© AFPA l'approche du 22e anniversaire de la répression sanglante du Printemps de Pékin, des mères de victimes de la place Tiananmen ont révélé avoir été contactées par les autorités pour le versement d'éventuelles indemnités. Ce groupe de 127 femmes a signé une lettre dans laquelle elles écrivent que des responsables de la sécurité publique ont approché, à deux reprises depuis février, la famille d'une victime des événements du 4 juin 1989.
"Ils ont seulement soulevé la question de la somme à payer, soulignant qu'il s'agissait d'un cas individuel et non du groupe de familles dans son ensemble", selon la lettre que les "Mères de Tiananmen" ont rendu publique. Le document souligne qu'aucune excuse formelle n'est envisagée pour le massacre de la nuit du 3 au 4 juin 1989. L'armée avait alors ouvert le feu sur la population civile, faisant au moins plusieurs centaines, voire des milliers, de morts dans la capitale chinoise. Les autorités n'envisagent pas non plus de nommer les responsables qui ont donné l'ordre de tirer, conformément à une autre demande des "Mères de Tiananmen". Celles-ci "appellent depuis 16 ans le gouvernement au dialogue mais restent ignorées par ce dernier".
Timide ouverture
Cette timide ouverture du régime chinois survient alors que Pékin a engagé une vague de répression sans précédent en plus d'une décennie contre les opposants politiques. Tout d'abord après l'attribution du prix Nobel de la paix au dissident réformateur Liu Xiaobo en octobre. Puis après des appels à des "rassemblements du jasmin" dans les villes chinoises, en écho aux récents soulèvements dans le monde arabe.
Ces derniers jours, les autorités chinoises ont aussi déployé d'importantes forces de sécurité dans la région de Mongolie intérieure pour empêcher la poursuite des manifestations d'une ampleur sans précédent de la minorité ethnique mongole.
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