© AFPLundi, une nonne tibétaine succombait après s'être immolée par le feu près de la localité d'Aba, chef-lieu d'une région tibétaine de la province du Sichuan. Un acte qui n'a pas eu l'heur de plaire aux autorités chinoises. "Les cas d'immolation sont contraires à la morale et à la conscience et devraient être condamnés", a jugé mercredi la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu, voyant dans ces actes "du terrorisme déguisés". Il faut dire que cette immolation est la neuvième de la part d'un moine ou d'un ancien moine bouddhiste depuis mars. Des actes qui marquent leur exaspération face au refus persistant de la Chine d'ouvrir un dialogue avec leur chef spirituel vénéré, le Dalaï-lama.
Chine : que se passe-t-il dans les régions tibétaines ?
DECRYPTAGE - Une vingtaine de Tibétains, principalement des moines bouddhistes, se sont immolés depuis plusieurs mois -le dernier ce mardi- dans les provinces chinoises à majorité tibétaines. Pékin reste ferme et menace de la même répression qu'en 2008.
Publié le 14/02/2012
Obama reçoit de nouveau le dalaï lama, malgré ce qu'en dit Pékin
Le président Barack Obama a rencontré le dalaï lama samedi à la Maison Blanche, a annoncé un membre de l'entourage du chef spirituel des Tibétains, faisant fi de la demande chinoise d'annuler cette rencontre.
Publié le 16/07/2011
Le dalaï lama renonce à son rôle politique
Le dalaï lama se considère depuis longtemps comme "semi-retraité" sur le plan politique avec la présence d'un Premier ministre élu. Il reste toutefois le chef spirituel des Tibétains.
Publié le 10/03/2011
Rencontrer le dalaï lama ? Exportations en baisse avec la Chine !
Selon une étude allemande, les pays dont les dirigeants ont rencontré le leader tibétain ont vu leurs exportations vers la Chine fondre de plus de 8% pendant deux ans.
Publié le 04/11/2010
Le dalaï-lama à la Maison Blanche, la plainte de la Chine
Les autorités chinoises ont convoqué vendredi l'ambassadeur des Etats-Unis pour lui faire part officiellement de leur mécontentement après la rencontre entre le président Barack Obama et le dalaï-lama.
Publié le 19/02/2010
Obama reçoit le dalaï lama en catimini, Pékin furieuse quand même
Pour ne pas trop éveiller la colère de la Chine, la rencontre a eu lieu dans la salle des cartes de la Maison-Blanche et non dans le Bureau ovale. Et la presse n'était pas conviée. Cela reste une violation des normes internationales, a réagi Pékin.
Publié le 18/02/2010
Obama va recevoir le dalaï lama
Colère à Pékin : le président américain reçoit ce jeudi à la Maison-Blanche le leader tibétain pour un entretien privé loin des caméras.
Publié le 18/02/2010
Rencontre Obama/dalaï lama: la Chine hausse le ton
"Nous appelons les Etats-Unis à reconnaître le caractère très sensible de la question tibétaine et à la gérer de manière appropriée afin d'éviter de porter encore plus atteinte aux relations sino-américaines", a déclaré mercredi le gouvernement chinois.
Publié le 03/02/2010
La nervosité chinoise a surtout été éveillée par la réaction des indépendantistes tibétains. Ils "ont magnifié le sujet pour inciter plus de personnes à leur emboîter le pas", a estimé la porte-parole du gouvernement. S'exprimant depuis la ville indienne de Dharamsala, en Inde, où est basé le gouvernement tibétain en exil, Lobsang Sangay, le chef du gouvernement en exil, a en effet déclaré qu'une journée de prières avait été organisée "par solidarité avec ces Tibétains qui ont sacrifié leur vie pour la cause du Tibet, en particulier ceux qui se sont immolés, leur famille et ceux qui souffrent de la répression au Tibet". "Nous rendons par conséquent hommage à leur courage et sommes solidaires de leur esprit indomptable", a-t-il ajouté. Le dalaï lama a pour sa part débuté une grève de la faim d'une journée avant d'entamer une séance de prières avec une centaine de moines, de nonnes et d'autres Tibétains dans le principal temple de Dharamsala.
Signe de la nervosité de Pékin, les propos de la porte-parole sur les immolations ne figurent pas sur le transcript officiel du point de presse du ministère. Des journalistes de l'AFP présents cette semaine dans la ville d'Aba, épicentre des protestations avec son monastère de Kirti, ont vu des policiers en tenue complète anti-émeute, équipés de mitrailleuses et de barres de fer. Ils ont aussi vu des groupes de soldats en tenue de camouflage, portant des fusils automatiques, des barres de fer affûtées et des blindés quadrillant les quartiers de la ville. Les axes étaient souvent bloqués et les contrôles d'identité omniprésents.
Manifestations de solidarité à New Delhi
Le chef du gouvernement en exil, élu fin avril, a dénoncé le "colonialisme" de la Chine et "la destruction systématique de la culture, de la religion, de la langue et de l'environnement tibétains uniques". Il a également critiqué "les politiques répressives" de Pékin. Les prières, menées par le dalaï lama, le chef spirituel des Tibétains récemment retiré de la vie politique, ont été délibérément organisées un mercredi, conformément à un mouvement culturel appelé "Lhakar" qui s'est répandu dans tout le Tibet. Chaque mercredi, les Tibétains au Tibet ont choisi de porter des tenues traditionnelles, de parler tibétain, de manger dans des restaurants tibétains et de faire de leur mieux pour préserver leur culture, a souligné M. Sangay. A New Delhi, des milliers de Tibétains en exil ont défilé mercredi en signe de solidarité. Brandissant des bannières et des drapeaux, ils sont partis d'un mémorial au père de l'indépendance de l'Inde, le Mahatma Gandhi, pour rejoindre le centre de la capitale.
L'Inde a accueilli le dalaï lama lors de sa fuite du Tibet après l'échec d'un soulèvement anti-chinois en 1959. Sa présence et la tolérance de l'Inde à l'égard demanifestants tibétains sont une constante source de friction avec la Chine. Pékin accuse le dalaï lama
d'être un dangereux séparatiste.
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