Les journalistes enlevés sont-ils vivants ? Kouchner optimiste

le 04 janvier 2010 à 11h05 , mis à jour le 28 juillet 2010 à 10h19

Dossier : Otages français

Interrogé sur RTL lundi matin, le ministre des Affaires étrangères a expliqué avoir "bon espoir" que les deux reporters de France 3 "soient vivants". En revanche, il a souligné qu'aucun contact n'avait été établi avec les ravisseurs.

Cinq jours après leur enlèvement quelque part dans la Kapisa, au nord-est de Kaboul, le mystère demeure sur le sort des deux journalistes de France 3. Dimanche, les talibans ont nié être impliqués dans leur disparation.

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Lundi matin, contrairement à ce qui avait été indiqué de source afghane en fin de semaine dernière, Bernard Kouchner a admis sur RTL qu'aucun contact n'avait été établi avec les ravisseurs.  "Nous essayons d'établir des contacts. Je n'ai pas dit du tout que nous en avions et, d'ailleurs, je vous dis très  clairement : nous n'en avons pas", a lancé le ministre des Affaires étrangères. "Mais cette négociation viendra un jour et ça peut être très long. Les gens qui les détiennent peuvent ne pas se manifester, c'est la coutume, pendant huit jours, quinze jours, pour laisser retomber la pression. Pour l'instant, nous n'avons aucune revendication", a-t-il ajouté.

"Pas de preuve de vie"
 

Conséquence logique : pour l'instant, aucune indication sur le sort des deux hommes n'est parvenue aux services français et le flou demeure sur leur état de santé.  "Nous avons bon espoir qu'ils soient vivants, oui, nous le pensons. Nous n'avons pas de preuves de vie mais tout le monde pense qu'ils sont vivants. Nous pensons connaître la zone où ils se trouvent", indique le chef de la diplomatie.
 

La question

La police afghane aux abords du ministère de la Justice, à Kaboul, le 11 février 2009

Faut-il encore envoyer des journalistes en Afghanistan ?

Oui
Non

 

De son côté, Paul Nahon, le responsable des magazines d'information de France Télévisions, est arrivé lundi matin à Kaboul pour rencontrer les autorités afghanes. Il sera informé à l'ambassade de France de l'évolution de la situation.

 




Ecoutez la déclaration de Bernard Kouchner ci-dessous :

le 04 janvier 2010 à 11:05
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