C'est l'attentat le plus meurtrier à Bombay depuis les sanglantes attaques d'un groupe islamiste en 2008. Trois explosions simultanées ont fait au moins 21 morts et 141 blessés mercredi dans la capitale financière de l'Inde. Les bombes ont explosé dans des quartiers fréquentés, dont deux situés dans le sud de Bombay déjà frappé en novembre 2008 par un commando de dix hommes lourdement armés qui avaient fait 166 morts au terme d'un siège de 60 heures.
"C'est une nouvelle attaque au coeur de l'Inde, une nouvelle attaque contre Bombay", a déclaré Prithviraj Chavan, le chef du gouvernement de l'Etat du Maharashtra, dont Bombay est la capitale, ajoutant: c'est un "défi à la souveraineté indienne". Le ministère de l'Intérieur a indiqué qu'au moins 21 personnes avaient été tuées et 141 autres blessées, dont de nombreuses grièvement.
Dans un communiqué, le Premier ministre Manmohan Singh a condamné les attentats, appelant la population de Bombay à "rester calme et à montrer un visage uni". Les attentats ont aussi été condamnés à l'étranger, le président américain Barack Obama les qualifiant de "révoltants", tandis que la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a annoncé qu'elle maintenait sa visite en Inde prévue la semaine prochaine. Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a évoqué des actes "barbares" et son homologue britannique William Hague a condamné des "actes de terrorisme déplorables". Dans la soirée, Nicolas Sarklozy a "condamné" mercredi "avec la plus grande fermeté la violence lâche et aveugle" des attentats de Bombay, en affirmant que "la France se tient résolument aux côtés de l'Inde dans la lutte contre le fléau du terrorisme".
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