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EN IMAGES. Fukushima : la catastrophe expliquée en 3D

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le 10 mars 2013 à 05h25 , mis à jour le 11 mars 2013 à 08h30.
Temps de lecture
3min
Les prochaines 48 heures cruciales à Fukushima

Depuis 6 jours, c'est le pire des scénarios qui s'écrit à la centrale nucléaire de Fukushima. Et le temps presse : d'après les experts, tout devrait se jouer dans les 48 heures. / Crédits : TF1/LCI

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AsieLe 11 mars 2010, une vague de 14 mètres déferle sur la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Du 12 au 16 mars, le monde entier est saisi d'effroi, les réacteurs explosant les uns après les autres. Retour en infographie animée sur cette catastrophe.

Il est 14h46 heure française lorsqu'un violent tremblement de terre de magnitude 8.9 se produit le 11 mars dans le nord-est du Japon. Au moment du séisme, trois des six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi sont en service. L'arrêt de sécurité fonctionne, mais cette secousse est suivie d'un tsunami : une vague de 14 mètres déferle sur la centrale, bâtie de façon à résister à un tsunami de 5.7 mètres.

 

Aux coupures d'électricité provoquées par le tremblement de terre s'ajoute la panne des générateurs de secours. Le réacteur 1 restera sans refroidissement pendant plus de 14 heures. Au bout de 6 heures, la hausse de la température atteint 2 800 degrès et toutes les barres de combustible ont déjà fondu. Le combustible s'effondre dans le fond de la cuve, où il perce un trou.

L'injection d'eau évite le pire. Mais le lendemain, soit le 12 mars, la situation s'aggrave. Pour lutter contre la hausse de la pression dans le bâtiment du réacteur 1, Tepco procède à des rejets volontaires de vapeur. L'opération entraîne une explosion, accompagnée de rejets radioactifs "très importants".

Le 13 mars, c'est le réacteur 3 qui connaît une défaillance de refroidissement. À 11h01, le 14 mars, le réacteur explose, soufflant le toit du bâtiment. Il reste trois niveaux de poutres de béton armé côté Est, les trois autres côtés ont disparu. Le 15 mars, la compagnie Tepco qui gère la centrale considère la situation comme "très mauvaise." Le réacteur n°2 connaît aussi une explosion d'hydrogène et l'enceinte de confinement du réacteur n'est alors plus étanche.

Les réacteurs 4, 5 et 6 posent maintenant également des problèmes. Il y a deux trous de 8 mètres dans le bâtiment autour du réacteur n°4. Le 15 mars, Tepco annonce qu'une partie du bâtiment du réacteur n°4 est endommagé.

Le 16 mars, le réacteur est en feu, victime de deux grosses explosions qui causent deux brèches d'environ 8 mètres de large sur l'enceinte extérieure du bâtiment abritant le réacteur.

Deux ans après la tragédie de Fukushima, qui a forcé plus de 160.000 personnes à fuir leurs foyers, des centaines de tonnes d'eaux souterraines s'infiltrent chaque jour dans les bâtiments des réacteurs endommagés et se mélangent à l'eau envoyée dans les installations pour les refroidir. Les réacteurs 1, 2 et 3 sont maintenus à une température comprise entre 20° et 50°C par injection permanente d'eau douce.

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  • hime67 : Vraiment mal fait!

    Le 10/03/2013 à 11h18
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