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| La dépouille de Kim Jong-Il a été placée dans un cercueil en verre, dans le mausolée Kumsusan. |
Ils étaient des centaines de milliers à s'être rassemblés dans les rues enneigées de Pyongyang pour rendre un dernier hommage à Kim Jong-Il, décédé le 17 décembre. Les obsèques de l'ancien dirigeant nord-coréen, qui doivent durer deux jours, ont commencé mercredi à 10h, heure locale. Une cérémonie retransmise dans tout le pays via les médias officiels. "C'est la plus grande perte pour notre pays et notre nation", a commenté un présentateur à la télévision, la voix tremblante.
Les premières images diffusées par la télévision d'Etat vers 14h, heure locale - en direct affirme cette dernière - ont montré un cortège de trois voitures, escorté par plusieurs dignitaires de l'armée, passant devant des dizaines de milliers de militaires et des Nord-Coréens en pleurs. Certains pleuraient bruyamment, d'autres serraient les poings en signe de tristesse, voire tombaient à genoux.
En tête, une limousine noire arborant un portrait géant de l'ancien homme fort du régime nord-coréen, suivie d'une longue voiture surmontée d'un grand bouquet de fleur blanc. Enfin, une limousine transportant un cercueil noir recouvert d'un drapeau rouge. A droite de ce dernier véhicule marchait Kim Jong-Un, le fils et successeur de Jim Jong-Il à la tête de l'Etat nord-coréen. Derrière lui, se tenait son oncle par alliance, Jang Song-Thaek. Vêtu d'un costume civil, il est pressenti pour assurer le rôle de "régent". Des hauts responsables du Parti des Travailleurs de Corée, le parti unique, étaient également à leurs côtés.
Aucune délégation étrangère...mais des journalistes chinois
La procession était accompagnée d'une musique funèbre, jouée par un orchestre miiltaire. Dans les minutes suivant le départ, un officier a opéré une rapide revue de la garde d'honneur. L'orchestre a ensuite entonné l'hymne national. Le cortège est parti du mausolée Kumsusan, où le corps de Kim Jong-Il était placé dans un cercueil de verre. Devant le bâtiment, de nombreux soldats, têtes nues et courbées en signe de respect, pleuraient. Après trois heures de défilé, le cortège est revenu vers le mausolée.
Aucune délégation étrangère - chefs d'Etat et journalistes - n'a fait le déplacement à Pyongyang. Seuls les médias chinois sont présents en Corée du Nord. La correspondante de LCI à Pékin signalait que si les funérailles de Kim Jong-Il occupaient une place limitée dans les journaux télévisés chinois, elles en faisaient l'ouverture. Preuve que les deux pays sont très liés, car il est très rare que les médias chinois accordent autant d'importance à une actualité étrangère, a-t-expliqué. L'ambassadeur de Chine en Corée du Nord aurait assisté à la cérémonie d'adieu, selon le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Mais il n'a pas été possible d'établir avec certitude la présence de l'ambassadeur, l'hommage national s'étalant sur deux jours.
La commune chinoise de Dandong, à la frontière avec la Corée du Nord, a d'ailleurs été l'une des seules hors du pays à rendre hommage à Kim Jong-Il. Des centaines de personnes ont déposé des fleurs au consulat nord-coréen. En Corée du Sud, ce sont des opposants réfugiés qui ont célébré à leur manière les obsèques de leur ancien dirigeant. Ils ont envoyé dans le ciel des ballons transportant plus de 200.000 tracts pour appeler la population à l'insurrection contre la dictature des Kim.









