, 47 ans, et leurs trois accompagnateurs afghans repartent dans la zone à l'aube pour interroger des habitants sans présence militaire. Quelques heures plus tard, l'ambassade de France informe France 3 que ses deux reporters et leurs trois accompagnateurs afghans ont été enlevés à Omarkheil, à une cinquantaine de km au nord-est de Kaboul. Des forces spéciales américaines les localisent, mais l'idée d'un assaut, risqué, est écartée. En vue d'obtenir des "preuves de vie" lors du premier contact avec les ravisseurs, le service de renseignement français (DGSE) établit rapidement avec France 3 une liste de questions, simples et personnelles, auxquelles seuls les deux otages peuvent répondre.
Des talibans libérés en échange de Ghesquière et Taponier ?
Les talibans ont annoncé jeudi avoir libéré les journalistes de France 3 en échange de plusieurs de leurs commandants moujahidines prisonniers. Niant tout versement de rançon, Alain Juppé avait dit mercredi que le président afghan avait beaucoup "aidé".
Publié le 30/06/2011
Taponier et Ghesquière racontent : "on a été bien traités"
A peine arrivés jeudi matin à l'aéroport de Villacoublay, les deux ex-otages, visiblement détendus et en bonne forme physique, ont tenu une conférence de presse. "On n'a jamais été menacés", ont-ils expliqué.
Publié le 30/06/2011
Libres, Ghesquière et Taponier en route pour la France
Libérés mercredi après 18 mois de détention en Afghanistan, les deux journalistes ont été transférés d'une base française vers l'ambassade de France à Kaboul avant de prendre l'avion pour la France. Arrivée prévue à Villacoublay jeudi entre 8h et 9h.
Publié le 29/06/2011
Ghesquière et Taponier : le scénario d'une libération
Avant de retrouver l'armée française mercredi, les deux journalistes ont dû marcher plusieurs heures. Ils en ont fait le récit à leur arrivée en France.
Publié le 30/06/2011
Ghesquière et Taponier libérés : l'action des services secrets français
Avant de retrouver l'armée française mercredi, les deux journalistes ont dû marcher plusieurs heures pour quitter la zone où ils étaient retenus. Et la DGSE a presque suivi en temps réel ce qu'il se passait.
Publié le 30/06/2011
La première déclaration de Ghesquière et Taponier
<b> Document -</b> Regardez l'intégralité de la conférence de presse donnée par les deux ex-otages jeudi matin. Racontant leurs conditions de détention, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière précisent qu'ils n'ont pas été mal traités, ni frappés.
Publié le 30/06/2011
La grande famille des journalistes mobilisée pour leurs confrères
Les amis, les proches se sont mobilisés dès les premiers instants pour Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Mais il y a eu aussi la grande famille des journalistes. Dans chaque média, dans chaque ville, on s'est occupé à ne pas oublier les deux employés de France Télévision.
Publié le 30/06/2011
Ghesquière et Taponier ont "une pensée pour les autres otages"
Les deux journalistes de France 3 ont atterri jeudi à 8h45 sur la base militaire de Villacoublay. Après avoir rencontré le couple présidentiel, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière ont pu retrouver leurs amis et expliquer les conditions de leur détention.
Publié le 30/06/2011
Ghesquière et Taponier de retour en France : les moments forts
Souriants mais amaigris, les deux ex-otages ont retrouvé leurs proches jeudi sur le tarmac de l'aérodrome de Villacoublay. Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière ont ensuite raconté leur conditions de détention.
Publié le 30/06/2011
Huit Français encore otages dans le monde
Si la libération des deux journalistes de France 3 est un soulagement, huit Français sont encore otages dans le monde, auxquels il faut ajouter le Franco-Israélien Gilad Shalit.
Publié le 29/06/2011
Le 31 décembre, les militaires français les localisent dans une maison de la vallée d'Alasay, en Kapisa, mais ils sont constamment déplacés à pied durant les premiers jours de leur captivité. Un jeu de pistes compliqué débute pour les agents de la DGSE : établir le contact avec les ravisseurs, des hommes de Qari Baryal, le chef taliban de la région, impliqué dans l'embuscade d'août 2008 qui a coûté la vie à dix soldats français. Il faut trouver le bon intermédiaire, qui mènera directement aux ravisseurs, parmi une foule d'inconnus prétendant avoir accès aux otages.
Début janvier 2010, les agents français reçoivent une première preuve de vie. Parallèlement, les troupes françaises déployées en Kapisa verrouillent la région pour empêcher une exfiltration des otages vers le Pakistan voisin.
Le 21 janvier, Lionel de Coninck, le rédacteur en chef du magazine "Pièces à conviction" pour lequel travaillaient les deux journalistes est dans un restaurant de Kaboul, quand son portable sonne. Une voix tente d'articuler en anglais : "Do you know Réré et Stifan ?" Lionel de Coninck passe son portable à un serveur qui parle le pachtoune. "C'est un commandant taliban", explique-t-il, blême. "Je veux vous parler de la santé de vos amis", dit l'interlocuteur avant que la ligne ne soit coupée. C'est un bras droit du chef qui retient les otages. Les véritables négociations viennent de commencer. Quelques jours plus tard, les deux journalistes appellent les négociateurs français au téléphone, disent qu'ils vont bien et sont bien traités.
Le 14 février, une vidéo est livrée par les ravisseurs à l'AFP. Dix jours plus tard, une libération semble acquise. Le président Nicolas Sarkozy appelle même les familles. "Ils ne sont plus dans leur prison. Ils sont en marche vers une unité de l'armée afghane", dit le chef de l'Etat à Béatrice Coulon, la compagne d'Hervé. Les heures passent. Le président a parlé trop vite, les ravisseurs ont changé d'avis au dernier moment.
Le 12 avril, deuxième vidéo. Hervé Ghesquière y évoque un "ultimatum" aux autorités françaises avant une exécution.
Le 22 juin, les ravisseurs laissent Stéphane, puis Hervé quelques jours plus tard, appeler les négociateurs. A ce moment, les Français négocient parallèlement avec les autorités afghanes, car les talibans demandent, en plus d'une rançon, la libération de prisonniers détenus par les autorités afghanes. A partir de l'été, des informations feront état à plusieurs reprises d'une proche libération, sans se concrétiser.
En octobre, Hervé et Stéphane, un temps séparés, sont de nouveau ensemble. Le mois suivant, des sources proches du dossier estiment que la négociation est "dans sa dernière ligne droite". Mais le temps passe et l'espoir d'une libération pour les fêtes finit par s'évanouir. Fin décembre, les otages entament leur deuxième année de captivité. Sur le terrain, les négociations semblent quasi finalisées mais la situation est compliquée par des tractations entre différentes cellules locales des talibans ayant joué, de près ou de loin, un rôle dans la détention des otages.
Janvier 2011. On semble toucher au but, mais les ravisseurs affichent soudain de nouvelles exigences. Les négociateurs français finissent par hausser le ton. Et les démarches reprennent.
Mi juin, les négociateurs disent avoir "bon espoir", notant que seuls des désaccords persistants entre les ravisseurs et d'autres groupes rebelles de la zone restent à lever. Un relatif optimisme qui sera cette fois-ci justifié. Les soldats de l'Isaf quadrillent la zone de où se trouve les otages.
29 juin 2011. Les deux reporters sont libérés après 547 jours de captivité. Très peu d'informations étaient disponibles ce jeudi sur les conditions exactes de leur libération. La France a assuré, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, qu'"aucune rançon n'avait été payée". Selon des informations du Parisien, une somme aurait pourtant bel et bien versée et la libération d'un certain nombre de prisonniers talibans également négociée. Alain Juppé a justifié la longueur des négociations par la désorganisation des ravisseurs, dans une zone tenue par les forces françaises. "Nous avions face à nous une organisation, ou plutôt une désorganisation extrêmement complexe avec plusieurs responsables. Il a fallu démêler les fils de tout cela, obtenir des feux verts qui venaient de circuits différents", a-t-il expliqué. Le chef de la diplomatie a précisé que le président afghan Hamid Karzaï avait beaucoup "aidé" à leur libération. L'interprète afghan des deux journalistes, Reza Din, a également été relâché mercredi. Leurs deux autres accompagnateurs ont été libérés "il y a un certain temps", mais cette libération n'avait pas été rendue publique pour des raisons de sécurité, a précisé Alain Juppé.
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Des talibans libérés en échange de Ghesquière et Taponier ?
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