Journalistes enlevés: les talibans nient toute implication

Par TF1 News (D'après agence), le 03 janvier 2010 à 13h54 , mis à jour le 28 juillet 2010 à 10h18

Dossier : Otages français

Un porte-parole taliban a nié dimanche toute implication dans l'enlèvement des deux journalistes français kidnappés mercredi au nord-est de Kaboul.

Des soldats français en Afghanistan.Des soldats français en Afghanistan. © LCI

Le mystère demeure sur le sort des deux journalistes français. Et les déclarations des talibans dimanche risquent de compliquer encore un peu plus la tâche. Ceux-ci ont nié toute implication dans le double enlèvement, survenu mercredi au nord-est de Kaboul, en Afghanistan. "Nous ne sommes pas impliqués", a déclaré un porte-parole, Zabihullah Mujahid, joint par téléphone par l'AFP et s'exprimant d'un lieu inconnu. "Nous avons demandé à nos combattants de nous informer s'ils avaient fait quelque chose mais nous n'avons aucune information venant de cette zone", a-t-il ajouté. Véronique Veber, consoeur des journalistes kidnappés et présente à Kaboul, avait elle affirmé à l'AFP que les ravisseurs étaient des "talibans".

Plus d'infos

Les deux journalistes travaillent pour le magazine Pièces à conviction de la  chaîne de télévision publique France 3. Partis mercredi matin de Kaboul, avec  trois accompagnateurs afghans, ils auraient dû rentrer dans l'après-midi dans la  capitale afghane, selon Véronique Veber. Mais les cinq hommes "ont été enlevés sur la route entre Surobi et Tagab", dans la province de Kapisa, a-t-elle indiqué à l'AFP. Selon elle, ils ont été enlevés par "des talibans qui leur ont tendu un guet-apens" dans le village d'Omarkheyl, à une dizaine de km au sud de Tagab où se trouve la base militaire française la plus proche.

Les zones tribales instables, le cauchemar de l'Otan

La région où s'est déroulé l'incident est instable et sous l'influence du Hezb-e-Islami, groupe armé rebelle du chef de guerre historique Gulbuddin Hekmatyar, recherché par les Américains mais toujours en fuite. Les hommes d'Hekmatyar nouent toutefois des alliances ponctuelles avec des talibans contre les forces américaines et de l'Otan.

La plupart des étrangers enlevés en Afghanistan et qui sont restés détenus par leurs ravisseurs dans le pays ont été libérés relativement rapidement, après quelques semaines. Mais la situation se complique lorsque les ravisseurs donnent ou revendent leur(s) otage(s) à des groupes rebelles qui les emmènent dans les zones tribales, instables, montagneuses et reculées, situées le long de la frontière afghano-pakistanaise, fiefs des talibans et de leurs alliés d'Al-Qaïda.

Ce fut le cas d'un journaliste américain du New York Times, David Rohde,  kidnappé en novembre 2008 au sud de Kaboul avec un journaliste afghan et un  chauffeur. Les deux journalistes avaient été emmenés chez des talibans dans le  Waziristan du Nord, un fief tribal des rebelles au Pakistan, et n'en étaient sortis qu'en juin 2009, plus de six mois après leur enlèvement. En septembre dernier, un autre journaliste du New York Times, l'Irlandais Stephen Farrell, et son collègue afghan Sultan Munadi avaient été enlevés par des talibans dans la province de Kunduz. Stephen Farrell avait été libéré quelques jours plus tard lors d'un raid des  forces spéciales de l'Otan qui suscité la polémique, car il a coûté la vie à Sultan Munadi et à un soldat britannique.

Par TF1 News (D'après agence) le 03 janvier 2010 à 13:54
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7 Commentaires

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  • champaloux87, le 04/01/2010 à 01h43

    Dianle diable ! les talibans qui nient toutes implication dans cet enlèvement alors qu'ils règnent en maitres dans ce pays au point que personne ne mentionne meme plus les forces régulières afgannes ni leur président réélu ?? on sait très bien que ces enlèvements sont crapuleux et non politiques , il n'y a aucun message à attendre car ils ne veulent que des rancons pour continuer à s'équiper en armement lourd et ainsi continuer à commettre leurs méfaits dans nos pays ! bien entendu je souhaite que ces courageux journalistes reviennent vite , sains et saufs en France , mais il serait souhaitable aussi que la profession réalise qu'en prenant le risque de se faire enlever ils favorisent - involontairement , nous sommes bien d'accord ! - le terrorisme !

  • danou34110, le 03/01/2010 à 19h41

    Il est vrai que ce qui arrive à ces journalistes(quoi qu'on ne sache pas encore quoi exactement, apparemment) fait partie des risques de leur métier. Mais le fait que des journalistes baroudeurs aillent voir de plus près ce qui se passe et puissent maintenant le communiquer presque en temps réel grâce aux téléphones/satellites a fait faire un bond en avant dans le reportage journalistique et permis à monsieur et madame toulemonde d'être informés de ce qui se passe aux quatre coins de la planète, notamment dans les zones de non droit où les choses seraient bien pire encore si les dirigeants ne craignaient pas ces empêcheurs de tourner en rond. Remercions-les d'être, à leurs risques et périls, nos yeux et nos oreilles là où ça sent le roussi. Croisons très fort les doigts pour qu'ils donnent rapidement de leurs nouvelles et qu'ils puissent revenir sains et saufs parmi nous.

  • legaulois560, le 03/01/2010 à 19h00

    Bonsoir ardewn! .En Novembre 1956 (cétait hier) avec mon régiment,j'ai été parachuté à Port Fouad (Egypte) et,à cette occasion, nous avions eu l'honneur d'avoir à nos côtés un grand baroudeur reporter en la personne de Jean ROY de Paris Match!.Ce fut son dernier reportage,car s'étant aventuré trop loin,il l'a malheureusement payé de sa vie!. Je pense que les talibans doivent déjà savoir a qui ils ont affaire et j'espère qu'il n'y aura plus de peur que de mal.

  • tcaut, le 03/01/2010 à 17h18

    Bonjour et bravo je vais tout a fait dans votre sens , j'utiliserai plutôt le terme BRAVO à eux qu'hommage , j'espère qu'ils sont vivant et pourront nous raconter leur histoire, en général ils évoluent avec des militaires.. cordialement et amities Thierry 54 ans

  • tcaut, le 03/01/2010 à 16h40

    Bonjour Si nous pouvons nous en France discuter sur pas mal de sujets c'est grâce aux journalistes qui travaillent parfois dur et risquent leur vie tous les jours dans des contrées dangereuses, c'est un choix qu'ils ont fait, on ne les a pas obligeait à partir, ils doivent certainement être bien rémunérer et c'est somme toute normal. En général ils sont toujours proches de militaires, que s'est il passait ? J'espère qu'ils pourront nous le raconter, au moins ils seront vivants. cordialement Thierry

  • ardewn, le 03/01/2010 à 16h28

    Bonjour a toutes et tous, en zone hostile il y a toujour des risques, je pense que les journaliste ne sont pas formés pour evolué dans ces zones,certaints ont couvert plusieurs conflits mais avec de la chance sont passez a coté de la faucheuse, mais hommage a eux qui prennent des risques pour les infos, j'espere de tous coeur qu'ils vont revenir........un ancien du drakkar...1982

  • lleglaude, le 03/01/2010 à 14h50

    Que faisait ces journalistes dans ce pays en guerre? Un reportage?leur travail d'informateur ? On voudrait en savoir davantage.

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