Soldat afghan ou taliban infiltré, le statut d'Abdul Sabor, 21 ans, l'homme ayant tué quatre soldats français en Afghanistan fin janvier est encore flou. Et les derniers éléments de l'enquête viennent un peu plus questionner les méthodes de recrutement de l'armée afghane. Car Abdul Sabor serait entré dans l'armée afghane grâce à des pots-de-vin. Et ce, par deux fois, comme le rapporte samedi le site d'information américain McClatchy.
Afghanistan : 2013 au lieu de 2014, le retrait français accéléré d'un an
A l'issue de son entretien à l'Elysée avec Hamid Karzaï, son homologue afghan, Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi que le rapatriement des troupes de combats françaises serait achevé dès la fin de 2013, soit presque un an avant le terme jusque-là retenu par l'Otan.
Publié le 27/01/2012
Afghanistan : que va dire Sarkozy à Karzaï ?
Prévue avant la mort des quatre soldats français tués par un militaire afghan la semaine dernière, la visite du président afghan en France ce vendredi prend un autre relief. Même si un retrait immédiat est exclu, le chef de l'Etat devrait lui demander des gages, sous peine d'un départ avant 2014, la date pour l'instant prévue.
Publié le 27/01/2012
Afghanistan : soldats ou talibans ? L'armée infiltrée
DECRYPTAGE - Le décès des quatre soldats français, tués vendredi par un homologue afghan, met en exergue l'infiltration des forces de sécurité par la rébellion. Si la France n'est victime de ce mode opératoire que pour la 2e fois, la coalition y fait face depuis plus de deux ans.
Publié le 20/01/2012
Afghanistan : la France exclut un retrait militaire en 2012
La France n'entend "pas céder à la panique" et retirer totalement en 2012 ses troupes d'Afghanistan, a déclaré mardi Alain Juppé, à l'opposition socialiste qui réclamait au contraire un rapatriement complet d'ici la fin de l'année.
Publié le 24/01/2012
Hommage aux 4 soldats : "ne nous laissons pas aveugler par la douleur"
Nicolas Sarkozy présidait mercredi une cérémonie d'hommage national aux quatre militaires français tués le 20 janvier dans une de leurs bases en Afghanistan. Il les a décorés de la légion d'honneur à titre posthume.
Publié le 25/01/2012
Soldats tués en Afghanistan : l'"hommage citoyen"
Un "hommage citoyen" a été rendu mardi sur le pont Alexandre III à Paris aux quatre soldats français tués vendredi en Afghanistan, lors du passage de leur convoi en direction des Invalides où devait se tenir une cérémonie privée.
Publié le 24/01/2012
Afghanistan : 400 à 500 soldats français sur place après 2014
Lors de la réunion de Bruxelles où l'Otan a décidé, comme la France, de stopper ses opérations de combat en 2013 pour se consacrer alors à la formation de l'armée afghane, Gérard Longuet a précisé le dispositif français qui restera ensuite en Afghanistan à la fin de la mission proprement dite en 2014.
Publié le 03/02/2012
Sarkozy honore la mémoire des 4 soldats tombés en Afghanistan
Le chef de l'Etat a honoré, mercredi sur la base militaire de Varces en Isère, la mémoire des quatre soldats français tués en Afghanistan.
Publié le 25/01/2012
Abdul Sabor a intégré une première fois l'armée afghane en avril 2011 en corrompant un militaire. En cause ? Il n'avait pas de papiers d'identité. Le recruteur "m'a dit de lui donner de l'argent, pour qu'il s'occupe (du fait que je n'avais pas de papiers). Je n'avais que 500 afghanis (environ 8 euros). Je les lui ai donnés. Il m'a emmené dans un hôtel proche. Il a préparé les documents. J'ai mis mes empreintes digitales au lieu de celles du chef de village, qui devait confirmer mon identité. On a complété les documents, et ensuite il m'a emmené au centre d'entraînement", a-t-il expliqué lors de son audition.
Il sert environ huit mois puis "s'échappe". Direction Peshawar, dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan, terre talibane et cœur du principal sanctuaire d'Al-Qaïda dans le monde. Il y reste "quelques temps", a-t-il raconté sans donner plus de précisions. De retour à Kaboul, il paie cette fois 800 afghanis, soit environ 12 euros au même militaire qui lui prépare "à nouveau ses papiers d'enrôlement". Il rejoint ensuite le centre d'entraînement militaire de Kaboul avant d'être envoyé à Tagab, au cœur de la Kapisa, province sous contrôle français. C'est dans la base de Gwan qu'il ouvrira le feu sur les militaires français le 20 janvier 2012. L'enquête pourrait désormais se diriger vers le recruteur qui a accepté par deux fois de l'argent afin d'accepter un nouveau soldat.
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Afghanistan : 2013 au lieu de 2014, le retrait français accéléré d'un an

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