Les deux hommes dormaient sous leur tente quand ils ont été réveillés par un son étrange suivi d'une violente bourrasque. Quelques secondes plus tard, la coulée les emportait. Une trentaine de grimpeurs bivouaquaient au pied du sommet, qui culmine à 8.163 mètres.
"Nous sommes partis avec la tente et on s'est arrêtés 250 mètres plus bas", a expliqué Christian Gobbi, interrogé à l'hôtel de Katmandou où ils ont été transportés par hélicoptère. "Nous avons eu de la chance d'en sortir indemnes, mais on a perdu nos chaussures, nos gants et nos lampes frontales. "Nous nous sommes tous mis à crier et à chercher des survivants", poursuit Silvio Mondinelli, qui fait partie de la trentaine d'alpinistes ayant gravi les 14 "huit mille" de l'Himalaya. Il s'attaquait pour la troisième fois au Manaslu. "Au bout d'une heure environ, nous avons découvert qu'un membre de notre expédition italienne et un guide sherpa très fort étaient morts dans la neige", reprend Christian Gobbi. "On a trouvé les chaussures de quelqu'un, on les a mises et nous sommes descendus", a-t-il ajouté.
Les autorités népalaises ont fait état de 11 morts, mais le bilan serait de neuf tués, selon Christian Trommsdorff, vice-président du syndicat français des guides de montagne. Parmi eux figurent quatre Français, deux guides de Chamonix et leurs clients. Un autre guide français et son client sont au nombre des disparus. Les recherches ont cessé lundi en fin de matinée.










