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Birmanie : Cameron entame le ballet des dirigeants

Edité par
le 13 avril 2012 à 11h35 , mis à jour le 13 avril 2012 à 14h38.
Temps de lecture
3min
David Cameron et Aung San Suu Kyi, le 13/4/2012, à Rangoon

David Cameron et Aung San Suu Kyi, le 13/4/2012, à Rangoon / Crédits : AFP

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AsieDavid Cameron, le Premier ministre britannique, est le premier chef d'Etat ou de gouvernement occidental à se rendre en Birmanie depuis le coup d'Etat de 1962. Il a notamment rencontré le président Thein Sein et surtout Aung San Suu Kyi.

Après les ministres des Affaires étrangères, notamment Hillary Clinton pour les Etats-Unis ou Alain Juppé pour la France, les puissances occidentales ont entamé ce vendredi une nouvelle étape de leur normalisation avec la Birmanie. Pour la première fois depuis 1962 et le coup d'Etat militaire, un chef d'Etat ou de gouvernement, en l'occurrence David Cameron pour le Royaume-Uni, s'est rendu sur place.
 
Le Premier ministre britannique s'est tout d'abord entretenu avec le président Thein Sein. Ce dernier a qualifié la rencontre d'"historique". "Nous sommes encouragés et heureux de la reconnaissance que vous avez faites des efforts pour promouvoir la démocratie et les droits de l'Homme en Birmanie", explique Thein Sein, installé au pouvoir l'année dernière par la junte. Dans la foulée, David Cameron a rencontré Aung San Suu Kyi, élue députée lors des législatives partielles du 1er avril.

"Suspension" des sanctions ?
 
L'objectif de ce voyage était clair : convaincre David Cameron de demander à l'Union européenne de lever en grande partie, voire entièrement, ses sanctions contre la Birmanie pour la récompenser de toutes les ouvertures des derniers mois.

Si les militaires restent omniprésents, le nouveau régime "civil" a en effet libéré de nombreux prisonniers politiques, ouvert des négociations avec les groupes ethniques rebelles, puis organisé les élections partielles du 1er avril qui ont donc permis à Aung San Suu Kyi et à son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d'entrer au Parlement. L'opposante  y siègera pour la première fois le 23 avril. Le jour même de la réunion de l'UE sur l'examen de la levée des sanctions.

En accord avec Aung San Suu Kyi, qui se qualifie "par nature", comme "une optimiste prudente", David Cameron a choisi une ligne médiane : il ne propose pas une levée des sanctions, mais une "suspension". "Je pense qu'il est important d'envoyer un signal que nous voulons aider les changements qui peuvent apporter un accroissement de la liberté, des droits de l'Homme et de la démocratie dans votre pays", souligne le Premier ministre britannique.

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  • naranoi : Juste pour préciser que Thein Sein n'est pas un civil, c'est un ancien général très haut placé du régime militaire birman. Je sais que c'est la concurrence, mais je vous conseille l'article paru dans Courrier International, reprenant un article d'un journal birman, The Irrawady, sur ce personnage. http:// www.courrierinternational .com/article/2012/03/29/ thein-sein-le-discret-reformateur

    Le 13/04/2012 à 12h37
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