Menacé de la peine de mort pour un tweet

le 13 février 2012 à 11h03 , mis à jour le 13 février 2012 à 16h18

La Malaisie a renvoyé chez lui dimanche un jeune journaliste saoudien menacé d'exécution, qui avait fui son pays après avoir reçu des menaces de mort pour des propos jugés blasphématoires sur Mahomet publiés sur Twitter.

Le compte Tweeter d'Hamza Kashgari, le journaliste saoudien, menacé de mort par l'Arabie-Saoudite pour un tweet jugé blasphématoire Le compte Tweeter d'Hamza Kashgari, le journaliste saoudien, menacé de mort par l'Arabie-Saoudite pour un tweet jugé blasphématoire © TF1 NEWS

Le journaliste saoudien, qui travaille pour un quotidien local de Jeddah (ouest de l'Arabie saoudite), avait fui son pays après avoir publié sur Twitter un message adressé au prophète Mahomet le jour anniversaire de sa naissance, qui tombait le 4 février cette année. "Au jour de ton anniversaire, je ne m'inclinerai pas devant toi (...) j'ai aimé certaines choses en toi mais j'en ai abhorré d'autres, et je n'ai pas compris beaucoup de choses à ton sujet", a affirmé ce jeune homme dans son tweet.

Dès sa descente d'avion à l'aéroport international de Kuala Lumpur jeudi, Hamza Kashgari avait été placé en détention. L'interpellation faisait suite à un mandat d'arrêt émis par Interpol à la demande des autorités saoudiennes. Il aurait été renvoyé chez lui dimanche, a indiqué un responsable du gouvernement malaisien, sous couvert de l'anonymat, qui précise qu'Hamza Kashgari aurait quitté le pays sous la garde de responsables saoudiens.

Le gouvernement de Malaisie n'avait toujours pas confirmé ce rapatriement dimanche en début d'après-midi mais un communiqué du ministère de l'Intérieur indiquait que Kashgari serait de toute façon renvoyé chez lui. "La Malaisie a depuis longtemps un accord selon lequel les individus réclamés par un pays sont extradés lorsque détenus par un autre, et (Kashgari) sera rapatrié selon cet accord", souligne le communiqué."La nature des accusations contre cet individu dans ce cas est une affaire qui regarde les autorités d'Arabie saoudite", ajoute le ministère.

Les propos du jeune homme ont provoqué une levée de boucliers sur la Toile, tandi que le comité saoudien des fatwas (édits religieux) a affirmé que le tweet constituait "une apostasie", un crime passible de la peine de mort dans le pays ultraconservateur. 

Après l'arrestation du journaliste, Amnesty International et Human Right Watch avaient appelé la Malaisie à ne pas le remettre à Ryad, "où il pourrait être exécuté" selon Amnesty. Les ONG ont indiqué que le journaliste était en transit à Kuala Lumpur et que sa destination finale était la Nouvelle-Zélande. La Malaisie et l'Arabie saoudite n'ont pas de traité d'extradition officiel mais les deux pays musulmans entretiennent des liens cordiaux. A ce jour, le compte Tweeter du journaliste est bloqué.

le 13 février 2012 à 11:03
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7 Commentaires

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  • musulmaneforeve, le 14/02/2012 à 04h40

    ça c'est vous qui le dites! vous n'êtes en rien objectif! Des musulmans se font également massacré au Nigéria. la France est loin d'être exemplaire! merci de me publier.

  • titou9510, le 13/02/2012 à 23h37

    C'est scandaleux. Et quand je pense qu'Interpol a une part de responsabilité là dedans, c'est tout simplement honteux.

  • lapierre86000, le 13/02/2012 à 19h48

    Et quand je pense que les bonnes ames critiquent les propos de Guéant .... il a raison, et ce fait divers en est la preuve, sans compter ce qui se passe au Nigéria, et dans tant d'autres pays : toutes les civilisations (ou cultures, ou religions comme on voudra) ne se valent pas !

  • alaingauthe, le 13/02/2012 à 17h45

    Cette fois ci Interpol a fait preuve d'éfficacité. Il est vrai que le déli est d'une telle gravité ..

  • baron_von_bubba, le 13/02/2012 à 16h39

    Dire qu'il existe des gens contre les pseudo sur internet ....

  • hifrane, le 13/02/2012 à 14h55

    Lamentable !

  • grognir, le 13/02/2012 à 14h28

    Parce qu'Interpol émet des mandats d'arrêt internationaux pour blasphème ? Ils n'ont rien de plus important à traiter ?

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