© AFP/Nicolas AsfouriLa tension est toujours palpable, mais elle est descendue d'un cran vendredi à Bangkok, en Thaïlande. Au lendemain des attaques à la grenade qui ont fait des dizaines de victimes, un face à face tendu a opposé vendredi matin des centaines de policiers anti-émeute aux "chemises rouges" dans le quartier des affaires de Bangkok, avant que chaque camp se retire sans violence.
L'armée ouvre le feu à Bangkok
Les violences ont repris ce vendredi après une nuit d'affrontements. On compte au moins 10 morts et plus d'une centaine de blessés, dont trois journalistes. Le quartier où les "chemises rouges" sont retranchées est bouclé.
Publié le 14/05/2010
Thaïlande : l'état d'urgence étendu à quinze autres provinces
L'armée a fermé les accès au quartier de Bangkok occupé depuis plusieurs semaines par les "chemises rouges". Par ailleurs, un général, qui a choisi le camp antigouvernemental, a été grièvement blessé à la tête par une balle.
Publié le 13/05/2010
Des blindés dans les rues de Bangkok
L'armée thaïlandaise a fermé les principaux axes menant au quartier occupé depuis plusieurs semaines par les "chemises rouges", les manifestants antigouvernementaux, et compte rendre les barrages hermétiques par des blindés.
Publié le 13/05/2010
Thaïlande : l'ultimatum aux "chemises rouges"
Le Premier ministre a demandé aux manifestants qui occupent le centre de Bangkok de donner une réponse claire sur la fin de leur mouvement d'ici lundi.
Publié le 09/05/2010
Pouvez-vous partir sereinement en Thaïlande ?
Même si les touristes ne sont pas menacés par les face-à-face quotidiens et souvent violents entre "chemises rouges" et forces de l'ordre, certains pays déconseillent les voyages dans toute la Thaïlande. La France se limite pour l'instant à Bangkok, la capitale.
Publié le 04/05/2010
Menace de coup de force à Bangkok
Depuis les affrontements meurtriers entre manifestants antigouvernementaux et armée thaïlandaise à Bangkok, un calme précaire régnait. Désormais, l'armée menace, et ordonne aux manifestants de partir.
Publié le 22/04/2010
Les policiers se sont postés devant une barricade érigée par les manifestants antigouvernementaux dans le quartier des affaires de Silom. Les forces de l'ordre ont exigé le démantèlement de ce barrage dressé à l'aide de pneus et de bambous mais les opposants n'ont pas obtempéré et ont versé de l'essence sur la barricade. Quant à l'attaque de jeudi, le gouvernement a déclaré que les tirs de grenades venaient des positions tenues par les "chemises rouges". Les opposants, qui réclament la démission du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, ont nié toute responsabilité.
Six semaines de mobilisation
Le bilan de ces attaques à été revu à la baisse vendredi, les secours et le ministère de la Santé faisant état d'un mort. Le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban, lors d'un point-presse retransmis à la télévision, avait fait état de trois morts et 70 blessés, à l'issue d'une réunion extraordinaire des responsables de sécurité convoquée par le Premier ministre Abhisit Vejjajiva. Mais le service des urgences de la capitale a indiqué que le bilan ne s'élevait qu'à un mort, une Thaïlandaise de 26 ans, et 85 blessés dont trois étrangers américain, australien et indonésien. Le ministère de la Santé a de son côté fait état d'un mort et 78 blessés, parmi lesquels quatre étrangers dont un ressortissant japonais. Parmi les blessés, seuls trente demeuraient hospitalisés vendredi. Deux étaient dans un état critique, selon un communiqué du ministère. Les autorités américaines et australiennes ont confirmé qu'un de leurs ressortissants était blessé.
Les "chemises rouges" sont rassemblées par milliers depuis six semaines à Bangkok pour exiger des élections anticipées. Ils occupent une partie du quartier des affaires de Silom et campent aussi depuis trois semaines dans un quartier commerçant huppé. Toute tentative de dispersion de ces opposants risquerait d'enflammer la situation, mais le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban a déclaré jeudi qu'il n'en était pas question, car il y a parmi eux des femmes et des enfants.
Ajoutant à la tension, un nouveau groupe se disant "multicolore" prévoit de rassembler 50.000 personnes dans le vieux Bangkok vendredi pour réclamer la fin de la contestation. Les "chemises rouges" défendent l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, élu deux fois avant d'être renversé par l'armée en 2006. Pour ces opposants, l'actuel Premier ministre n'a aucune légitimité. A la tête d'une coalition mise sur pied par l'armée, il est devenu chef du gouvernement en 2008 à la faveur d'un jugement ordonnant la dissolution d'un parti pro-Thaksin qui était alors au pouvoir.
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