Gérard Longuet face aux cercueils de quatre soldats français tués en Afghanistan, lors d'une cérémonie à l'aéroport de Kaboul (21/01/2012) © A.F.P. / J. Saget
- Gérard Longuet en Afghanistan après la mort de quatre soldats français - 02 min 08 s
- Où en sont les pays engagés en Afghanistan ? - 01 min 47 s
Comment quitter "le bourbier afghan" ?
REVUE DE PRESSE - Pour la presse régionale, il est grand temps pour la France de retirer ses troupes déployées en Afghanistan. Certains éditorialistes notent que la "probable montée de l'émotion dans l'opinion publique" face aux pertes françaises pourrait accélérer la décision de Nicolas Sarkozy.
Publié le 21/01/2012
Afghanistan : la présence française remise en question ?
Après le décès vendredi de quatre hommes, tués par un soldat afghan, Nicolas Sarkozy exige que les conditions de sécurité des militaires français vis-à-vis de leurs homologues afghans soient rétablies. Sous peine d'un départ anticipé de l'armée française.
Publié le 20/01/2012
Quatre soldats français tués en Afghanistan, une quinzaine blessés
La mort vendredi de 4 membres de l'Otan porte à 82 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis 2001. Gérard Longuet affirme qu'ils n'étaient pas armés et ont donc été "proprement assassinés". Il se rend sur place tandis que Nicolas Sarkozy évoque un retrait accéléré de l'armée française.
Publié le 20/01/2012
Afghanistan : soldats ou talibans ? L'armée infiltrée
DECRYPTAGE - Le décès des quatre soldats français, tués vendredi par un homologue afghan, met en exergue l'infiltration des forces de sécurité par la rébellion. Si la France n'est victime de ce mode opératoire que pour la 2e fois, la coalition y fait face depuis plus de deux ans.
Publié le 20/01/2012
Afghanistan : deux légionnaires français tués
Les deux hommes ont été tués par un soldat de l'armée afghane, peut-être un taliban infiltré. Ces décès portent à 78 le nombre de soldats français qui ont péri dans le pays depuis 2001, dont 26 en 2011.
Publié le 29/12/2011
Afghanistan : le lourd tribut des soldats français
Depuis le début du déploiement français en Afghanistan 82 militaires français ont été tués, dont 26 dans la seule année 2011. Il reste encore 3.600 militaires français sur place.
Publié le 20/01/2012
Afghanistan : quatre soldats français tués
Quatre soldats français de la force internationale de l'Otan ont été tués, et huit autres ont été blessés, ce vendredi à l'aube dans l'est de l'Afghanistan. Un homme portant un uniforme militaire afghan aurait ouvert le feu sur les soldats.
Publié le 20/01/2012
Afghanistan : 4 soldats français tués
Quatre soldats français ont été tués et 16 blessés vendredi par un homme portant un uniforme de l'armée afghane dans la province de Kapisa.
Publié le 20/01/2012
Afghanistan : "l'armée afghane est infiltrée"
Après la mort des 4 soldats français ce vendredi matin à l'aube, Patricia Allemonière fait le point sur la sécurité des soldats français en Afghanistan. Une attaque qui prouve la détermination et l'adaptation des talibans pour vaincre les mesures de sécurité.
Publié le 20/01/2012
Afghanistan : Gérard Longuet à Kaboul pour "comprendre"
Au lendemain de la mort de quatre soldats français, tués par un "taliban infiltré", le ministre de la Défense s'est rendu à Kaboul, dimanche pour rendre hommage aux victimes. Mais également pour comprendre les circonstances de cette tuerie. Les soldats blessés sont arrivés à Orly dans l'après-midi.
Publié le 21/01/2012
Afghanistan : "les soldats français se sentent vulnérables, trahis"
En direct de Kaboul, Patricia Allémonière fait le point sur l'état d'esprit des soldats français présents sur le sol afghan.
Publié le 21/01/2012
Afghanistan : ce que révèle l'enquête confidentielle des Américains
Les Etats-Unis découvrent que la situation est plus compliquée et plus grave. Un rapport secret, révélé par Le New York Times, indique que les talibans infiltrés sont souvent des "soldats réguliers". Mais au-delà de l'infiltration, c'est toute la présence occidentale dans le pays qui est remise en cause.
Publié le 21/01/2012
Gérard Longuet, le ministre de la Défense, est depuis samedi matin en Afghanistan, au lendemain de l'attaque contre des soldats français en Kapisa, qui a fait 4 morts et 15 blessés, dont 8 graves. L'avion du ministre s'est posé à 9h30 à l'aéroport militaire de Kaboul. Il a pu alors monter à bord d'un appareil muni d'un équipement sanitaire, stationné sur le même tarmac, et chargé du rapatriement de 12 des blessés, dont 5 graves, vers la France. "Le pronostic vital est engagé pour un certain nombre d'entre eux. Un soldat est très gravement blessé. Son pronostic vital est engagé à court terme", a observé un médecin militaire français. Le dispositif Morphée, qui vise à transporter un grand nombre de blessés dans un état grave, a été enclenché. Le ministre de la Défense a également assisté, à l'aéroport, à une cérémonie en hommage aux quatre militaires tués.
Au même moment, un porte-parole des talibans revendiquait l'attaque, tout en promettant de nouvelles actions, et en assurant que les images de militaires américains urinant sur les corps d'insurgés afghans avaient conforté leur popularité. Une information confirmé par le ministre de la Défense dans l'après-midi. "Le général Nazar nous a expliqué" qui était l'homme qui avait tiré sur les militaires français. Il s'agit "manifestement [d'un] taliban infiltré depuis longtemps".
Gérard Longuet doit voir au cours de ce week-end le président afghan Hamid Karzaï ainsi que ses ministres de la Défense et de l'Intérieur, le général John Allen, commandant de l'Isaf, le bras armé de l'Otan en Afghanistan, et le général Olivier de Bavinchove, chef d'état-major de l'Isaf. En compagnie du chef d'état-major des armées françaises, l'amiral Edouard Guillaud, il a été chargé par Nicolas Sarkozy évaluer la dangerosité de la mission des soldats français en Afghanistan. A son retour, il lui fera un rapport, sur la base duquel le chef de l'Etat pourrait décider d'un retour prématuré des troupes en France, initialement prévu "au plus tard en 2014".
"Il ne fallait pas y aller"
Une hypothèse que les Etats-Unis, également engagés en Afghanistan, se refusent à envisager. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a déclaré vendredi n'avoir "aucune raison de penser" que la France allait accélérer le retrait de ses soldats d'Afghanistan, après la mort de quatre de ses militaires. Même si ce drame (une attaque menée par un soldat afghan, dont les soldats français sont chargés d'assurer la formation) est le deuxième incident du genre frappant la France en trois semaines. Six hommes ont perdu la vie dans ces circonstances, sur un total de 82 soldats morts au front, depuis le déploiement de la force internationale, fin 2001. Et ce bilan alourdi a relancé en France, à trois mois de la présidentielle, les critiques de l'opposition. Certaines voix ont demandé le désengagement immédiat de l'armée française.
"L'armée française est au côté de ses alliés, mais nous ne pouvons pas accepter qu'un seul de nos soldats soit tué ou blessé par nos alliés. C'est inacceptable, je ne l'accepterai pas", a prévenu vendredi Nicolas Sarkozy, lors d'une intervention télévisée. "Il y a la guerre, les objectifs que nous nous sommes fixés et il y a les conditions de sécurité qui, si elles ne sont pas établies clairement, nous empêchent de faire le travail", a aussi dit le chef de l'Etat. Pendant que dans l'opposition, le candidat socialiste à l'Elysée François Hollande a réaffirmé sa volonté d'un retrait "le plus rapidement possible, au plus tard à la fin de l'année 2012, en concertation avec nos alliés". "Il ne fallait pas y aller et il faut maintenant en partir le plus rapidement possible pour arrêter de multiplier les morts", a estimé Marine Le Pen, candidate du FN à l'Elysée.
La France compte actuellement 3600 soldats en Afghanistan (sur un total de quelque 130.000 hommes dans la coalition dont 90.000 Américains), et ses pertes n'ont cessé de croître ces dernières années. Avec 26 soldats tués en opération, 2011 a même été l'année la plus meurtrière pour les Français depuis le début du conflit. Mais les autres contingents de la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) essuient également de lourdes pertes, notamment les Américains qui ont encore perdu six soldats jeudi quand leur hélicoptère s'est écrasé dans un bastion taliban du sud afghan. Le retrait français a débuté en octobre 2011, avec le retour en France de 400 militaires, et devait se poursuivre avec le départ de 600 soldats supplémentaires en 2012, proportionnellement au retrait des troupes américaines annoncé en 2011. Nicolas Sarkozy évoquera la question avec Hamid Karzai, lors d'une visite que le président afghan doit effectuer le 27 janvier à Paris.
| La mort des quatre soldats français, "un assassinat" |
Les quatre Français tués sont le sergent-chef Svilen Simeonov, 34 ans, du 2e régiment étranger de Saint-Christol (Vaucluse), ainsi que trois militaires du 93e régiment d'artillerie de montagne de Varces (Isère), les adjudants-chefs Fabrice Willm, 43 ans, Denis Estin, 45 ans et le caporal-chef Geoffrey Baumela, 27 ans. Ils ont été été abattus en plein footing par un homme portant un uniforme de l'armée afghane dans la province de Kapisa, où sont déployées les forces françaises. Une tragédie qui s'apparente "à un assassinat", a dit Gérard Longuet, faisant remarquer que les soldats pris pour cibles n'étaient "pas armés". Le Premier ministre François Fillon a dénoncé lui aussi "un assassinat dans des conditions particulièrement odieuses dans le camp d'une armée amie". |
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