Cette autre centrale nucléaire japonaise qui inquiète

Par TF1 News (d'après agence), le 08 avril 2011 à 08h30 , mis à jour le 08 avril 2011 à 11h35

Dossier : Tsunami au Japon, un an après

Si la violente réplique de jeudi ne semble pas avoir aggravé la situation à la centrale nucléaire de Fukushima, qui connaît toujours des fuites radioactives, celle d'Onagawa a durement ressenti la secousse. Ce qui pose problème pour le refroidissement du combustible usagé.

[Expiré] La centrale nucléaire d'Onagawa, au Japon (mars 2011) © AFP / Y. Chiba

 
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Depuis le 11 mars, la terre ne cesse de trembler : les répliques du séisme qui a ravagé le Japon se comptent par centaines. Certaines passent presque inaperçues. D'autres provoquent à nouveau l'angoisse d'une population japonaise durement frappée. Celle qui a ébranlé le pays jeudi était l'une des plus violentes, avec une magnitude de 7,1. Selon un nouveau bilan vendredi, quatre personnes ont été tuées et une centaine blessées plus ou moins gravement. Une alerte à un tsunami pouvant aller jusqu'à deux mètres de haut a été lancée, puis levée une heure et demie plus tard sans qu'il y ait eu de vagues anormalement élevées signalées sur le rivage.

La secousse a aussi été durement ressentie dans les centrales électriques, tant thermiques que nucléaires, et a provoqué une brève rupture d'approvisionnement : quelque 3,6 millions de foyers se sont retrouvés privés d'électricité dans la région du nord-est. L'Agence de sûreté nucléaire s'est empressée d'affirmer qu'aucune centrale atomique de la région n'avait subi de dégâts, alors que le personnel travaillant sur le site de la centrale accidentée de Fukushima Daiichi avait été évacué par précaution vers l'intérieur des terres. L'Agence internationale de l'Energie atomique a confirmé après coup que les niveaux de radioactivité n'avaient pas changé sur le site de Fukushima.

Un générateur de secours en cas de nécessité

Mais une autre centrale nucléaire, celle d'Onagawa, connaîtrait des fuites d'eau. L'exploitant de la centrale, Tohoku Electric Power, dément cependant le terme de "fuites", lui préférant celui de "débordements". "De l'eau contenue dans les piscines de désactivation du combustible usé a débordé sur les côtés à cause de la secousse", a indiqué un porte-parole de la compagnie d'électricité Tohoku Electric Power, exploitante de cette centrale qui compte trois réacteurs. Il assure également que les niveaux de radioactivité aux abords du site n'ont pas changé.

La situation est toutefois bien moins grave qu'à Fukushima. La centrale d'Onagawa, dans la préfecture de Miyagi, est déjà à l'arrêt depuis qu'elle a été touchée par une vague de 13 mètres après le séisme de magnitude 9 survenu le 11 mars. Le combustible usagé a donc commencé à refroidir à partir de cette date. Deux des trois lignes électriques alimentant le site ont été coupées en raison du séisme de jeudi, mais les opérations de refroidissement des barres de combustible usagé ont repris après une interruption et le site dispose toujours d'un générateur de secours en cas de nécessité.

Fukushima: la Chine s'inquiète des rejets d'eau radioactive

La Chine demande au Japon "de lui communiquer les informations" sur les rejets d'eau contaminée de la centrale de Fukushima dans l'océan Pacifique "sans délai, dans leur intégralité et de façon exacte", a fait savoir vendredi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "En tant que voisin du Japon, nous exprimons bien sûr notre inquiétude. Nous espérons que, conformément à la législation internationale, le Japon prendra des mesures efficaces pour protéger l'environnement marin".

Par TF1 News (d'après agence) le 08 avril 2011 à 08:30
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15 Commentaires

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  • ivory13, le 11/04/2011 à 18h29

    Surtout, ne tirons pas de leçon de ce désastre ! C'est vrai que chez nous, nous avons la meilleure sûreté nucléaire DU MONDE, heureusement !

  • pickachu47, le 10/04/2011 à 10h29

    Quel risque ? les Japonnais sont victimes d'un accident grave et ils y font face. Eux aussi ont besoin d'énergie pour vivre. En même temps j'en profite pour les remercier de la technologie qu'ils nous ont apporté.

  • pepere, le 09/04/2011 à 19h24

    Nous dit-on toute la verite,je ne le crois pas

  • sevlouloute2, le 08/04/2011 à 16h19

    En même temps, le Japon est un état souverain et à ce titre il prend ses décisions seul!! les instances internationales ne lui dictent pas sa politique énergétique!

  • jeteveux32, le 08/04/2011 à 15h32

    Ben moi je savais pas que les grandes instances internationales qui savent tout et décident de tout sur tout avaient permis au Japon de construire des centrales, un pays qui a des tremblements de terre catastrophiques tous les 10 ans!

  • captainboeing, le 08/04/2011 à 12h21

    Merci de votre simplicité ;-)

  • pyga, le 08/04/2011 à 11h57

    Le circuit de refroidissemennt assure le refroidissement du condenseur. L'eau de refroidissement est échangée directement avec la mer, un fleuve ou une rivière, par l'intermédiaire de pompes de circulation. Pour ces deux derniers cas, l'eau peut être refroidie par un courant d'air dans une tour aéroréfrigérante d'où une petite partie de l'eau s'échappe en vapeur puis se condense sous forme de panache blanc.

  • baronvert, le 08/04/2011 à 11h41

    C'est très simple, les cheminées énormes dont vous parlez sont en fait des échangeurs construits pour améliorer le refroidissement lorsque une centrale est installée au bord d'un cours d'eau dont le débit est insuffisant ou irrégulier (la Loire par exemple). Les centrales installées en bord de mer n'ont donc pas besoin de cet équipement ; vous pouvez d'ailleurs le vérifier en regardant les centrales françaises installées sur la côte normande par exemple qui n'ont pas ces tours de refroidissement. Il faut savoir aussi que les panaches de vapeur ne sont pas radioactifs car l'eau qui circule dans ce circuit refroidit le circuit primaire par un échangeur dont pas de contact avec un circuit pollué. J'ai fait simple pour aider à la compréhension. Merci de me publier

  • bourail8, le 08/04/2011 à 11h26

    Qu'il se dépêche a l'arrêter. On ne construit pas des centrales dans un pays a risque .

  • slave70, le 08/04/2011 à 11h16

    On croit que, lorsqu'une chose finit, une autre recommence tout de suite. Non. Entre les deux, c'est la pagaille (Marguerite DURAS - Hiroshima mon amour).

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