Engagé dans un bras-de-fer avec les Etats-Unis sur le détroit d'Ormoz, l'Iran prend des mesures contre son ennemi. En ciblant...la poupée Barbie. La pièce maîtresse de la société américaine Mattel est interdite depuis 1996 dans le pays, ce qui n'empêchait pas les commerçants de la proposer ouvertement. Depuis trois semaines, ils sont désormais contraints de le faire plus discrètement.
L'Iran teste des missiles de croisière, "très mauvais signal" pour la France
La France a estimé lundi que les tests de missile de croisière effectués par l'Iran étaient "un très mauvais signal adressé à la communauté internationale".
Publié le 02/01/2012
Nucléaire : l'Iran dit avoir testé ses premières barres de combustible
L'Iran a annoncé dimanche avoir testé pour la première fois des barres de combustible nucléaire produites localement et requises pour les réacteurs nucléaires. Washington a renforcé samedi ses sanctions contre le secteur financier du pays.
Publié le 01/01/2012
"Il y a à peu près trois semaines, (la police de la moralité) est venue dans notre boutique pour nous demander de retirer toutes les poupées Barbie", a déclaré un marchand de jouets du nord de Téhéran. Des concurrents de la blonde américaine et de son alter ego masculin, dûment approuvés par les autorités, ont été mis en vente en 2002. Baptisés Sara pour elle et Dara pour lui, ils respectent scrupuleusement le code vestimentaire en vigueur qui impose aux femmes de dissimuler leurs cheveux et leurs formes.
"Ma fille préfère les Barbies"
"Ma fille préfère les Barbies. Elle trouve Sara et Dara moches et gros", explique Farnaz, une mère de famille de 38 ans. "On continue à vendre secrètement des Barbies et on met ça en vitrine pour faire croire à la police qu'on ne propose rien d'autre", avoue le directeur d'un magasin de la capitale, désignant une poupée affublée du hijab. Selon la presse locale, une réplique du drone américain abattu en décembre près de la frontière afghane trouvera bientôt sa place aux côtés de Sara et Dara.
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