Des soldats français en Afghanistan. © LCILe mystère demeure sur le sort des deux journalistes français. Et les déclarations des talibans dimanche risquent de compliquer encore un peu plus la tâche. Ceux-ci ont nié toute implication dans le double enlèvement, survenu mercredi au nord-est de Kaboul, en Afghanistan. "Nous ne sommes pas impliqués", a déclaré un porte-parole, Zabihullah Mujahid, joint par téléphone par l'AFP et s'exprimant d'un lieu inconnu. "Nous avons demandé à nos combattants de nous informer s'ils avaient fait quelque chose mais nous n'avons aucune information venant de cette zone", a-t-il ajouté. Véronique Veber, consoeur des journalistes kidnappés et présente à Kaboul, avait elle affirmé à l'AFP que les ravisseurs étaient des "talibans".
Des preuves de vie des otages des talibans
Brice Hortefeux assure avoir reçu de son homologue afghan des "preuves tangibles" que les deux journalistes de France 3 capturés en Afghanistan fin décembre sont en bonne santé.
Publié le 06/05/2010
Journalistes otages : une revendication quasiment irréalisable ?
<b> Eclairage -</b> Les talibans exigent la libération de plusieurs prisonniers détenus par le régime afghan ou par les Etats-Unis pour épargner les deux reporters de France 3. Mais jamais Washington n'a cédé à un chantage similaire.
Publié le 13/04/2010
Sarkozy "ne ménage pas ses efforts" pour les otages des talibans
Depuis Washington, il s'est exprimé sur le sort des journalistes français retenus en Afghanistan. Il assure avoir approuvé la diffusion de la vidéo les montrant prisonniers des talibans, qui constitue selon lui au moins une "preuve de vie".
Publié le 14/04/2010
Les journalistes enlevés sont-ils vivants ? Kouchner optimiste
Interrogé sur RTL lundi matin, le ministre des Affaires étrangères a expliqué avoir "bon espoir" que les deux reporters de France 3 "soient vivants". En revanche, il a souligné qu'aucun contact n'avait été établi avec les ravisseurs.
Publié le 04/01/2010
Afghanistan : les 2 journalistes français "a priori vivants"
Selon les informations qu'ont le patron de France 3 et une source proche de la cellule de crise à Kaboul, les deux journalistes français enlevés seraient "en bonne santé et bien traités". Mais on ignore toujours où ils sont.
Publié le 01/01/2010
Deux journalistes de France Télévisions portés disparus en Afghanistan
Ils auraient été capturés mercredi par des talibans, avec leurs accompagneurs afghans, dans la province de la Kapisa, où est déployée l'armée française.
Publié le 31/12/2009
Afghanistan: 15.000 soldats s'attaquent aux talibans
L'Otan a lancé dans la nuit de vendredi à samedi l'opération Mushtarak -"Ensemble"-, l'offensive majeure annoncée contre un bastion des talibans dans le sud de l'Afghanistan.
Publié le 13/02/2010
"Jusqu'où le monde est-il prêt à financer la réconciliation avec les talibans ?"
<b> Interview -</b> La communauté internationale se réunit ce jeudi à Londres pour aborder l'avenir de l'Afghanistan, notamment la réintégration des talibans modérés. Omar Samad, l'ambassadeur afghan en France, répond aux questions de TF1 News.
Publié le 27/01/2010
Afghanistan : comment les soldats français s'appuient sur les locaux
Les notables locaux sont les véritables piliers d'une société afghane qui reste très tribale. L'armée française essaie de s'appuyer sur eux pour lutter contre les insurgés. Un contact pas toujours évident.
Publié le 03/01/2010
Les deux journalistes travaillent pour le magazine Pièces à conviction de la chaîne de télévision publique France 3. Partis mercredi matin de Kaboul, avec trois accompagnateurs afghans, ils auraient dû rentrer dans l'après-midi dans la capitale afghane, selon Véronique Veber. Mais les cinq hommes "ont été enlevés sur la route entre Surobi et Tagab", dans la province de Kapisa, a-t-elle indiqué à l'AFP. Selon elle, ils ont été enlevés par "des talibans qui leur ont tendu un guet-apens" dans le village d'Omarkheyl, à une dizaine de km au sud de Tagab où se trouve la base militaire française la plus proche.
Les zones tribales instables, le cauchemar de l'Otan
La région où s'est déroulé l'incident est instable et sous l'influence du Hezb-e-Islami, groupe armé rebelle du chef de guerre historique Gulbuddin Hekmatyar, recherché par les Américains mais toujours en fuite. Les hommes d'Hekmatyar nouent toutefois des alliances ponctuelles avec des talibans contre les forces américaines et de l'Otan.
La plupart des étrangers enlevés en Afghanistan et qui sont restés détenus par leurs ravisseurs dans le pays ont été libérés relativement rapidement, après quelques semaines. Mais la situation se complique lorsque les ravisseurs donnent ou revendent leur(s) otage(s) à des groupes rebelles qui les emmènent dans les zones tribales, instables, montagneuses et reculées, situées le long de la frontière afghano-pakistanaise, fiefs des talibans et de leurs alliés d'Al-Qaïda.
Ce fut le cas d'un journaliste américain du New York Times, David Rohde, kidnappé en novembre 2008 au sud de Kaboul avec un journaliste afghan et un chauffeur. Les deux journalistes avaient été emmenés chez des talibans dans le Waziristan du Nord, un fief tribal des rebelles au Pakistan, et n'en étaient sortis qu'en juin 2009, plus de six mois après leur enlèvement. En septembre dernier, un autre journaliste du New York Times, l'Irlandais Stephen Farrell, et son collègue afghan Sultan Munadi avaient été enlevés par des talibans dans la province de Kunduz. Stephen Farrell avait été libéré quelques jours plus tard lors d'un raid des forces spéciales de l'Otan qui suscité la polémique, car il a coûté la vie à Sultan Munadi et à un soldat britannique.
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